GREFFE D’UN ADENOCARCINOME GASTRIQUE SUR L’ORIFICE DE DRAINAGE : A PROPOS D’UN CAS.

Traoré M, Ekra AS, Kouakou BA, Bamba I, Leh Bi KI, N’Dri AB, Akowendo E, Sawadogo O, Tall SL, Kouakou KB, Anzoua KI, Lebeau R, Diané B.

Service de Chirurgie Générale et Digestive. CHU de Bouaké.

Correspondance : Dr Mamadou TRAORE
CHU de Bouaké. Côte d’Ivoire. Tel : +225 0707464050.
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : la greffe tumorale sur les orifices chirurgicaux est une complication rare mais grave. Le but est d’exposer un cas de greffe d’un adénocarcinome gastrique sur un orifice de drainage.
Observation : nous rapportons le cas d’un patient de 44 ans, ayant subi une gastrectomie des 4/5 (R0) avec curage D1 et une anastomose gastro-jéjunale pour un adénocarcinome de l’antre. Un drainage lamellaire, en regard de l’anastomose avait été réalisé et ressorti dans le flanc droit. L’évolution fut marquée par l’apparition d’une masse bourgeonnante pariétale au niveau de la cicatrice de l’orifice du drainage. L’exérèse chirurgicale de la masse a été réalisée pour examen anatomopathologique qui a permis de conclure à une métastase cutanée d’un adénocarcinome. Le bilan d’extension a noté des métastases hépatiques et une ascite. Une chimiothérapie adjuvante a été prescrite. Le patient est décédé un mois plus tard.
Conclusion : la métastase cutanée d’un orifice de drainage est une complication rare de la chirurgie des cancers gastriques. Un évitement des manipulations traumatiques de la tumeur et l’utilisation de drain tubulaire pourraient aider réduire l’incidence de cette complication.
Mots clés : adénocarcinome gastrique, métastase cutanée, orifice de drainage.

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TUMEUR OVARIENNE A CELLULES DE LA GRANULOSA-THEQUE RECIDIVEE. A PROPOS D’UN CAS PRIS EN CHARGE A BANGUI.

Doui Doumgba A1, Ngboko Mirotiga PA1, Tapande Yakossa EE2

1-Service de Chirurgie générale. CHU de l’Amitié Sino Centrafricaine de Bangui.
2- Servie d’Anatomie Pathologique, Laboratoire National de Biologie Clinique et de Santé
Publique (LNBCSP). Bangui

Correspondance : Pr ag. Antoine DOUI DOUMGBA
BP : 2184 Bangui. RCA. Tel. (+236) 72505953
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Les tumeurs de la granulosa-thèque sont des tumeurs ovariennes rares, de meilleur pronostic que les autres tumeurs de l’ovaire. Leur évolution est habituellement lente et la tumeur reste longtemps confinée à l’ovaire. La forme adulte caractérisée par une prolifération tumorale à deux composantes, faite de cellules de la granulosa la plus fréquente, d’aspect en grain de café et des corps de Call Exner ainsi que de cellules de la thèque. Le diagnostic peut être difficile en préopératoire. La chirurgie reste la base du traitement et doit être large chez la patiente âgée. Elle comporte un risque de récidive pouvant survenir plusieurs années après la chirurgie d’exérèse. Nous rapportons l’observation d’une patiente de 33 ans sans facteurs de risque connus, qui avait présenté une tumeur de la granulosa et de la thèque des ovaires diagnostiquée à l’examen histologique en postopératoire après une seconde intervention pour récidive tumorale.
Mots clés : tumeur, ovaire, cellule de la granulosa-thèque.

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LES CANCERS DU SEIN DE LA JEUNE FEMME A BANGUI : ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES, THERAPEUTIQUES ET PRONOSTIQUES.

Ngboko Mirotiga PA1, Tapande Yakossa EE2, Djabanga SC3, Ndakala AS1, Doui Doumgba A1.

1- Service de Chirurgie générale. CHU de l’Amitié Sino Centrafricaine de Bangui.
2- Servie d’Anatomie Pathologique, Laboratoire National de Biologie Clinique et de Santé
Publique (LNBCSP). Bangui
3- Service de cancérologie. CHU communautaire de Bangui. RCA.

Correspondance : Dr Pétula Annicette NGBOKO MIROTIGA BP : 2166 Bangui, RCA. Tél : +236 75741822.
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : en République Centrafricaine, il est passé de la troisième position après le cancer de la peau et celui du col utérin à la première position en 2022. L’objectif de cette étude était de décrire les aspects épidémiologiques, thérapeutiques et pronostiques des cancers du sein chez la femme jeune.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude transversale descriptive dont la période s’étalait de janvier 2018 à décembre 2022. Au total, 24 dossiers de femmes âgées de moins de 35 ans traitées pour cancer du sein avec preuve histologique avaient été exploités. Les dossiers des jeunes femmes traitées pour des tumeurs bénignes du sein n’étaient pas retenus.
Résultats : la proportion des cancers du sein chez la femme jeune représentait 17,5% des cancers du sein (N= 137). L’âge moyen des patientes était de 31,5ans. Dans 13 cas, les patientes avaient un niveau socio-économique moyen. Il s’agissait des paucipares dans 11 cas. L’on notait un antécédent familial de cancer de sein dans 2 cas et 12 patientes utilisaient une méthode contraceptive. Le délai moyen de consultation était de 6,2 mois. La lésion était localisée dans le quadrant supéro-externe du sein droit dans 10 cas. Le diamètre de la tumeur était supérieur à 5 cm chez 20 patientes, et 15 patientes avaient des adénopathies axillaires. Le diagnostic préopératoire était basé sur la cytologie de ponction mammaire chez 10 patientes et une microbiopsie chez 14 patientes. Le traitement chirurgical était pratiqué chez 20 patientes dont une mastectomie palliative dans 7 cas. Quatorze (14) patientes avaient bénéficié d’une chimiothérapie néo adjuvante. Le taux de mortalité était de 25%. Après un recul de 3 ans, la survie moyenne était de 12,8 mois.
Conclusion : le pronostic peut être amélioré par un programme de prévention comportant une large sensibilisation des femmes, un dépistage et un traitement précoce des lésions primaires.
Mots clé : cancer, sein, femme, chirurgie, pronostic.

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PRISE EN CHARGE CHIRURGICALE DES HEMORRAGIES DE LA DELIVRANCE : ETUDE COMPARATIVE ENTRE L’HYSTERECTOMIE D’HEMOSTASE ET LES LIGATURES VASCULAIRES AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE BRAZZAVILLE.

Buambo GRJ1,2, Potokoue Mpia SNB1,2, Itoua GNC1, Ikobo-Oko E1, Mokoko JC1,2, Itoua C1,2

1- Service de Gynécologie Obstétrique, Centre Hospitalier Universitaire de Brazzaville, Congo
2- Faculté des Sciences de la Santé, Université Marien Ngouabi, Congo

Correspondance : Dr Gauthier Régis Jostin BUAMBO
CHU BP 32 Brazzaville. Congo.
Tel : +242 06979 50 15 / E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : l’hémorragie de la délivrance est une situation d’urgence qui nécessite la mobilisation des mesures de réanimation et les soins obstétricaux d’urgence complets. L’échec de la prise en charge initiale ou la gravité de l’hémorragie rendent souvent nécessaire le recours à l’embolisation des artères utérines ou à un traitement chirurgical conservateur ou radical. L’objectif de cette étude était de comparer le profil des opérées pour hémorragie de la délivrance selon le type de chirurgie au Centre Hospitalier et Universitaire de Brazzaville.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude transversale analytique monocentrique menée du 10 mai 2023 au 10 mai 2024, comparant après une inclusion exhaustive, 26 cas d’hystérectomie d’hémostase et 46 cas de ligatures vasculaires, pour hémorragie de la délivrance. Les variables d’étude étaient sociodémographiques, cliniques, thérapeutiques et pronostiques. La valeur p de probabilité était considérée significative pour une valeur inférieure á 5%.
Résultats : les accouchées ayant présenté une hémorragie de la délivrance représentaient 7,3% des accouchements (175/2405) parmi lesquelles 41,1% opérées. Celles-ci étaient d’âges différents (36 vs 31 ; p<0,05) et étaient différentes en matière d’activité rémunératrice (OR=0,3 [0,1-0,8] ; p<0,05). Les cas d’hystérectomie avaient été les plus référées (OR=4,7 [1,6-14] ; p<0,05). Aucune différence significative n’avait été notée quant à la morbidité et la létalité (30,7% vs 30,4% ; p>0,05).
Conclusion : la décision de chirurgie en cas d’hémorragie de la délivrance doit être prise rapidement en tenant compte du profil clinique et de la sévérité du saignement, afin de mieux orienter le choix du geste chirurgical. L’hystérectomie d’hémostase devrait être pratiquée en dernier recours ou en cas d’hémorragie grave.
Mots clés : hémorragie, délivrance, ligature, vaisseau, hystérectomie.

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FACTEURS DE RISQUE D’ETRANGLEMENT D’UNE HERNIE INGUINALE OU INGUINO- SCROTALE CHEZ L’ENFANT AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE MERE – ENFANT FONDATION JEANNE EBORI DE LIBREVILLE.

Boumas N¹, Mangono Q1,2, Nzue Nguema JH1,2, Nkole Aboughe M1,2, Bangoya G1,2, Ossami M1,2, Bibang R1,2, Rebanza E1,2, Madera M1,2, Abegue M1,2, Ondo N’dong F².

1- Service de Chirurgie pédiatrique, Centre Hospitalier Universitaire Mère enfant Fondation
Jeanne Ebori, Libreville, Gabon
2- Département de Chirurgie et spécialités chirurgicales, Université des Sciences de la Santé,
Owendo, Gabon.

Correspondance : Pr Ag. Natacha BOUMAS
BP : 3656 Libreville Gabon.
Tel : +241 74 31 54 95 / E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : la hernie inguinale par persistance du canal péritonéo-vaginal est fréquente chez l’enfant. La chirurgie est recommandée par crainte d’étranglement. L’objectif de cette étude était d’évaluer le risque d’étranglement des hernies inguinales ou inguino-scrotales chez l’enfant dans notre pratique au Centre Hospitalier Universitaire Mère – Enfant Fondation Jeanne Ebori (CHUME FJE) de Libreville.
Matériel et Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective, descriptive et analytique réalisée sur une période de 2 ans chez les enfants de sexe masculin opérés d’une hernie inguinale ou inguino-scrotale.
L’analyse statistique avait été réalisée à l’aide du test Khi 2 avec un seuil de significativité p<0,05 et un Odds Ratio (OR) excluant 1.
Résultats : 185 patients avaient été colligés, dont 147 (79,5%) avec une hernie non étranglée et 38 (20,5%) une hernie étranglée. L’âge moyen était de 21 mois (extrêmes 0-180). La totalité des patients ayant une hernie étranglée avait des antécédents de hernie inguinale ou inguino-scrotale non traitée (p=0,3). Le mode d’admission, le mode d’apparition spontanée ou brutale, le siège et les pathologies associées avaient un OR>1. Le délai de consultation des patients était de 3 mois (extrêmes 1-15) avec OR=0,9. Les patients ayant une hernie étranglée consultaient pour une tuméfaction inguinale ou inguino-scrotale douloureuse (OR=0,01). Un décès avait été enregistré.
Conclusion : il ressort de cette étude que le caractère douloureux, l’antécédent de hernie inguinale non traitée et le long délai de consultation constituent des facteurs prédisposant à un étranglement herniaire chez le nourrisson.
Mots clés : enfant, facteur de risque, hernie inguinale, étranglement.

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LES CONTUSIONS ABDOMINALES : ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES ET LESIONNELS AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE COMMUNAUTAIRE DE BANGUI, CENTRAFRIQUE.

Issa Mapouka PA1, Ngboko Mirotiga AP2, Doui Doumgba A2

1- Centre Hospitalier Universitaire Communautaire de Bangui.
2- Centre Hospitalier Universitaire de l’Amitié Sino-Centrafricaine, Bangui.

Correspondance : Dr Pierre Alfred ISSA MAPOUKA BP 1379 Bangui, RCA. Tél : +23675043022 / E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : Les contusions abdominales sont des traumatismes fréquents et graves par les lésions intra-abdominales qu’ils engendrent pouvant mettre en jeu le pronostic vital. L’objectif de cette étude était d’en décrire les aspects épidémiologiques et lésionnels dans le service de traumatologie du CHU Communautaire de Bangui.
Patients et Méthodes : il s’agissait d’une étude prospective descriptive sur 30 mois (janvier 2022 à juin 2024) portant sur 33 patients opérés pour une contusion abdominale. Les paramètres étudiés étaient l’âge, le sexe, la profession, les circonstances du traumatisme, le profil des blessés d’accidents de la circulation routière, les moyens de transport, le délai d’admission, les signes cliniques et paracliniques et les lésions observées.
Résultats : l’âge moyen était de 31,5 ans avec 90% d’hommes (sex ratio=10). Les conducteurs de mototaxis suivis des élèves/étudiants étaient touchés dans 24,2% et 21, 2% des cas. Les accidents de la circulation représentaient 80,8% des cas et le profil des blessés était les motocyclistes (46,4%), les passagers (37,7%) et les piétons (17,9%). Les mototaxis et les motocyclettes privées étaient en cause dans 41,2% et 35,3% des cas. Les véhicules privés et les mototaxis servaient de moyens de transport des patients dans 45,5% et 33,3% des cas. Le délai moyen d’admission était d’une heure, et 60,6% des patients étaient admis en état hémodynamique stable. L’échographie abdominale avait montré un épanchement intrapéritonéal et une lésion splénique respectivement dans 36,4% et 27,3% des cas. La rate était l’organe lésé dans 57,1% des cas.
Conclusion : les contusions abdominales sont l’apanage des sujets jeunes de sexe masculin grands utilisateurs des motocyclettes responsables des accidents de circulation, première étiologie de ces traumatismes. La rate est l’organe le plus lésé.
Mots clés : contusion, abdomen, étiologie, lésion d’organe, rate.

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MYRINGOPLASTIE DANS LA VILLE DE OUAGADOUGOU : RESULTATS ANATOMIQUES ET FONCTIONNELS.

Sawadogo A1, Bargo CR3, Sare WH2, Diallo AG1, Kagambega A1, M’bi-Fani MRR1, Bonkoungou BMWD1, Goueta A1, Zaghre N2, Nao EEM1, Sérémé M3, Ouédraogo BP2, Gyebre YMC1

1- Service d’ORL et de Chirurgie cervico-faciale du CHU Yalgado Ouédraogo
2- Unité d’ORL et de Chirurgie cervico-faciale du CHU de Tengandogo
3- Service d’ORL et de Chirurgie cervico-faciale du CHU de Bogodogo

Correspondance : Dr Cheick Rachid BARGO
CHU Bogodogo, Ouagadougou, Burkina Faso.
Tel : 00226 71 36 31 35 / E-mail : [email protected]

 

RÉSUME
Introduction : La fermeture de la membrane tympanique, appelée myringoplastie ou tympanoplastie est une intervention de pratique courante en chirurgie ORL dans le monde, du fait de l’incidence élevée de la pathologie otologique infectieuse dans la population. L’objectif de cette étude était d’apprécier les résultats anatomiques et fonctionnels obtenus après myringoplastie réalisées dans la ville de Ouagadougou.
Matériel et Méthodes : Il s’est agi d’une étude transversale, descriptive et analytique à collecte rétrospective de dossiers de patients ayant bénéficié d’une myringoplastie dans les services d’ORL et CCF des CHU Yalgado Ouedraogo et Tengandogo entre le 1ᵉʳ janvier 2023 et le 30 juin 2024.
Résultats : au cours de cette période de 18 mois, 32 myringoplasties ont été réalisées dans les départements ORL et CCF des deux hôpitaux. La fréquence de la myringoplastie a représenté 2,31% de l’activité chirurgicale. L’âge moyen était de 36 ans ± 0,18. Le sex-ratio était de 0,88. Les motifs de consultation étaient l’otorrhée (93,75%) et l’hypoacousie (90,63%). L’examen clinique avait révélé des perforations centrales dans 68,75% des cas. L’audiométrie tonale liminaire préopératoire montrait une surdité de transmission dans 65,62% des cas. La voie d’abord rétro auriculaire avait été utilisée dans 90,63% des cas. La cavité tympanique était saine dans 75% des cas. Un greffon double (cartilage + fascia temporal ou cartilage + périchondre tragal) avait été utilisé dans 100% des cas. Le succès anatomique était observé dans 87,5% des cas en postopératoire. Le gain audiométrique moyen était de 19,87 dB, et le succès fonctionnel 53,12%, selon les recommandations de l’AAO-HNS.
Conclusion : la myringoplastie est relativement courante. Les résultats obtenus dans l’étude sont encourageants et révèlent une amélioration constante des techniques chirurgicales au Burkina Faso.
Mots clés : tympan, greffe, myringoplastie, résultat, Ouagadougou

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DIAGNOSTIC ET TRAITEMENT DES TUMEURS MALIGNES ICTERIGENES EXTRA- HEPATIQUES AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE TENGANDOGO (BURKINA FASO).

Doamba RN1, Windsouri M1, Diallo BS1, Traoré BTL1, Sanon AF1, Yaméogo SLC1, Bahikoro IW1, Bara D1, Bagré C1, Zombré TY2, Sanou FF3, Kaboré RAF3, Sanou A1.

1- Service de Chirurgie générale du CHU de Tengandogo (Burkina Faso)
2- Service de médecine interne du CHU de Tengandogo (Burkina Faso)
3- Service d’Anesthésie-Réanimation du CHU de Tengandogo (Burkina Faso)

Correspondance : Pr Adama SANOU
CHU de Tengandogo. Burkina Faso.
Tel : +22670415717 / E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : les tumeurs malignes ictérigènes extra-hépatiques sont réunies sous l’appellation d’obstruction biliaire distale maligne. Le traitement et le pronostic dépendent largement des étiologies.
L’objectif de cette étude était d’analyser le diagnostic et le traitement de ces tumeurs.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude transversale descriptive à collecte rétrospective des données, réalisée dans le service de chirurgie générale du CHU de Tengandogo.
Elle avait inclus sur une période de 9 ans et 6 mois allant du 1er janvier 2014 au 30 juin 2023, tous les patients admis pour un ictère.
Résultats : 65 patients avaient été hospitalisés pour un ictère rétentionnel en rapport avec une tumeur extra-hépatique, soit 18% des tumeurs digestives. L’âge moyen des patients était de 60,5 ans, avec 40 hommes et 25 femmes (sex-ratio H/F= 1,6). Un diabète avait été retrouvé chez 12 patients (18,5%). La bilirubinémie totale moyenne était de 302 μmol/L. Un scanner TAP était réalisé dans 64% des cas. L’obstruction biliaire était engendrée par une tumeur de la tête du pancréas dans 47 cas. Une métastase était découverte d’emblée dans 21 cas. Les patients étaient pris en charge chirurgicalement dans 34 cas. Un traitement curatif avait été réalisé dans 13 cas, un traitement palliatif dans 12 cas et une biopsie dans 9 cas. La morbidité post opératoire était de 48% et la mortalité était de 40%.
Conclusion : le diagnostic des tumeurs malignes ictérigènes extra-hépatiques au stade d’ictère est tardif et le pronostic est mauvais. Des actions fortes de sensibilisation des populations et l’amélioration de l’accès aux soins pourraient favoriser un diagnostic précoce, et de meilleurs résultats dans la prise en charge.
Mots clés : tumeur, cancer, pancréas, cholangiocarcinome, voie biliaire extra-hépatique, ictère.

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TECHNIQUE DE DESARDA POUR LA REPARATION D’UNE HERNIE INGUINALE SIMPLE : A PROPOS DE 109 CAS AU CENTRE HOSPITALIER REGIONAL UNIVERSITAIRE DE FRANCEVILLE GABON.

Ngakani Offobo S1,2, Nguele Ndjota2, Mbana Boukoulou FCA1,2, Ipouka Doussiemou S2, Edou Allo’o 4, Aseké A3, Dyatta Mayombo K2, Diallo KF2, Ondo N’dong F2.

1- Centre Hospitalier Régional Universitaire de Franceville
2- Centre Hospitalier Universitaire de Libreville
3- centre hospitalier régional Georges Rawiri de Lambaréné, Gabon.

Correspondance : Dr Silvère NGAKANI OFFOBO
BP 6208 Libreville, Gabon.
Tel. +24177377344. E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : la cure des hernies inguinales a vu naître une pléthore de techniques chirurgicales. L’objectif est de rapporter notre expérience de l’utilisation de la technique de Desarda, qui consiste en une aponévroplastie du grand oblique.
Patients et Méthodes : il s’agissait d’une étude prospective de janvier 2021 à Décembre 2023, portant sur les cas de cure de hernie inguinale non compliquée chez des patients opérés par plastie aponévrotique, dans le service de chirurgie générale du Centre Hospitalier Régional Universitaire Amissa Bongo de Franceville au Gabon. Les paramètres étudiés étaient les données opératoires, la douleur postopératoire, les hématomes et la récidive.
Résultats : Il s’agissait de 98 hommes (89,9%) et de onze femmes (10,1%) avec un âge moyen de 46,9 ans. La hernie oblique externe représentait 77 cas (70,6 %), directe dans 18 cas (6,5 %) , et mixte dans 12 cas (11%). Les hernies de Claudius Amyand et de Garengeot représentaient 1 cas chacune. La douleur postopératoire aiguë était retrouvée dans 52,3 % des cas. Les complications post opératoires dans 6 cas un hématome scrotal, dans 2 cas une rétention aigue d’urine, dans 2 cas une suppuration pariétale, et dans 1 cas une embolie pulmonaire. L’évaluation clinique au-delà du premier mois notait 3 cas de douleur chronique légère (EVA < 2), et 2 cas d’hématome scrotal. Aucun cas de récidive n’avait été noté.
Conclusion : la cure de hernie selon Desarda semble constituer une alternative fiable et peu coûteuse aux cures par prothèses dans le traitement des hernies inguinales en zone rurale. Cependant, une cohorte élevé devrait permettre d’apprécier sa véritable efficacité.
Mots clés : hernie, aponévroplastie, récidive, Desarda.

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PLACE DE LA PROSTATECTOMIE RADICALE DANS LA PRISE EN CHARGE DES CANCERS DE LA PROSTATE AU SERVICE D’UROLOGIE DU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE DE LIBREVILLE.

Mbethe D, Nguyen Akendengue L, Nzalimbaninenou Mboula P, Allogho Mbouye G, Bissiriou
Izoudine, Adande Menest E, Ndang Ngou Milama S, Mougougou A.

Service d’Urologie du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville, Gabon.

Correspondance : Dr Dimitri MBETHE
BP 40000 Libreville Gabon.
Tél : +241 66 138630 / E- mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : le cancer de la prostate est le premier cancer masculin. Les indications thérapeutiques sont bien codifiées selon le stade lors du diagnostic. A travers ce travail, nous voulions déterminer la place qu’occupe la prostatectomie radicale dans la prise en charge des patients admis pour cette affection.
Matériel et Méthodes : nous avons mené dans le service d’urologie du CHU de Libreville une étude rétrospective allant de janvier 2022 à décembre 2024. Etaient inclus les dossiers des patients admis pour cancer de la prostate de découverte récente. Les paramètres étudiés étaient l’âge, les symptômes urinaires, l’état général, le taux d’antigène spécifique de la prostate (PSA), le score de Gleason, le stade TNM à l’imagerie, l’analyse anatomopathologique de la pièce opératoire, et le suivi post-opératoire à 3, 6 et 12 mois. L’analyse des données a été faite par calcul des moyennes et des fréquences.
Résultats : au total, 83 dossiers étaient inclus, dont 44 retenus. Huit (8) patients avaient un cancer localisé, 3 (6,82%) d’entre eux ont été opérés dans le service, 3 à l’étranger sur convenance personnelle, 2 ont refusé la chirurgie et ont opté pour une radio-hormonothérapie. L’analyse des pièces opératoires concluait en des tumeurs classées toutes pT2NoMo. Les suites opératoires étaient simples chez 2 patients dont la sortie s’est effectuée à J10 post-opératoire ; Le troisième patient présenta une fistule de l’anastomose vésico-urétrale et un iléus paralytique d’évolution favorable, sa sortie s’est effectuée à J14 post-opératoire. Les contrôles post-opératoires montraient un PSA total indétectable chez 2 patients; une récidive biochimique à 6 mois pour le 3ème, qui bénéficia d’un traitement adjuvent.
Conclusion : les patients traités par prostatectomie radicale représentent un faible pourcentage des cas admis pour cancer de la prostate. Ceci est lié en grande partie au fait que le diagnostic est souvent tardif, et dans une moindre mesure, au défaut d’éducation des populations quant à la possibilité de réaliser cette chirurgie localement. Il est donc nécessaire de promouvoir le dépistage volontaire du cancer de la prostate.
Mots clés : cancer, prostate, prostatectomie radicale.

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