James Didier L1, Hama Y1, Adamou H2, Adakal O3 , Gagara M4, Ide K1, Adama S1, Abdoulaye MB2, Maarouf M5, Chaibou MS4, Dady H4 , Sidibé T6, Sani R1.
1 – Département de chirurgie et spécialités chirurgicales, Hôpital National de Niamey.
2 – Faculté des Sciences de la Santé de l’Université de Zinder, Hôpital National de Zinder.
3 – Faculté des Sciences de la Santé de l’Université de Maradi, Hôpital National de Maradi.
4 – Département d’anesthésie, de réanimation et des urgences, Hôpital National de Niamey.
5 – Maternité Issaka Gazobi, services des urgences. Niamey.
6 – Département de radiologie Hôpital National de Niamey.
Correspondance : Dr JAMES DIDIER Lassey
BP 10896 Niamey. Niger
Tél. 00237 96 10 15 12 / 92 17 91 27
E. mail : [email protected]
RESUME
Introduction : La péritonite aiguë est une pathologie très fréquente et grave dans notre contexte. Les auteurs ont voulu rapporter les aspects diagnostiques, thérapeutiques et pronostiques des péritonites aiguës généralisées.
Patients et Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective observationnelle allant du 1er janvier 2017 au 31 Décembre 2017 dans les services des urgences chirurgicales et le service de réanimation à l’hôpital national de Niamey. Étaient inclus dans l’étude les dossiers exploitables des patients pris en charge pour une péritonite aiguë généralisée non traumatique.
Résultats : Au cours de la période d’étude, 416 dossiers ont été colligés soit 13,1%, mais 345 dossiers étaient retenus pour l’analyse. Il s’agissait de 255 hommes (73,9%) soit un sex-ratio de 2,83. L’âge moyen des patients était de 23,12 ans (extrêmes : 2 à 85 ans). Au plan diagnostique, le cri de l’ombilic, la défense abdominale et la disparition de la matité pré-hépatique étaient retrouvés respectivement dans 100% (n =345), 87,2% (n=301) et 64,1% (n=221). Les péritonites étaient secondaires dans 93,9% (n=324) et primitives dans 6,1% (n=21). Le mécanisme étiologique le plus fréquent était la perforation iléale non traumatique dans 59,1% (n=204) suivie des péritonites appendiculaires et par perforations gastroduodénales dans respectivement 17,7% (n=61) et 13,3% (n=47).L’iléostomie était le principal geste effectué avec 45,9% (n=158) suivi de la suture simple des perforations et de l’appendicectomie dans 25,5% (n=88) et 16,2% (n=56).
Les suites opératoires étaient simples dans 67,2% (n=232). Les complications septiques prédominaient avec 24,4% des patients (n=84). La mortalité opératoire était de 8,4%.
Conclusion : La péritonite aiguë généralisée occupe une place importante en pathologie abdominale d’urgence. Elles intéressent plus l’enfant et l’adulte jeune. Les étiologies sont multiples, dominées par les perforations iléales « supposées typhiques » dans notre contexte. La mortalité reste toujours élevée.
L’amélioration du pronostic passe par le renforcement du plateau technique et l’éducation de la population sur les maladies liées au péril fécal.
Mots clés : péritonite, perforation iléale, résection, suture, Niamey.