Lekassa P1, Nziengui Tirogo C2, Nzamba Bisselou PL2, Manfoumbi Ngoma AB1, Miloundja J1, Belembaogo E2, Nzouba L1.
1- Service d’ORL et Chirurgie cervico-faciale, de l’Hôpital d’Instruction des Armées
Omar Bongo Ondimba (HIAOBO). Libreville
2- Institut de Cancérologie d’Akanda (Gabon).
Correspondance : Dr LEKASSA Pierrette,
BP : 7971 Libreville (Gabon) Tel : +24166010066
E-mail : lekassapierretteahoo.fr
RESUME
Introduction : les tumeurs malignes naso sinusiennes sont rares. Elles posent des difficultés diagnostiques et thérapeutiques. Le but de ce travail était d’en décrire les aspects pidémiologiques, diagnostiques, thérapeutiques et évolutifs.
Matériel et Méthodes : il s’agit d’une étude rétrospective descriptive réalisée au service d’ORL et CCF de l’Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba (HIAOBO) du 01 janvier 2017 au 31 décembre 2021.
Résultats : 8 dossiers ont été retenus. L’âge moyen était de 50,4 ans et un sex ratio de 1. Le délai moyen du diagnostic était de 9 ans. L’obstruction nasale était retrouvée chez tous les patients et l’épistaxis chez 4 d’entre eux. Une masse endo nasale était notée chez 7 patients et une atteinte ganglionnaire dans les zones IA et chez 5 patients. Le scanner du massif facial en coupes axiales et coronales décrivait un comblement naso-sinusien chez tous les patients. Une preuve histologique a été obtenue chez tous les patients, les plus fréquents étant le carcinome glandulaire et épidermoïde dans 2 cas chacun. La chirurgie associée à la radiothérapie étaient réalisés dans 4 cas et chez les 4 autres le traitement était conservateur. Après 2 ans, 2 patients sur les 8 étaient en vie.
Conclusion : les tumeurs naso sinusiennes sont rares. Leurs manifestations cliniques sont dominées par le syndrome rhino-sinusien. Leur diagnostic repose sur l’histologie. La chirurgie et la radiothérapie restent les modalités essentielles du traitement.
Mots clés : tumeur naso-sinusienne, épidémiologie, diagnostic, traitement, évolution.