PRISE EN CHARGE DES URGENCES PENIENNES EN MILIEU UROLOGIQUE DE 2005 A 2020.

Ondongo Atipo AM, Ondziel Opara AS, Dimi Nianga IY, Banga Mouss RB, Service M, Odzébé AWS, Bouya PA.

Service d’Urologie-andrologie. CHU de Brazzaville

Correspondance : Pr ODZEBE Anani Wencesl Sévérin
BP : 32 – Brazzaville, (République du Congo). Tel : +242055268945
E.mail : [email protected]

 

RESUME

Introduction : Les urgences péniennes sont rares. Leur fréquence est probablement sousestimée. Nous avons réalisé ce travail dans le but d’étudier le profil épidémiologique, diagnostique, thérapeutique et évolutif des urgences péniennes en milieu urologique.
Matériel et Méthodes : Il s’agissait d’une étude descriptive, rétrospective de janvier 2005 à décembre 2020, concernant les patients hospitalisés pour une urgence pénienne.
Résultats : Nous avions enregistré 138 dossiers, soit une fréquence de 1,7%. L’âge moyen des patients était de 28,45±13 ans. Le délai moyen de prise en charge était de 13,54 ± 8 heures. Les urgences comprenaient le priapisme (77,5%) et les traumatismes péniens (19,5%). Le motif de consultation était une érection douloureuse prolongée dans 77,5% cas. Sur le plan thérapeutique les gestes étaient : devant le priapisme l’administration d’étiléphrine per os (56%) et la fistule caverno-spongieuse avec injection intra-caverneuse d’étiléphrine (65% ) ; devant la fracture de la verge, l’évacuation de l’hématome avec suture de l’albuginée (94,7%) ; devant l’accident de la circoncision, les soins locaux avec méatoplastie (75%); devant l’amputation de la verge, une plastie pénienne avec méatoplastie (66,7%); devant la gangrène pénienne, la nécrosectomie avec antibiothérapie et soins locaux (75%). L’évolution était marquée par la survenue d’une dysfonction érectile dans 3,6% cas et d’une sténose du méat urétral dans 0,7% cas.
Conclusion : Les urgences péniennes sont rares. Elles sont dominées par le priapisme. Leur prise en charge de nos jours est bien codifiée.

Mots clés : urgence pénienne, priapisme, traumatisme, Brazzaville.

 

SUMMARY

Introduction: Penile emergencies are rare. Their frequency is probably underestimated. We carried out this work in order to study the epidemiological, diagnostic, therapeutic and evolutionary profile of penile emergencies in urological settings.
Material and Methods: This was a descriptive, retrospective study, from January 2005 to December 2020, concerning patients hospitalized for a penile emergency.
Results: We recorded 138 cases with a frequency of 1.7%. The mean age of the patients was 28.5 ± 13 years. The mean time to recovery was 13.5 ± 8 hours. Emergencies were dominated by priapism (77.5%) and penile trauma (19.5%). The most common reason for consultation was a prolonged painful erection (77.5% of cases. Therapeutically the main actions were: before priapism, administration of per os etilephrine (56%) and caverno-spongy fistula with intracavernosa injection of etilephrine (65%); before the fracture of the penis, evacuation of the hematoma with suture of the albuginea (94.7%); before the circumcision accident, local care with meatoplasty (75%); before amputation of the penis, penile plastic surgery with meatoplasty (66.7%); before penile gangrene, necrosectomy with antibiotic therapy and local care (75%). erectile dysfunction in 3.6% of cases and stenosis of the urethral meatus in 0.7% of cases.
Conclusion: Penile emergencies are rare. They are dominated by priapism. Their care is nowadays well codified.

Key words: penile emergency, priapism, trauma, Brazzaville.