CANCERS DU PANCREAS : ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES, DIAGNOSTIQUES, THERAPEUTIQUES ET EVOLUTIFS A L’HOPITAL DE REFERENCE DE MARADI.

Adakal O1.2, Abdoulaye MB1.2, Issa A2, Kimso O2, Maikassoua M1.2, Noury MH2, Mounkaila Seybou I2, Alzouma A2, Boube I2, Maman Boukari H3, Aboubakar Oumarou K1, Magagi I4, Adamou H4, James Didier L2.5, Sani R5.

1- Université Dan Dicko Dankoulodo de Maradi
2- Hôpital de Référence de Maradi
3- Centre Hospitalier Régional de Maradi
4- Université André Salifou de Zinder
5- Université Abdou Moumouni de Niamey. Niger.

Correspondance : Dr Maman Bachir ABDOULAYE
BP 465 Maradi. Niger. Tel. 00227 908 734 343 / E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : le cancer du pancréas reste l’un des cancers les plus agressifs avec un pronostic sombre. Le but de l’étude était de rapporter les résultats de la prise en charge de ce cancer à l’Hôpital de Référence de Maradi.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude descriptive de type transversale à collecte rétro puis prospective des données sur 42 mois, incluant dans les patients ayant une symptomatologie clinique évocatrice avec une masse pancréatique à l’imagerie, ou une masse pancréatique mise en évidence en per opératoire.
Résultats : le cancer du pancréas représentait 12,57% des cancers digestifs. L’âge moyen des patients était de 56,57 ans [22-80 ans] avec un sex ratio de 2. La durée moyenne avant la consultation était de 6,09 mois et les motifs étaient les douleurs abdominales, l’altération de l’état général et l’ictère cholestatique avec respectivement 88,89%, 88,89% et 77,78%. Au moment du diagnostic, 55,55% des patients étaient au stade IV. La RCP avait débouché sur l’indication de la chirurgie palliative à type de dérivation bilio-digestive et les soins de support dans respectivement 44,45 et 37,78% des cas. La durée de survie moyenne était de 67,58 jours avec une mortalité de 68,88%.
Conclusion : les tumeurs malignes pancréatiques sont grevées d’un pronostic défavorable en raison du diagnostic tardif. L’amélioration de la prise en charge passera par un diagnostic précoce et surtout l’amélioration du plateau diagnostique et thérapeutique.
Mots clés : cancer, pancréas, diagnostic, traitement.

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LES DECES DANS LE SERVICE D’UROLOGIE ET ANDROLOGIE DE L’HOPITAL CENTRAL DE YAOUNDE.

Fouda JC1,2, Epoupa Ngalle FG2, Ntsama Ebode MJ1,2, Mekeme Mekeme JB1,2, Nzana V1,2, Eloundou JC5, Bang GA2, Moby H3, Angwafo III F2

1-Service d’Urologie et Andrologie, Hôpital Central de Yaoundé.
2-Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I
3-Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques de l’Université de Douala
4-Hôpital Militaire de Yaoundé.

Correspondance : Dr Jean Cédrick FOUDA
BP. 1333 Yaoundé Cameroun
Tel. +237675160954
E-mail: [email protected]

 

RESUME
Introduction : l’étude de la mortalité dans un service hospitalier permet un contrôle et une révision des mesures thérapeutiques. Elle a donc un impact sur la qualité et la sécurité des soins. Il nous a ainsi paru opportun de mener une étude sur les causes de décès dans le service d’Urologie et Andrologie de l’Hôpital Central de Yaoundé.
Matériel et Méthodes : nous avions réalisé une étude rétrospective transversale durant une période de 5 ans, allant du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2024. Ce travail avait porté sur tous les patients admis et décédés en cours d’hospitalisation.
Résultats : 39 dossiers avaient été colligés, ce qui correspond à un taux de mortalité globale de 4,97%. L’âge médian des patients était de 71 ans (intervalle interquartille 65 et 76 ans). Sur le plan des antécédents, les facteurs de comorbidité étaient l’hypertension artérielle (10,26%), le diabète de type II (7,69%) et les cancers urologiques (7,69%). Le motif d’admission des patients était l’altération de l’état général (56,41%) et l’hématurie (33,33%) et les diagnostics étaient les infections urologiques (12,82%), le cancer de la prostate résistant à la castration (35,9%) et l’hypertrophie bénigne de la prostate (33,33%). Les causes de décès retrouvées étaient l’anémie (38,46%), l’insuffisance rénale aiguë (23,08%) et le syndrome infectieux (23,08%). La durée médiane avant l’hospitalisation était de 11 jours (intervalle interquartille 7 et 56 jours).
La durée médiane d’hospitalisation était de 5 jours (intervalle interquartille 2 et 9,5 jours) et l’heure médiane de décès était 15h (intervalle interquartille 7h30 et 20h) avec 71,8% de cas pendant les heures de garde.
Conclusion : ces résultats mettent en évidence la vulnérabilité des patients âgés présentant des comorbidités urologiques et soulignent l’importance d’une prise en charge multidisciplinaire, d’un suivi rapproché et d’une optimisation de la surveillance, notamment durant les périodes de garde, afin de réduire la mortalité hospitalière dans cette population.
Mots clés : mortalité hospitalière, patient âgé, cancer de la prostate.

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URETEROSTOMIE CUTANEE DANS L’INSUFFISANCE RENALE OBSTRUCTIVE SUR CANCER PELVIEN : EXPERIENCE DU SERVICE DE CHIRURGIE UROLOGIQUE A MADAGASCAR.

Razafitahinjanahary CL1 , Beharivola N1 , Solofoarimanana E1, Rambel AH2 , Rakototiana AF3, Rantomalala HYH3 .

1-Service d’Urologie, Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona,
Antananarivo, Madagascar
2-Faculté de Médecine, Université de Diego Suarez, Madagascar
3-Faculté de Médecine, Université d’Antananarivo, Madagascar.

Correspondance : Dr Clarat Lucien RAZAFITAHINJANAHARY
CHU Joseph Ravoahangy Andrianavalona Antananarivo, Madagascar
Tel : +21 34 18 869 26
E-Mail : [email protected]

 

RESUME
Objectif : l’objectif était de décrire les indications, les techniques et les résultats des urétérostomies cutanées réalisées dans notre service.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude rétrospective descriptive portant sur des patients opérés entre janvier 2022 et décembre 2024. Les données cliniques, biologiques et opératoires avaient été analysées.
Résultats : 26 patients avaient été inclus dans l’étude. Les cancers du col utérin représentaient 21cas et ceux de la vessie 5 cas. La technique directe avait été utilisée chez 14 patients, et la technique indirecte chez 12. Une amélioration significative de la créatininémie avait été observée dans 22 cas. Les complications et l’inconfort post-opératoires étaient modérés.
Conclusion : L’urétérostomie cutanée constitue une solution efficace et adaptée à notre contexte. Une description rigoureuse des pratiques permettrait de valoriser les expériences locales.
Mots clés : dérivation urinaire, insuffisance rénale aiguë, néoplasmes pelviens, hydronéphrose, urétérostomie,

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RESULTATS PRELIMINAIRES DU TANNAGE AU MIEL DE L’OMPHALOCELE AU CHU DE BOUAKE.

Benie AC1, Lohourou GF1, Traore I1, Kpangni AJB1, Traore AMN1, Bony UC1, Nandiolo KR2.

Correspondance : Dr Adoubs Célestin BENIE
CHU de Bouaké, Université Alassane Ouattara, RCI.
Tel : +225 0747451287. E-mail: [email protected]

 

RESUME
Introduction : le traitement conservateur de l’omphalocèle en période néonatale est une option adaptée aux pays en développement. Le choix de l’antiseptique pour le tannage est déterminant pour le résultat thérapeutique. Il n’existe cependant pas de consensus. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats du tannage au miel de l’omphalocèle.
Patients et Méthodes : il s’agissait d’une étude prospective sur une période de 3 ans au service de chirurgie pédiatrique du centre hospitalier universitaire de Bouaké. Elle incluait tous les nouveau-né reçus pour une omphalocèle non rompue et dont les parent ont donné leur accord pour un tannage au miel. Les données sociodémographiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives ont été recueillies.
Résultats : il a été colligé 54 patients, soit 1,4% des admissions dans le service. L’âge moyen était de 1,9 ± 2,1 j avec un sex-ratio de 1,16. Il y avait 51(94%) de nouveau-né à terme et le poids moyen de naissance était de 2838,6 ± 282,8 g. L’omphalocèle était de type 1 dans 34 (63%) cas et les malformations associées étaient urogénitales dans 17 (31%) cas. Il a été réalisé en moyenne 18,3 ± 0,7 séances de tannage. L’épidermisation totale a été obtenu dans un délai moyen de 46,6j. Ce délai était lié à la taille de l’omphalocèle (p=0,00).
Aucune complication n’a été observée.
Conclusion : à travers les résultats de cette étude, le tannage au miel apparaît comme une bonne alternative thérapeutique dans le traitement conservateur de l’omphalocèle.
Mots clés : omphalocèle, traitement conservateur, miel.

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PROSTATECTOMIE RADICALE RETRO-PUBIENNE PAR VOIE COELIOSCOPIQUE VERSUS CIEL OUVERT POUR CANCER LOCALISE DE LA PROSTATE : TECHNIQUES ET RÉSULTATS DANS DEUX HÔPITAUX DU CAMEROUN.

Nwaha Makon AS1,2, Mekeme Mekeme JB1,3, Gayma Tchivatang G1, Fouda JC1,3, Epoupa Ngalle FG1, Mbouche LO1, Fouda PJ1, Angwafo III F1.

1-Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales, Université de Yaoundé 1 (Cameroun).
2-Hôpital Laquintinie de Douala (Cameroun).
3-Hôpital Central de Yaoundé (Cameroun).

Correspondance : Dr Axel Stéphane NWAHA MAKON.
ORCID: 0000-0002-1392-8938. . Tél. +237699236640.
E-mail: [email protected]

 

RESUME
Introduction : le cancer de la prostate constitue aujourd’hui un véritable problème de santé publique, aussi bien dans les pays développés que dans ceux en développement. L’introduction du dosage du PSA dans les pratiques de dépistage a conduit à une augmentation de l’incidence et à un diagnostic plus précoce. En Afrique subsaharienne, l’accès aux différentes options thérapeutiques reste cependant limité. Au Cameroun, la prostatectomie radicale rétro-pubienne par laparoscopie apparaît comme une alternative prometteuse, bien que son utilisation demeure freinée par le retard diagnostique. L’objectif de ce travail était de faire une analyse comparative des résultats à court et moyen termes des deux voies de cette technique, notamment la voie ouverte et la voie laparoscopique.
Matériel et Méthodes : nous avons mené une étude transversale analytique, rétrospective, portant sur 34 patients opérés entre 2010 et 2024 dans les services d’urologie de l’Hôpital Central de Yaoundé et de l’Hôpital Laquintinie de Douala. Les données péri-opératoires, les résultats carcinologiques ainsi que la qualité de vie fonctionnelle étaient évalués. L’incontinence urinaire et la fonction érectile mesurées respectivement à l’aide des questionnaires validés ICIQ (International Consultation Incontinence Questionnaire) et IIEF-5 (International Index of Erectile Function).
Résultats : 34 patients avaient été inclus : 18 opérés à Yaoundé et 16 à Douala. L’âge moyen était de 66,2 ± 6 ans. Le délai médian entre le diagnostic et la chirurgie était de 3 mois. La chirurgie ouverte représentait 58,8 % des cas (n = 20) et la laparoscopie 41,2 % (n = 14). Les transfusions sanguines étaient réalisées après chirurgie ouverte dans 75 % des cas et après laparoscopie dans 25 % (p = 0,001). La durée moyenne d’hospitalisation en cas de chirurgie ouverte était de 15,8 ± 3,7 jours, et en cas de laparoscopie de 8,3 ± 2,7 jours (p < 0,001). A moyen terme, la dysfonction érectile concernait 76,5 % des patients, sans différence significative entre les deux techniques (p = 0,331). L’incontinence urinaire, le plus souvent légère (75 %), persistait sous forme sévère chez 16,7 % des patients, sans différence statistiquement significative (p = 0,152). Enfin, un traitement complémentaire avait été nécessaire, par hormonothérapie et mise en place d’un sphincter urinaire artificiel dans 23,5 % des cas chacun.
Conclusion : dans notre contexte, la prostatectomie radicale rétro-pubienne assure un contrôle carcinologique satisfaisant. Les complications péri-opératoires sont plus fréquentes après chirurgie ouverte, tandis que la laparoscopie se distingue par une récupération fonctionnelle plus rapide et un séjour hospitalier plus court. Cependant, à moyen terme, les complications fonctionnelles telles que la dysfonction érectile et l’incontinence urinaire restent fréquentes, quelle que soit la voie d’abord.
Mots clés : cancer, prostate, prostatectomie, laparoscopie.

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ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES THÉRAPEUTIQUES ET ÉVOLUTIFS DES HYDROCÉPHALIES A LIBREVILLE DE 2019 A 2022.

Nkole Aboughe M 1,2, Chassem Lapue C1, Saphou Damon MA4, Comlan E3, Abegue M1, Ipouka Doussiemou S2, Mouele Nguele L5, Boumas N1,2, Ondo Ndong F2

1- Service de Chirurgie Pédiatrique CHU Mère-Enfant Fondation Jeanne Ebori, Gabon
2- Département de Chirurgie Université des Sciences de la Santé, Gabon
3- Service de Réanimation CHU Mère-Enfant Fondation Jeanne Ebori, Gabon
4- Service de Neurologie CHU de Libreville
5- Service de Neurochirurgie du CHU d’Owendo

Correspondance : Dr Mélina NKOLE ABOUGHE
BP 9885 Libreville. Gabon
Tel : 0024106030145
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : l’hydrocéphalie est due à un trouble de l’hydrodynamique du liquide cérébrospinal à l’origine d’une augmentation du volume imparti à ce liquide dans le cerveau et s’accompagnant d’une augmentation de la pression de celui-ci, pouvant survenir avant ou après la naissance. Il existe peu de données sur la question dans notre pays. L’objectif de cette étude était de déterminer le profil épidémiologique, thérapeutique et évolutif de cette pathologie chez les enfants de moins de 5 ans à Libreville.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude rétrospective et descriptive menée au CHU Mère- Enfant Fondation Jeanne Ebori, du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2021. Tous les dossiers des patients de mois de 5 ans ayant été pris en charge pour hydrocéphalie durant la période d’étude avaient été inclus.
Résultats : durant la période d’étude, nous avions colligé 58 cas d’hydrocéphalie. L’âge moyen des mères était de 24,7 ans ± 5,0. Le sex-ratio était de 1,1. L’âge moyen était de 7,3 ± 10,3 mois, avec une médiane de 3,0 mois [1,0-10,0]. Les motifs de consultation étaient l’hydrocéphalie dans 48,3% des cas (n=28) et la macrocéphalie dans 31,0% des cas (n=18). Le périmètre crânien moyen était de 48,4 ± 12,4 cm, avec une médiane de 46,8 cm [40,0-55,0]. La tomodensitométrie cérébrale était réalisée dans 65,5% des cas.
L’hydrocéphalie tétraventriculaire était représenté dans 44,8% des cas. La dérivation ventriculo-peritoneale était réalisée dans 82,8% des cas. La durée moyenne d’hospitalisation était de 11,2 ± 8,2 jours, avec une médiane de 7,5 jours [6,0-15,0]. L’évolution était simple dans 74,1% des cas. Quatre (4) décès avaient été enregistrés, soit 6,9% des cas.
Conclusion : l’hydrocéphalie a une fréquence hospitalière de 1,2% chez les enfants de moins de 5 ans à Libreville. La forme la plus fréquemment rencontrée est l’hydrocéphalie tétra-ventriculaire. Sa prise en charge est essentiellement la dérivation ventriculo-péritonéale. Son évolution dans notre contexte est satisfaisant.
Mots clés : épidémiologie, prise en charge, hydrocéphalie, enfant.

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ASPECTS ANATOMOCLINIQUES DES TUMEURS STROMALES GASTRIQUES AU CHU DE BOUAKE.

Traoré M, Ekra SA, Bamba I, Kouakou BA, Leh Bi KI, N’Dri AB, Akowendo DE, Sawadogo O, Tall SL, Anzoua KI, Kouakou KB, Lebeau R, Diané B.
Service de chirurgie générale et digestive du CHU de Bouaké – Côte D’Ivoire

Correspondance : Dr Mamadou TRAORE
BP : 01 BP 1174 Bouaké 01 RCI. Tél. (00225) 0707464050
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : les tumeurs stromales gastriques (TSG) ou gastric stromal tumors (GST) sont des tumeurs rares ayant une longue latence clinique. Le but de cette étude était de décrire les aspects cliniques et anatomopathologiques des tumeurs stromales de l’estomac.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude rétrospective portant sur les patients opérés d’une GIST gastrique entre janvier 2013 et décembre 2023 dans le service de chirurgie digestive du CHU de Bouaké. Les paramètres étudiés étaient cliniques, radiologiques endoscopiques, opératoires et anatomopathologiques.
Résultats : les GST représentaient 17 cas, soit 4,2% de l’ensemble des tumeurs gastriques. Le principal motif de consultation était une masse abdominale. La durée moyenne d’évolution était de 10,9 mois ± 2,1 mois. La FOGD, réalisée chez 7 patients, avait suspecté une GST dans un cas. La tomodensitométrie abdominale, effectuée chez 15 patients était en faveur d’une GST dans 8 cas. La tumeur siégeait aux dépens de l’antre dans 11 cas. Une extension aux organes de voisinage était notée dans 5 cas. Les tumeurs étaient classées stade III dans 9 cas. L’immunohistochimie avait confirmé le diagnostic de GST avec expression des anticorps C-KIT (CD117) dans 17 cas.
Conclusion : le diagnostic de GST est fait le plus souvent à un stade de volumineuse masse abdominale. L’immunohistochimie permettant la confirmation diagnostique n’est pas accessible à la plupart des patients.
Mots clés : estomac, immunohistochimie, tumeur stromale.

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TRAUMATISMES BALISTIQUES AU CHR DAPAONG (TOGO).

Dossouvi T1, Towoezim RH2, N’Timon B3, Amouzou EG4, Kanassoua K4, Kassegné I5, Dosseh ED6

1- Service de Chirurgie Générale et Digestive, Centre Hospitalier Régional de Dapaong/Togo
2- Service de Traumato-Orthopédie, Centre Hospitalier Universitaire Kara /Togo
3- Service de Radiologie, Centre Hospitalier Universitaire de Kara/Togo
4- Service de Chirurgie Générale et Digestive, Centre Hospitalier Universitaire de Kara/Togo
5- Ser vice de Chirurgie Générale et Digestive, Centre Hospitalier Régional de Kara/Togo
6- Service de Chirurgie Générale et Digestive, Centre hospitalier Sylvanus Olympio de Lomé/
Togo.

Correspondance : Dr Tamegnon DOSSOUVI
BP : 57 Dapaong-Togo
Tel : 0022893131319
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : les attaques des groupes armés dans le sahel datent de plusieurs années. Cependant, à partir de 2021, ces attaques ont débordé sur le nord du Togo avec des pertes en vies humaines et des conséquences socio-économiques importantes.
L’objectif de ce travail était de décrire la prise en charge des blessés au CHR Dapaong et l’impact de ces attaques sur la population et la région des savanes.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude transversale et descriptive à collecte rétrospective menée du 1er janvier 2023 au 31 décembre 2024, soit 24 mois. Avaient été inclus, tous les blessés pris en charge au CHR Dapaong. Les paramètres étudiés étaient la fréquence, l’âge, le sexe, le type de lésion, le siège de la lésion, le traitement reçu et l’évolution.
Résultats : nous avions pris en charge 72 blessés au cours de la période d’étude.Il s’agissait de 58 blessés de sexe masculin et 16 de sexe féminin, soit un sex ratio de 5. L’âge moyen était de 18 ans avec des extrêmes de 5 et 50 ans. Les cultivateurs (n=24) suivis des militaires (n=21), les élèves (n=14) et les ménagères (n=13) représentaient les différentes professions rencontrées. Toutes les victimes provenaient des localités situées à la frontière Togo-Burkina Faso. Les circonstances de survenue étaient les agressions par armes à feu dans 62 cas et par des engins explosifs dans 10 cas. Les lésions étaient des plaies des parties molles (69,5%) suivies des fractures de membres (15,3%). Les plaies des membres avaient bénéficié d’un parage et d’une cicatrisation dirigée ; les fractures des membres d’une ostéosynthèse par fixateur externe dans 9 cas. Une régularisation du moignon avait été réalisée dans 4 cas d’amputation traumatiques avec un appareillage secondairement. Une laparotomie exploratrice avait été réalisée dans 4 cas, permettant de faire une splénectomie d’hémostase dans 1 cas et une colostomie gauche dans 2 cas. Les plaies du thorax avaient nécessité des soins locaux avec une cicatrisation dirigée dans 1 cas et un drainage thoracique dans 1 cas. Nous avions noté 1 décès.
Conclusion : les traumatismes balistiques au Nord du Togo sont responsables d’une morbi-mortalité élevée et des conséquences socio-économiques importantes dans la région des savanes. Le renforcement de la sécurité dans cette région et celui de l’aide humanitaire s’imposent.
Mots clés : traumatisme, arme, blessé, morbidité.

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ANESTHESIE REANIMATION DES PATIENTS PORTEURS DE LESIONS VASCULAIRES AU BLOC POLYVALENT DU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE LIBREVILLE DE 2023 A 2025.

Manga Moundouo F1, Essola L1, Ifoudji Makao A1, Ngomas JF1, Bitégué Methe L2, Sima Zué A1.

1- Département d’Anesthésie-Réanimation et Urgences. Centre Hospitalier Universitaire de Libreville.
2- Département d’Anesthésie-Réanimation et Urgences. Institut des Maladies Infectieuses Pr Daniel GAHOUMA Libreville.

Correspondance : Dr Fernande MANGA MOUNDOUO
BP : 3606 Libreville. Gabon.
Tél : +241 77 477 670
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : les lésions vasculaires représentent des urgences hémorragiques pouvant engager le pronostic vital et/ou fonctionnel du patient. D’origine le plus souvent traumatique, elles nécessitent une prise en charge rapide et pluridisciplinaire.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude transversale, descriptive à recueil rétrospectif des données, menée de janvier 2023 à juillet 2025. Tous les patients opérés pour urgence vasculaire traumatique ou non durant la période et pris en charge dans le service d’Anesthésie du Département d’Anesthésie-Réanimation du CHUL constituaient la population d’étude. Les paramètres étudiés étaient épidémiologiques, cliniques, anesthésiques et évolutifs.
Résultats : durant la période d’étude, l’anesthésie pour lésions vasculaires avait été pratiquée chez 2,2% des patients admis au bloc opératoire pour chirurgie vasculaire et thoracique. L’âge moyen des patients était de 33,2 ± 12,4 ans. Le sex ratio était de 2,4. Les membres supérieurs étaient concernés dans 68,9% des cas. Il s’agissait des complications de FAV dans 50,8% des cas et des traumatismes dans 49,2%. Les patients ASA 1 représentaient 42,6%. L’Anesthésie générale (AG) était la technique d’anesthésie chez 72,2% des patients, le bloc axillaire chez 14,7% des patients. La Kétamine était l’hypnotique de choix chez 47,5% des patients. La transfusion sanguine avait été réalisé chez 33 patients (54%). Les incidents et accidents per opératoires étaient cardiovasculaires chez 39% des patients. La mortalité était de 8,2%.
Conclusion : l’anesthésie-réanimation pour urgences vasculaires est un défi pour les praticiens, et une course contre la montre, car un retard de prise en charge peut être fatal pour le patient.
Mots clés : urgence, vaisseau, traumatisme, fistule artério veineuse, hémorragie.

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RESULTATS FONCTIONNELS DE LA CHIRURGIE DE LA CATARACTE PAR PHACOEMULSIFICATION LORS D’UNE CAMPAGNE OPHTALMOLOGIQUE AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE L’AMITIE TCHAD-CHINE (CHU-ATC) DE N’DJAMENA.

Ganone T1; Djimta M2; Harba TT3; Mwanbamyo1 LR4; Zenaba M2; Achta AA1 ; Rimtebaye K6.

1- Service d’Ophtalmologie du CHU-ATC de N’Djaména ;
2- Service d’Ophtalmologie du CHU de la Mère et de l’Enfant de N’Djaména;
3- Service d’Ophtalmologie du CHU d’Abéché ;
4- Service d’Ophtalmologie du CHUR de N’Djaména;
5- Service d’Ophtalmologie du CHU de la Mère et Enfant de N’Djaména;
6- Service d’Uro-andrologie du CHU-RN de N’Djaména.

Correspondance : Docteur Tedang GANONE
Service ophtalmologie du CHU-ATC N’djamena, Tchad.
Tel. 00235 66 29 87 96. E-mail : [email protected]

 

RESUME
Objectif : le but de ce travail était d’évaluer les résultats fonctionnels de la chirurgie de la cataracte organisée par une campagne sino-tchadienne.
Patients et Méthodes : il s’agissait d’une étude transversale à collecte prospective réalisée au service d’Ophtalmologie du CHU-ATC du 03 mai au 31 juillet 2023. Etaient inclus les patients opérés de cataracte pendant la période de la campagne et consentant à l’étude. N’étaient pas inclus, les patients opérés de cataracte en dehors de la campagne, non consentants et ceux présentant une sérologie positive au VIH.
Résultats : 240 patients avaient été retenus. L’âge moyen des patients était de 72,4±7,1 avec des extrêmes de 40 et 85 ans. La tranche d’âge la plus représentée était celle de 61-70 ans. Le sex-ratio était de 1,37. Les patients provenaient de N’Djaména dans 63% des cas et étaient des personnes vulnérables (ménagères et cultivateurs) dans 53,75% des cas. Le mot de consultation étaient la baisse de l’acuité visuelle dans 61,67% des cas. L’acuité visuelle pré-opératoire <1/10 représentait 85,42%. La rupture capsulaire était la complication per-opératoire majeure rencontrée dans l’étude (1,25%). L’oedème de cornée était la complication postopératoire précoce rencontrée dans 5,42% des cas et la cataracte secondaire la complication tardive dans 4,17%. L’acuité visuelle post-opératoire sans correction à J30 était bonne dans 91,45%, moyenne dans 5,13% et mauvaise dans 3,42% des cas. L’acuité visuelle post-opératoire avec correction à J30 était bonne dans 96,58%, moyenne dans 2,56% et mauvaise dans 0,85% des cas.
Conclusion : la chirurgie de la cataracte par phacoémulsification avec pose d’implant pendant la campagne ophtalmologique donne des résultats satisfaisants, conformement aux normes de l’OMS.
Mots clés : campagne ophtalmologique, cataracte, phacoémulsification, résultat fonctionnel.

 

 

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