EMBROCHAGE DES FRACTURES DIAPHYSAIRES DE LA CLAVICULE DANS UN PAYS A FAIBLE REVENU : A PROPOS DE 36 CAS.

N’guena-Yamalet UF1, Dellanh Yaovi Y2, Dibert-Bekoy ERY3, Yafondo TA1, Nabia DR1, Ouillidon Gbati G1, Fassioni E1, Tekpa BJD1.

1- Service de chirurgie Orthopédie-Traumatologie CHU Communautaire Bangui (RCA)
2- Service de chirurgie Orthopédie-Traumatologie CHR Sokodé (Togo)

Correspondance : Dr Ulrich Florentin N’GUENA-YAMALET
BP 231 Bangui (RCA). Tel : (+236) 70 55 11 41.
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : les fractures de la clavicule représentent 2 à 5 % des fractures de l’adulte, du fait de sa situation anatomique sous-cutanée . Les fractures du tiers moyen sont les plus fréquentes à cause de particularités anatomiques propres à la clavicule , suivies des lésions du tiers distal. Ces fractures ne posent pas de problème thérapeutique. L’embrochage reste une technique privilégiée dans le service. L’objectif général de cette étude était d’améliorer la prise en charge des fractures diaphysaires de la clavicule.
Patients et Méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective portant sur les dossiers de patients présentant une fracture diaphysaire de la clavicule, régulièrement suivis et évalués avec un recul minimum de 06 mois après traitement.
Résultats : nous avions colligé 36 cas de fractures diaphysaires de la clavicule dont 22 cas à droite et 14 à gauche. Il s’agissait de 27 hommes et 9 femmes d’âge moyen 33 ans (extrêmes 18 et 55 ans). L’étiologie était représentée par les accidents de la circulation routière (63,9% ; n=23), et selon Edinbourgh le type 2B2 représentait 44,4% (n=16). L’embrochage de la clavicule était réalisé chez tous les patients. Au recul de 6 mois, tous avaient été consolidés. Les résultats globaux étaient jugés excellents dans 63,9% des cas (n=23).
Conclusion : les fractures diaphysaires de la clavicule sont les plus fréquentes. L’embrochage reste une technique fiable, simple et moins coûteux. Nous conseillerons cette technique dans les pays à faible revenu.
Mots clés : clavicule, diaphyse, embrochage.

 

SUMMARY
Introduction: clavicle fractures represent 2 to 5% of adult fractures due to their subcutaneous anatomical location. Fractures of the middle third are the most frequent because of the clavicle’s unique anatomical features, followed by lesions of the distal third. These fractures do not pose a therapeutic problem. Pinning remains a preferred technique in our department. The overall objective of this study was to improve the management of shaft fractures of the clavicle.
Patients and Methods: this was a prospective study of patient records of those with a shaft fracture of the clavicle, who were regularly followed up and evaluated with a minimum of 6 months post-treatment.
Results: we collected 36 cases of shaft fractures of the clavicle, 22 on the right and 14 on the left. The study included 27 men and 9 women with a mean age of 33 years (range 18–55 years). The most common cause of injury was road traffic accidents (63.9%; n=23), and according to the Edinburgh classification, type 2B2 accounted for 44.4% (n=16). Clavicle pinning was performed in all patients. At 6-month followup, all fractures had healed. Overall results were considered excellent in 63.9% of cases (n=23).
Conclusion: diaphyseal fractures of the clavicle are the most frequent. Pinning remains a reliable, simple, and less expensive technique. We recommend this technique in low-income countries.
Key words: clavicle, diaphysis, pinning.