PRISE EN CHARGE DU CANCER DE LA VULVE DANS UN CONTEXTE DE RESSOURCES LIMITEES : A PROPOS DE 3 CAS À L’HOPITAL REGIONAL DE N’ZEREKORE (GUINEE).

Thea K1, Banata GA2, Bangoura MS3, Soumaoro LT3, Thea SB1, Diakite S3, Fofana H3, Toure A3.

1- Service de chirurgie générale, hôpital régional de N’Zérékoré, Guinée
2- Service d’Imagerie Médicale et de Radiodiagnostic, CHU de N’Djamena, Tchad
3- Service de chirurgie générale, hôpital national Ignace Deen, CHU de Conakry, Guinée.

Correspondance : Dr Kokolypé THEA
Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, Guinée. Tel : +224 621 61 04 23
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : cette étude décrit l’approche thérapeutique et les défis de prise en charge de trois cas de cancers vulvaires à l’Hôpital Régional de N’Zérékoré.
Observations : en 3 ans, 3 cas ont été colligés (âge moyen : 60 ans). Les facteurs de risque identifiés incluaient les cicatrices d’excision, la ménopause, l’infection par le VIH et un cas de vitiligo vulvaire associé. Le délai moyen de consultation était de 24 mois. Les motifs en étaient la douleur et l’ulcération bourgeonnante. L’histologie avait révélé 2 cas de carcinome épidermoïde et 1 cas de carcinome basocellulaire (Stades FIGO Ib, II et IIIb). Une (1) patiente avait été perdue de vue ; les 2 autres avaient bénéficié d’une chirurgie palliative. En l’absence de radio-chimiothérapie, la survie moyenne n’avait pas excédé 2 mois.
Conclusion : le diagnostic tardif et l’accessibilité limitée aux traitements adjuvants expliquent une mortalité élevée. L’amélioration du pronostic repose sur la sensibilisation, le dépistage des lésions précancéreuses et le renforcement du plateau technique local.
Mots clés : cancer, vulve, biopsie, chirurgie.

 

SUMMARY
Introduction: this study describes the therapeutic approach and the challenges involved in managing 3 cases of vulvar cancer at the N’Zérékoré Regional Hospital.
Cases report: over a three-year period, 3 cases were recorded (mean age: 60 years). Identified risk factors included excision scars, menopause, HIV infection and one case of associated vulvar vitiligo. The mean time to consultation was 24 months. Presenting symptoms were pain and exudative ulceration. Histology revealed 2 cases of squamous cell carcinomas and 1 case of basal cell carcinoma (FIGO stages Ib, II and IIIb). One (1) patient was lost to follow-up; the other 2 underwent palliative surgery. In the absence of chemoradiotherapy, the median survival did not exceed 2 months.
Conclusion: late diagnosis and limited access to adjuvant treatments account for the high mortality rate. Improving the prognosis depends on raising awareness, screening for precancerous lesions and strengthening local clinical facilities.
Key words: vulva, cancer, biopsy, surgery.