LES TUMEURS MALIGNES NASO-SINUSIENNES ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES, DIAGNOSTIQUES, THERAPEUTIQUES ET EVOLUTIFS, A L’HOPITAL D’INSTRUCTION DES ARMEES OMAR BONGO ONDIMBA.

Lekassa P1, Nziengui Tirogo C2, Nzamba Bisselou PL2, Manfoumbi Ngoma AB1, Miloundja J1, Belembaogo E2, Nzouba L1.

1- Service d’ORL et Chirurgie cervico-faciale, de l’Hôpital d’Instruction des Armées
Omar Bongo Ondimba (HIAOBO). Libreville
2- Institut de Cancérologie d’Akanda (Gabon).

Correspondance : Dr LEKASSA Pierrette,
BP : 7971 Libreville (Gabon) Tel : +24166010066
E-mail : lekassapierretteahoo.fr

 

RESUME
Introduction : les tumeurs malignes naso sinusiennes sont rares. Elles posent des difficultés diagnostiques et thérapeutiques. Le but de ce travail était d’en décrire les aspects  pidémiologiques, diagnostiques, thérapeutiques et évolutifs.
Matériel et Méthodes : il s’agit d’une étude rétrospective descriptive réalisée au service d’ORL et CCF de l’Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba (HIAOBO) du 01 janvier 2017 au 31 décembre 2021.
Résultats : 8 dossiers ont été retenus. L’âge moyen était de 50,4 ans et un sex ratio de 1. Le délai moyen du diagnostic était de 9 ans. L’obstruction nasale était retrouvée chez tous les patients et l’épistaxis chez 4 d’entre eux. Une masse endo nasale était notée chez 7 patients et une atteinte ganglionnaire dans les zones IA et chez 5 patients. Le scanner du massif facial en coupes axiales et coronales décrivait un comblement naso-sinusien chez tous les patients. Une preuve histologique a été obtenue chez tous les patients, les plus fréquents étant le carcinome glandulaire et épidermoïde dans 2 cas chacun. La chirurgie associée à la radiothérapie étaient réalisés dans 4 cas et chez les 4 autres le traitement était conservateur. Après 2 ans, 2 patients sur les 8 étaient en vie.
Conclusion : les tumeurs naso sinusiennes sont rares. Leurs manifestations cliniques sont dominées par le syndrome rhino-sinusien. Leur diagnostic repose sur l’histologie. La chirurgie et la radiothérapie restent les modalités essentielles du traitement.
Mots clés : tumeur naso-sinusienne, épidémiologie, diagnostic, traitement, évolution.

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RESULTATS DE LA BIOPSIE TESTICULAIRE CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS DE CRYPTOZOOSPERMIE DANS DEUX CENTRES SPECIALISES DU CAMEROUN.

Mbouche LO1,2, Epoupa Ngalle FG2, Obam M2, Fotso Gwabap JP3, Sandjon G3, Fouda PJ2, Sando Z2,4, Angwafo III Fru F2

1- Unité d’urologie et Andrologie, Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de
Yaoundé, Cameroun
2- Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I
3- Clinique de l’Aéroport, Douala, Cameroun
4- Service d’Anatomopathologie, Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de
Yaoundé, Cameroun.

Correspondance : Dr Landry Oriole MBOUCHE
Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé. Cameroun
Tel. 00237 699881526
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : le but de cette étude était d’analyser les caractéristiques cliniques, spermatiques et hormonales des patients atteints de cryptozoospermie, et d’évaluer les performances diagnostiques de ces paramètres dans la prédiction du succès de la biopsie testiculaire par micro-TESE (Testicular Sperm Extraction) dans un contexte africain.
Matériel et Méthodes : nous avions mené une étude analytique transversale rétrospective, dans deux centres spécialisés au Cameroun entre janvier 2014 et décembre 2024 (l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé et la Clinique de l’aéroport de Douala), pendant une période de 4 mois (mars – mai), incluant 25 patients présentant une cryptozoospermie confirmée. Les données sociodémographiques, cliniques, hormonales (FSH, LH, testostérone, prolactine), spermatiques (mobilité, vitalité, morphologie) et histopathologiques ont été collectées. Une analyse comparative selon la présence de spermatozoïdes à la biopsie et selon le degré d’atrophie testiculaire a été effectuée à l’aide du logiciel SPSS. Les courbes ROC ont permis d’évaluer les seuils prédictifs des paramètres analysés.
Résultats : l’âge moyen des patients était de 43,7 ± 6,2 ans. La micro-TESE a permis de récupérer des spermatozoïdes dans 84 % des cas, avec une moyenne de 3,4 paillettes cryoconservées. La FSH élevée (>12 UI/L), la mobilité spermatique <35 % et la testostérone <3 ng/mL étaient significativement associées à une biopsie négative (p < 0,01). L’atrophie testiculaire sévère était également corrélée à des altérations majeures des paramètres spermatiques. La FSH s’est révélée le meilleur marqueur prédictif d’échec (AUC = 0,94 pour la biopsie négative ; AUC = 0,93 pour l’atrophie sévère). Les complications post-biopsie, exclusivement douloureuses, concernaient 24 % des patients.
Conclusion : la biopsie testiculaire par micro-TESE est majoritairement réalisée chez les patients de la quatrième décade. Les spermatozoides sont prélevés dans la majorité des cas de cryptozoospermie. Dans certains cas, La FSH, la mobilité spermatique et la testostérone sont significativement associées à une biopsie négative.
Mots clés : cryptozoospermie, infertilité masculine, micro-TESE, biopsie testiculaire.

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PRISE EN CHARGE DES MALFORMATIONS DES ORGANES GENITAUX EXTERNES MASCULINS A L’HOPITAL CENTRAL DE YAOUNDE : PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE, CLINIQUE ET THHERAPEUTIQUE.

Fouda JC1, Mekeme JB1, Nyanit BD2, Gouag3, Ngapagna Y1, Mbede M4, Abo’o T4, Mbassi AA5, Ndongo R6, Nke Ateba7, Ongolo ZP4, Owono EP3.

1- Service d’Urologie de l’Hôpital Central de Yaoundé et Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I
2- Services de Chirurgie Pédiatrique de l’Hôpital Central de Yaoundé et Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I
3- Service d’Anesthésie et Réanimation de l’Hôpital Central de Yaoundé et Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I
4- Service d’Imagerie Médicale de l’Hôpital Central de Yaoundé et Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I
5- Service d’Urologie de l’Hôpital Central de Yaoundé et Institut Supérieur des Technologies Médicales
6- Services de Chirurgie Pédiatrique de l’Hôpital Central de Yaoundé
7- Services du Laboratoire de l’Hôpital Central de Yaoundé, Cameroun.

Correspondance : Dr Jean Cédrick FOUDA
BP 1333 Yaoundé, Cameroun.
Tel. +237675160954,
E-mail : [email protected],

 

RESUME
Introduction : : les malformations congénitales des organes génitaux externes (MCOGE) constituent un problème de santé publique en raison de leur fréquence et de leurs conséquences fonctionnelles et psychosociales. Cependant, les données concernant ces anomalies restent limitées au Cameroun. Cette étude avait pour objectif de décrire le profil épidémiologique, clinique et thérapeutique des malformations congénitales des organes génitaux externes observées lors d’une campagne de consultation et de prise en charge chirurgicale.
Patients et Méthodes : il s’agissait d’une étude descriptive transversale à collecte prospective des données, réalisée sur deux semaines en août 2025 à l’Hôpital Central de Yaoundé. La première semaine était consacrée aux consultations et la seconde aux interventions chirurgicales. Les patients présentant une malformation congénitale cliniquement visible des organes génitaux externes étaient inclus. Les données sociodémographiques, cliniques, paracliniques et thérapeutiques ont été analysées.
Résultats : au total, 175 patients présentant une malformation congénitale des organes génitaux externes ont été inclus. L’âge médian était de 5 ans. La tranche d’âge la plus représentée était celle de 3 à 5 ans (29,1 %). La majorité des patients provenait des régions de l’Ouest (42,9 %) et du Centre (40,6 %). Les pathologies les plus fréquentes étaient la cryptorchidie (45,1 %), les anomalies de persistance du canal péritonéo-vaginal (32 %) et l’hypospadias (14,9 %). Douze patients (6,9 %) présentaient une suspicion de trouble du développement sexuel et deux patients (1,1 %) un micropénis. Au total, 64 patients (36,6 %) ont bénéficié d’une prise en charge chirurgicale.
Conclusion : les malformations congénitales des organes génitaux externes sont fréquentes dans notre contexte et souvent diagnostiquées tardivement. Le renforcement de la sensibilisation des populations et des professionnels de santé, ainsi que l’intégration du dépistage précoce dans les politiques de santé publique, pourraient améliorer leur prise en charge.
Mots-clés : malformation urogénitale, cryptorchidie, hypospadias, hernie, hydrocèle, campagne chirurgicale.

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SURGICAL SITE INFECTIONS AT THE AMIROU BOUBACAR DIALLO NATIONAL HOSPITAL IN NIAMEY: MICROBIAL ECOLOGY AND ANTIBIOTIC RESISTANCE.

Hama Y1,2, Abdourahamane Y3, Kadi I4, Abdoulwahab YM2, Nouroudine AH3.

1- Service de Chirurgie Générale et Viscérale, Hôpital National Amirou Boubacar Diallo, Niamey, Niger
2- Département de Chirurgie et Spécialités Chirurgicales, Faculté des Sciences de la Santé, Université Abdou Moumouni, Niamey, Niger
3- Laboratoire de Bactériologie et Virologie, Hôpital National Amirou Boubacar Diallo Niamey, Niger
4- Département de Chirurgie et Spécialités chirurgicales, Hôpital National de Niamey, Niger

Correspondance: Dr Younsa HAMA
Hôpital National Amirou Boubacar Diallo,
Niamey, Niger. Tel. 0022790792558.
E-mail : [email protected]

 

SUMMARY
Introduction: the aim of this study was to describe the microbial ecology and antibiotic resistance of surgical site infections (SSIs) at the Amirou Boubacar Diallo National Hospital in Niamey.
Patients and Methods: this was a prospective, descriptive, and analytical study conducted over six months at the Amirou Boubacar Diallo National Hospital in Niamey, a tertiary care hospital in Niger. The study focused on SSIs and their antibiotic resistance profiles.
Results: out of 941 surgical procedures, 34 cases of SSIs were recorded, representing a frequency of 3.61%. Males accounted for 58.82% of cases. The average age was 22.5 years ±19.80, ranging from 4 days to 72 years. The most represented age group was 5 to 15 years old (32.35%). SSIs occurred in 65% of cases following emergency surgeries and in 67.65% of cases following Altemeier class IV surgeries. The isolated organisms were predominantly Gram-positive bacilli in 58% of cases. Gram-negative bacilli producing extended-spectrum beta-lactamases (ESBL) were found in 57.69% of cases. Escherichia coli and Staphylococcus aureus were the most frequently identified pathogens, each accounting for 15.56% of cases. Among Staphylococcus aureus strains, 29% were methicillin-resistant (MRSA). The isolated organisms exhibited resistance to commonly used antibiotics.
Conclusion: SSIs are frequent and severe at the Amirou Boubacar Diallo National Hospital in Niamey due to the multidrug resistance of the isolated pathogens.
Key words: surgical site infection, antibiotic resistance, emergency surgery, postoperative complications.

 

PROFIL ÉPIDÉMIOLOGIQUE, CLINIQUE ET THÉRAPEUTIQUE DES TUMEURS OSSEUSES À YAOUNDÉ : ÉTUDE MULTICENTRIQUE RÉTROSPECTIVE SUR 10 ANS.

Fonkoue L1,2, Muluem OK1,2, Boubakari O2, Atenguena Okobalemba E3 , Ngongang O4Nyamkoue Mebouinz F2,5, Sando Z6, Handy ED1,2.

1 -Service d’Orthopédie-Traumatologie, Hôpital Général de Yaoundé.
2- Université de Yaoundé 1, Faculté de Médecine et des sciences biomédicales, Département
de Chirurgie et spécialités.
3- Service d’oncologie médicale, Hôpital Général de Yaoundé.
4- Service d’Orthopédie-Traumatologie, Centre des Urgences de Yaoundé.
5- Service d’Orthopédie-Traumatologie, Hôpital Central de Yaoundé
6- Université de Yaoundé 1, Faculté de Médecine et des sciences biomédicales, Département
des sciences morphologiques.

Correspondance : Dr Loïc FONKOUE
Hôpital Général de Yaoundé, Cameroun.
Tel: +237 699666757
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : les tumeurs osseuses sont rares et présentent une répartition géographique inégale. Leur diversité clinique, radiologique et histopathologique complique la prise en charge, surtout dans les pays à ressources limitées. Cette étude avait pour but de décrire le profil épidémiologique, clinique et thérapeutique des tumeurs osseuses à Yaoundé.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude observationnelle transversale et rétrospective, incluant 162 patients présentant des tumeurs osseuses confirmées histologiquement, de 2016 à 2025. Les données sociodémographiques, cliniques, radiologiques, histologiques et thérapeutiques étaient extraites des dossiers médicaux et rapports anatomopathologiques.
Résultats : l’âge moyen était de 44,4±20,4 ans, avec un sex-ratio H/F égale à 1,18. Les délais moyens diagnostique et thérapeutique étaient respectivement de 9 et 20 mois. Les tumeurs bénignes représentaient 21,6 % des cas, représentées notamment par les ostéochondromes (34,3 %) et les enchondromes (20 %). Les tumeurs malignes primitives représentaient 28,4 % des cas, avec les ostéosarcomes (60,9 %) et les chondrosarcomes (15,2 %). Les tumeurs malignes secondaires constituaient 50 % des cas, provenant des cancers de la prostate (42 %) et du sein (39,2 %). Ces tumeurs étaient localisées au rachis pour les tumeurs secondaires, au fémur et au tibia pour les tumeurs primitives. La prise en charge était chirurgicale dans 83,4 % des cas, associée à la chimiothérapie (53%) et/ou la radiothérapie (10%).
Conclusion : les tumeurs osseuses à Yaoundé touchent principalement les adultes jeunes et sont malignes dans près de 80% des cas. Malgré des progrès récents, les retards diagnostiques et thérapeutiques restent importants.
Mots clés : tumeur osseuse, ostéosarcome, ostéochondrome, traitement.

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PRISE EN CHARGE DES TRAUMATISMES ABDOMINAUX DANS DEUX HOPITAUX DE LA VILLE DE YAOUNDE.

Biwole D1, Savom EP3, Ekani B6, Bombah F4, Eya-Mvondo ES2, Bonde A3, Bang GA3, Biwole M5.

1- Hôpital Central de Yaoundé
2- Centre des Urgences de Yaoundé
3- Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales, Université de Yaoundé I
4- Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques de l’Université de Douala
5- Institut Supérieur de Technologie Médicale.
6- Faculty of Health Sciences, University of Buea, Cameroon.

Correspondance : Dr Daniel Claude Patrick BIWOLE BIWOLE
B.P 87 Yaoundé, Cameroun. Tél: +237696638735
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : les traumatismes abdominaux sont fréquents et représentent 15 à 20% des lésions observées en traumatologie. Cette étude avait pour but de décrire la prise en charge des traumatismes abdominaux dans les services d’urgence de l’Hôpital Central de Yaoundé et du Centre des Urgences de Yaoundé.
Matériel et Méthodes : nous avions mené une étude rétrospective de janvier 2017 à janvier 2022 dans les services d’urgence de l’Hôpital Central de Yaoundé et le Centre des Urgences de Yaoundé. Nous avions recruté 210 dossiers de patients, tous admis pour traumatismes abdominaux et remplissant les critères d’inclusion.
Résultats : la fréquence des traumatismes abdominaux était de 30,9% aux urgences. Il y avait une prédominance des contusions 79,04% versus 30,9% de plaies abdominales. L’âge moyen était de 28,02 ± 12,78 années. Le sexe masculin était prédominant (70%). Les accidents de la voie publique étaient la principale étiologie retrouvée (58,57%), le tableau clinique incluait au les signes d’irritation péritonéale (22,85%), l’échographie abdominale était l’examen d’imagerie le plus réalisé (70%) et la rupture de rate, la lésion la plus fréquente. Le traitement était chirurgical dans la majorité des cas (77,14%) avec un taux de préservation d’organe de 67,91%. L’hémopéritoine avec instabilité hémodynamique était la principale indication chirurgicale (48,15%), le taux de morbidité était de 18% dominé par les suppurations pariétales ; la mortalité était basse (8,02%) et la durée moyenne d’hospitalisation était de 7,6 jours.
Conclusion : la fréquence des traumatismes abdominaux reste élevée dans les services des urgences de Yaoundé. La chirurgie est le traitement le plus pratiqué, la mortalité et la morbidité sont faibles.
Mots clés : traumatisme abdominal, hémopéritoine, chirurgie.

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RESULTATS DU TRAITEMENT CHIRURGICAL DES CALS VICIEUX DIAPHYSAIRES DES MEMBRES INFERIEURS A YAOUNDE.

Muluem OK1, Nyankoue MF2, Monkam KQ3, Fonkoue L1, Nyekel JR4, Ngo Yamben MA3, Handy ED1.

1- Hopital Général de Yaoundé
2- Hopital Central de Yaoundé
3- Université de Yaoundé 1
4- Université de Douala, Cameroun.

Correspondance : Dr Olivier Kennedy MULUEM
BP :5408 Yaoundé, Cameroun. Tel: +237 695 52 22 25
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : l’objectif de ce travail était d’évaluer les résultats du traitement des cals vicieux et d’analyser les facteurs pronostiques.
Matériel et Méthodes : Nous avions réalisé une étude rétrospective, transversale et multicentrique à Yaoundé incluant les dossiers médicaux des patients présentant un cal vicieux du tibia ou du fémur opérés et suivi pendant au moins 6 mois. La durée de l’étude était de 5 ans allant de Janvier 2020 à Décembre 2024. Les variables sociodémographiques, cliniques , thérapeutiques ont été étudiées. Les données ont été analysés sur les logiciels Census and Survey Processing System (CS Pro) 8.0.
Résultats : la série était constituée de 45 dossiers médicaux de patients dont 27 hommes (60%) et 18 femmes (40%). L’âge moyen de la série était de 40,2 ± 16,8 ans avec les extrêmes de 7 et 77 ans. Les motifs de consultation étaient la déformation du membre (n=44; 97,8%), la boiterie (n=43; 95,6%), la douleur (n=35, 77,8%), et l’infection (n=2; 8,89%). Les accidents de la circulation routière étaient la circonstance du traumatisme initial dans 35 cas (79,5%). Selon la topographie, le fémur était concerné dans 22cas (48,9%) et la jambe dans 23 cas (51,1%). Le cal vicieux intéressait le segment proximal de la diaphyse (n=11; 24,4%), la partie moyenne (n=19; 42,2%), et distale (n=15; 33,3%). Le traitement initial était traditionnel (n=35;81,4%), orthopédique (n=5; 11,6%) et chirurgical (n=4; 9,2%) . La plaque vissée (n=24; 53,3%), l’enclouage centromedullaire (n=18, 40%) et le fixateur externe (n=3; 6,6%) étaient les implants utilisés lors de la prise en charge secondaire. Les résultats étaient jugés très bons dans 21 cas (46,7%), bon dans 20 cas (44,4%), et mauvais dans 4 cas (8,9%) selon les critères de Thorensen.
Conclusion : le traitement traditionnel des fractures des membres inférieurs est pourvoyeur de cal vicieux. La prise en charge chirurgicale nécessite l’utilisation de plaques vissées et d’enclouage centromédullaire pour améliorer le pronostic.
Mots clés : cal vicieux, traitement traditionnel, chirurgie, enclouage centromédullaire, plaque vissée, pronostic .

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PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE, CLINIQUE, THERAPEUTIQUE ET EVOLUTIF DE L’APPENDICITE AIGUË CHEZ L’ENFANT A DOUALA, CAMEROUN.

Mantho Fopa P1,4, Nyanit Bob D2, Aminou S3, Bamala M1, Nkodo H4, Bitchoka ER4, Essola B1, Ngowe Ngowe M2, Mouafo Tambo F2.

1- Faculté de Médecine et Sciences Pharmaceutiques, Département de Chirurgie et Spécialités, Université de Douala.
2- Faculté de Médecine et Sciences Biomédicales, Université de Yaoundé I.
3- Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales, Université de Garoua.
4- Service de Chirurgie Pédiatrique, Hôpital Laquintinie de Douala, Cameroun.

Correspondance : Dr Pauline MANTHO FOPA
Hôpital Laquintinie de Douala, Cameroun.
Tel. 00237 690687823
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : l’appendicite aiguë constitue l’urgence chirurgicale abdominale la plus fréquente chez l’enfant. Dans les pays à ressources limitées, le retard diagnostique et thérapeutique favorise les formes compliquées et augmente la morbidité.
Matériel et Méthodes : une étude rétrospective descriptive et analytique avait été menée dans le service de chirurgie pédiatrique de l’Hôpital Laquintinie de Douala du 1er janvier au 31 octobre 2025. Etaient inclus les enfants âgés de 0 à 15 ans opérés pour appendicite aiguë ou forme appendiculaire compliquée confirmée en peropératoire. Les variables étudiées étaient sociodémographiques, cliniques, diagnostiques, thérapeutiques et évolutives. Les analyses utilisaient les tests exacts de Fisher et de Mann–Whitney.
Résultats : 29 enfants étaient inclus. L’âge médian était de 11,2 ans (extrêmes 9,0 ans et 12,5 ans) et le sex ratio était de 2,6. Le délai diagnostique médian était de 4 jours (extrêmes 3 jours et 5 jours), supérieur à 48 heures chez 22 patients (75,9 %). Les formes compliquées représentaient 18 cas (62,1 %). La laparotomie était réalisée chez 22 patients (75,9 %) et la coelioscopie chez 7 (24,1 %). Un lavage péritonéal associé à un drainage tubulé était réalisé chez 14 patients (48,3 %). Les formes compliquées étaient associées au délai diagnostique > 48 heures (p = 0,0002), au délai thérapeutique ≥ 48 heures (p = 0,019) et au lavage-drainage (p < 0,001). Aucun décès n’était observé.
Conclusion : l’appendicite aiguë de l’enfant reste fréquemment diagnostiquée à un stade compliqué. Le retard diagnostique et thérapeutique apparaît comme le principal déterminant de gravité.
Mots clés : appendicite aiguë, enfant, urgence chirurgicale, complications.

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CHOIX DE LA TECHNIQUE D’ANESTHESIE DANS LA CHIRURGIE DE LA CIRCONCISION DANS TROIS HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE LA VILLE DE YAOUNDE.

Mekeme Mekeme JB1,5, Nyanit BOB D2,5, Mekeme DF5, Kona S4,5, Fouda JC1,5, Mbouché LO3,5, Mekeme Yon MJ5, Mbassi AA1, Kemegni G1, Fouda PJ5, Owono Etoundi P5, Mouafo TF5, Angwafo III Fru5.

1- Service d’Urologie et Andrologie, Hôpital Central de Yaoundé, Yaoundé, Cameroun
2- Service de Chirurgie Pédiatrique, Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé,
Yaoundé, Cameroun.
3- Service de Chirurgie Pédiatrique, Hôpital Central de Yaoundé, Yaoundé, Cameroun.
4- Département d’Anesthésie, réanimation et urgences, Hôpital Central de Yaoundé,
Yaoundé, Cameroun.
5- Faculté de Médecine et Sciences Biomédicales Université de Yaoundé I,
Yaoundé, Cameroun.

Correspondance : Dr Junior Barthélémy MEKEME MEKEME
Hôpital Central de Yaoundé, Cameroun. Tel : (+237) 677676240
E-mail :[email protected]

 

RESUME
Introduction : la circoncision est une intervention chirurgicale fréquente au Cameroun, pratiquée chez les enfants et les adultes. L’insuffisance des données dans la littérature nationale, nous a amené à étudier les modalités de choix de la technique d’anesthésie pour la circoncision dans au Cameroun.
Matériel et Méthodes : une étude descriptive et transversale a été menée dans trois hôpitaux de Yaoundé pour décrire les techniques d’anesthésie utilisées. La population d’étude a été de 117 dossiers des patients opérés pour circoncision sous anesthésie générale et locorégionale. Quant à l’enquête transversale, elle a concerné les praticiens de l’anesthésie réanimation de tous les grades, exerçant dans les hôpitaux suscités. Les variables étudiées ont été les caractéristiques sociodémographiques, l’indication opératoire, les antécédents médicaux et chirurgicaux des patients, l’évaluation des risques, le choix de la technique d’anesthésie, le choix des médicaments d’anesthésie et d’analgésie, la technique d’anesthésie réalisée, l’évaluation et le traitement de la douleur postopératoire, le score d’Aldrete, la qualification du praticien hospitalier, les critères de choix de la technique d’anesthésie pour circoncision par le praticien et les facteurs déterminants du choix de la technique. Toutes les données collectées ont été saisies puis analysées à l’aide du logiciel Epi info version 3.5.4 de 2012 et Microsoft Excel 2016.
Résultats : au total, 117 patients étaient éligibles. Les patients (49,6%) avaient un âge compris entre 1 et 5 ans. L’anesthésie générale a été choisie dans 76,1% des cas, suivie de la sédation (18,8%) et de la rachianesthésie (6,8%). Les médicaments utilisés étaient la Kétamine® (62,4 %), le Propofol® (55,6 %) et l’Halothane® (50,4 %). Les Infirmiers Anesthésiste Diplômés Etat (IADE) étaient cinq fois soit (64 ,1%) plus nombreux que les Médecins Anesthésistes Réanimateurs (MAR) soit (11,84%). Le choix des techniques était influencé par les habitudes des praticiens, la disponibilité du matériel et leur niveau de compétence. La compétence du praticien a été identifiée comme le facteur déterminant principal.
Conclusion : l’anesthésie générale et la sédation sont les techniques les plus utilisées pour la circoncision à Yaoundé. Le choix de la technique est essentiellement lié à la compétence du praticien et au plateau technique.
Mots clés : technique d’anesthésie, circoncision, milieu hospitalier.

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PRONOSTIC ET QUALITÉ DE VIE DES PATIENTS PRIS EN CHARGE DE TUMEUR INFILTRANT DE LA VESSIE PENDANT 10 ANS A YAOUNDE.

Mbouche LO1,2, Mbassi AA3,4, Eloundou NJC5, Nebeh C4, Kohpe KS4, Kamga J6, Fouda PJ2, Angwafo III FF2.

1- Unité d’urologie et d’andrologie, Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé
2- Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I
3- Service d’urologie, Hôpital Central de Yaoundé
4- Faculté des Sciences de la Santé de l’Université des Montagnes
5- Hôpital de Première Région Militaire de Yaoundé
6- Hôpital Général de Yaoundé. Cameroun

Correspondance : Dr Landry Oriole MBOUCHE
Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique Yaoundé. Cameroun.
Tel. 00237 699881526
E-mail: [email protected]

 

RESUME
Introduction : les tumeurs infiltrant de la vessie représentent 30% des cancers vésicaux. La cystectomie totale permet un contrôle local chez 90 % des malades, cependant, elle ne permet qu’une survie globale de 50 % à 5 ans. Le but de cette étude était de déterminer le pronostic et la qualité de vie des patients pris en charge pour tumeurs infiltrantes de la vessie à Yaoundé.
Patients et Méthodes : il s’est agi d’une étude rétrospective et prospective de tumeurs infiltrantes de la vessie colligées dans les services d’urologie de quatre hôpitaux de la ville de Yaoundé entre 2014-2023. Le score de qualité de vie a été évalué selon le score de « European Oganisation for Research and Treatment cancer of Cancer Quality of Life Questionnaire-Core 30 (EORTIC QLQ-C30) ».
Résultats : au total, 47 dossiers ont été colligés, 28 ont été finalement retenus selon les critères d’inclusion. L’âge moyen des malades était de 61,4 ans avec un sex ratio de 1,8. Le tabac était le facteur de risque incriminé dans 9 cas. La bilharziose était retrouvée chez 2 patients. L’hématurie était le signe clinique au moment du diagnostic retrouvé chez 78,6% des patients. Les patients ont fait l’objet de cystectomie partielle (2), cystectomie totale avec conduit iléal (3), résection trans-uréthrale de tumeur de vessie (13), de chimiothérapie (20), radiothérapie (1). L’abstention thérapeutique a été observée chez 10 patients et 12 autres ont eu une néphrostomie percutanée. Le type histologique majoritaire était le carcinome urothélial (n=24). Le carcinome épidermoïde était retrouvé chez 4 patients. Les stades pT3b et pT4a étaient décrits chez 6 patients. Le grade 3 était retrouvé dans 14 des cas. Le pronostic vital à un an était marqué par une évolution simple (n=9), récidive dans (n=1) et une progression tumorale (n=10). Le pronostic à 3 ans était marqué par une évolution simple chez 12 patients et progression tumorale chez 8 autres. A 5 ans, le pronostic était marqué par une évolution simple dans (n=16), la progression tumorale et la récidive chez 4 patients chacune. La survie globale était de 39,28%(n=11), la survie spécifique à court terme était de 75%(n=22), à moyen terme 64,7% (n=18) et à long terme 57,1% (n=16). Selon le score de l’EORTIC QLQ-C30, à l’échelle globale on avait une mauvaise qualité de vie, à l’échelle symptomatique une mauvaise qualité de vie dominée par la fatigue, nausées et vomissements ; une qualité de vie assez satisfaisante à l’échelle fonctionnelle.
Conclusion : les tumeurs infiltrantes de la vessie ont un mauvais pronostic dans leur évolution. La qualité de vie sur le plan global est de mauvaise qualité. Une prise en charge holistique, multidisciplinaire et précoce offrirait de meilleurs résultats.
Mots clés : tumeur infiltrante, vessie, pronostic, qualité de vie.

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