Ndang Ngou Milama S1,2, Mougougou A1,2, Adande Menest EF1,2, Ndziemi MF1, Mbethe D1,2, Bissiriou I1, Nguyen Akendengue L1,2, Allogho Mbouye G1,2, Nzalimbaninenou PN2
1- Service d’Urologie du CHU de Libreville
2- Université des Sciences de la Santé de Libreville
Correspondance : Pr ag. Steevy NDANG NGOU MILAMA
BP 7106 Libreville/Gabon,
Tel : +24174923283
E-mail : [email protected]
RESUME
Introduction : le rein, organe pair et bilatéral à vascularisation terminale, peut être le siège de pathologies tumorales malignes ou bénignes qui peuvent amener à sa destruction, posant ainsi l’indication d’une néphrectomie. Le but de ce travail était de décrire les indications et d’évaluer les résultats des néphrectomies réalisées au CHU de Libreville.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude rétrospective, transversale et descriptive au service d’Urologie du CHU de Libreville sur une période 5 ans, de 2020 à 2024. Nous avions inclus tous les patients qui avaient bénéficié d’une néphrectomie dans le service d’urologie. Les variables étudiées étaient l’âge, le sexe, les indications, la voie d’abord et les complications post opératoires.
Résultats : 40 dossiers avaient été retenus. L’âge moyen était de 45,1 ans, avec 62,5% de femmes pour un sex ratio de 0,6. Le cancer du rein représentait 42,5% des cas (n=17). L’ensemble des pathologies bénignes à l’origine d’une néphrectomie représentaient 57,5% des cas. La voie d’abord était la laparoscopie dans 12,5 % (n=5) des cas et sous costale dans 37,5 % des cas (n=15). Le geste réalisé était une néphrectomie totale simple dans 55,0 % des cas. Les suites opératoires étaient compliquées dans 25% des cas (n=10) selon la classification de Clavien-Dindo dont 70% de ces complications étaient de grade I-II. Trois patients (7,5%), grade III de Clavien et Dindo, avaient été réopérés, et aucun décès n’avait été noté.
Conclusion : le cancer du rein constitue la première cause de néphrectomie même si l’ensemble des pathologies bénignes sont la première cause de néphrectomie devant la pathologie maligne. Ainsi une meilleure prise en charge de ces pathologies bénignes pourrait réduire l’incidence de cette chirurgie mutilante.
Mots clés : nephrectomie totale, indication, cancer du rein
SUMMARY
Introduction: the kidney, a paired bilateral organ with terminal vascularization, can be affected by malignant or benign tumors that can lead to its destruction, thus indicating a nephrectomy. The aim of this study was to describe the indications and evaluate the results of nephrectomies performed at the Libreville University Hospital.
Material and Methods: this was a retrospective, cross-sectional, descriptive study conducted in the Urology Department of the Libreville University Hospital over a five-year period, from 2020 to 2024. We included all patients who had undergone nephrectomy in the urology department. The variables studied were age, sex, indications, approach, and postoperative complications.
Results: 40 cases were selected. The average age was 45.1 years, with 62.5% women and a sex ratio of 0.6. Kidney cancer accounted for 42.5% of cases (n=17). Benign conditions requiring nephrectomy accounted for 57.5% of cases. The approach was laparoscopic in 12.5% (n=5) of cases and subcostal in 37.5% of cases (n=15). The procedure performed was simple total nephrectomy in 55.0% of cases. Postoperative complications occurred in 25% of cases (n=10) according to the Clavien-Dindo classification, with 70% of these complications being grade I-II. Three patients (7.5%), Clavien-Dindo grade III, underwent reoperation, and no deaths were reported.
Conclusion: kidney cancer is the leading cause of nephrectomy, even though benign conditions as a whole are the leading cause of nephrectomy, ahead of malignant conditions. Better management of these benign conditions could therefore reduce the incidence of this mutilating surgery.
Key words: total nephrectomy, indication, kidney cancer.