Mbana Boukoulou FCA1,2, Adande Menest E1,3, Ipouka Doussiemou S1,2, Nguele Ndjota1,2, Mve Ndong BF1, Nguyen Akendengue L1,3, Ndang Ngou Milama S1,3, Dyatta Mayombo K1,2, Diallo KF1,2.
1- Département de Chirurgie et Spécialités de l’Université des Sciences de la Santé
de Libreville – USS.
2- Service de Chirurgie Viscérale du CHU de Libreville
3- Service de Chirurgie Urologique du CHU de Libreville
Correspondance : Dr Flore Chimelle Aïcha MBANA BOUKOULOU
BP 8660 Libreville, Gabon. Tel. +241 62328174
E-mail : [email protected]
RESUME
Introduction : les tumeurs para testiculaires représentent un groupe hétérogène de lésions rares, bénignes dans environ 70 % des cas. Elles peuvent se développer aux dépens du rete testis, de l’épididyme, des tuniques vaginales ou des tissus mous adjacents. Leur évolution est généralement lente et insidieuse, ce qui explique que les manifestations cliniques soient souvent discrètes et peu spécifiques. Dans la majorité des cas, les patients consultent pour une tuméfaction scrotale indolore, parfois associée à une gêne fonctionnelle ou esthétique. Le diagnostic repose sur l’imagerie, en particulier l’échographie scrotale, qui permet de distinguer les lésions testiculaires des masses paratesticulaires avec une bonne sensibilité et spécificité.
L’analyse histologique reste indispensable pour confirmer la nature exacte de la lésion. Nous rapportons un cas de tumeur para testiculaire reçu au Service de Chirurgie Viscérale du CHU de Libreville.
Observation : il s’agissait d’un patient gabonais âgé de 54 ans, sans antécédent notable, qui avait consulté pour une volumineuse masse scrotale droite évoluant depuis trois ans. L’examen physique retrouvait une masse molle, non inflammatoire, indépendante du testicule et du cordon spermatique droits. L’échographie scrotale mettait en évidence une masse kystique uniloculaire. Une scrototomie exploratrice avait permis l’exérèse complète de la paroi kystique, après aspiration de 500 cc de liquide séro-hématique. L’analyse histologique concluait à un lymphangiome kystique bénin. Les suites opératoires étaient simples.
Conclusion : ce cas illustre la diversité clinique et histologique des tumeurs para testiculaires. Il confirme que l’exérèse chirurgicale complète constitue le traitement de choix et souligne l’importance de l’histologie pour établir le diagnostic définitif.
Mots clés : tumeur para testiculaire, lymphangiome kystique, exérèse.