INDICATIONS ET RESULTATS DES CESARIENNES AU CENTRE DE SANTE AMELIORE DE GOUECKE (GUINEE).

Théa K1, Soumaoro LT1, Malamou M1, Touré DF2, Fofana H1, Touré A1.

1- Service de chirurgie générale, hôpital national Ignace Deen, CHU de Conakry, Guinée
2- Service de chirurgie du centre de santé amélioré de Gouécké, Guinée.

Correspondance : Dr Kokolypé THEA
Hôpital National Ignace Deen, Conakry Guinée. Tel : +224 621 61 04 23
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : le but de cette étude était de décrire les indications et les résultats de la pratique de la  césarienne au Centre de Santé Amélioré de Gouécké (Guinée).
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude rétrospective descriptive menée sur 24 mois (janvier 2023 – décembre 2024), incluant l’intégralité des patientes césarisées (N=184). Les données sociodémographiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives avaient été étudiées.
Résultats : l’âge moyen des parturientes était de 26 ans, avec 48% de primipares et 58% de femmes non mariées. Le mode d’admission était marqué par l’urgence (85 %) et les références (78 %). La kétamine constituait l’unique protocole anesthésique. Les indications étaient les dystocies mécaniques (38 %), la souffrance foetale aiguë (22 %) et les hémorragies du troisième trimestre (15 %). La morbidité postopératoire (26 %) incluait les suppurations pariétales (11,9 %), les anémies (10,9 %) et les péritonites (7 %). La mortalité maternelle était de 1,6 % par choc hémorragique. Le pronostic néonatal révélait une mortalité foetale de 5 % et un score d’Apgar < 7 à la cinquième minute dans 12 % des cas.
Conclusion : la césarienne au centre de santé amélioré de Gouécké est une chirurgie de sauvetage dictée par le « troisième retard » et une précarité technique. Si elle améliore l’offre de proximité, l’optimisation du pronostic materno-foetal exige un renforcement du dépistage anténatal, une sécurisation des produits sanguins et une diversification des techniques anesthésiques.
Mots clés : césarienne, indication, pronostic

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TUMEUR PARA TESTICULAIRE : RAPPORT D’UN CAS TRAITE AU CHU DE LIBREVILLE.

Mbana Boukoulou FCA1,2, Adande Menest E1,3, Ipouka Doussiemou S1,2, Nguele Ndjota1,2, Mve Ndong BF1, Nguyen Akendengue L1,3, Ndang Ngou Milama S1,3, Dyatta Mayombo K1,2, Diallo KF1,2.

1- Département de Chirurgie et Spécialités de l’Université des Sciences de la Santé
de Libreville – USS.
2- Service de Chirurgie Viscérale du CHU de Libreville
3- Service de Chirurgie Urologique du CHU de Libreville

Correspondance : Dr Flore Chimelle Aïcha MBANA BOUKOULOU
BP 8660 Libreville, Gabon. Tel. +241 62328174
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : les tumeurs para testiculaires représentent un groupe hétérogène de lésions rares, bénignes dans environ 70 % des cas. Elles peuvent se développer aux dépens du rete testis, de l’épididyme, des tuniques vaginales ou des tissus mous adjacents. Leur évolution est généralement lente et insidieuse, ce qui explique que les manifestations cliniques soient souvent discrètes et peu spécifiques. Dans la majorité des cas, les patients consultent pour une tuméfaction scrotale indolore, parfois associée à une gêne fonctionnelle ou esthétique. Le diagnostic repose sur l’imagerie, en particulier l’échographie scrotale, qui permet de distinguer les lésions testiculaires des masses paratesticulaires avec une bonne sensibilité et spécificité.
L’analyse histologique reste indispensable pour confirmer la nature exacte de la lésion. Nous rapportons un cas de tumeur para testiculaire reçu au Service de Chirurgie Viscérale du CHU de Libreville.
Observation : il s’agissait d’un patient gabonais âgé de 54 ans, sans antécédent notable, qui avait consulté pour une volumineuse masse scrotale droite évoluant depuis trois ans. L’examen physique retrouvait une masse molle, non inflammatoire, indépendante du testicule et du cordon spermatique droits. L’échographie scrotale mettait en évidence une masse kystique uniloculaire. Une scrototomie exploratrice avait permis l’exérèse complète de la paroi kystique, après aspiration de 500 cc de liquide séro-hématique. L’analyse histologique concluait à un lymphangiome kystique bénin. Les suites opératoires étaient simples.
Conclusion : ce cas illustre la diversité clinique et histologique des tumeurs para testiculaires. Il confirme que l’exérèse chirurgicale complète constitue le traitement de choix et souligne l’importance de l’histologie pour établir le diagnostic définitif.
Mots clés : tumeur para testiculaire, lymphangiome kystique, exérèse.

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TRAUMATISME OUVERT DU THORAX PAR ECLAT AVEC VOLUMINEUX CORPS ETRANGER IMPACTE DANS L’HEMITHORAX GAUCHE : A PROPOS D’UN CAS.

Mbethe D1, Mpira YM2, Ngakani Offobo S2, Edou Eto’o G2, Kangashe H1, Nzalimbaninenou Mboula P1, Allogho Mbouye G1, Nguyen Akendengue L1, Bissiriou Izoudine1, Adande Menest E1, Ndang Ngou Milama S1, Mougougou A1.

1- Service d’urologie. Centre Hospitalier Universitaire de Libreville.
2- Département de Chirurgie. Université des sciences de la santé, Libreville.

Correspondance : Dr Dimitri MBETHE
BP 4009 Libreville. Gabon. Tel. 00241 66138630
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Les traumatismes thoraciques représentent la deuxième cause de décès en traumatologie. Les cas de traumatisme ouvert avec impactation de l’objet vulnérant au niveau thoracique sont rares. Nous rapportons ici le cas d’un patient de 35 ans, sans antécédent particulier qui avait consulté pour traumatisme ouvert du thorax par éclat (explosion d’une meule à métaux), avec corps étranger (disque de la meule) impacté dans l’hémithorax gauche, suite à un accident de travail. L’exploration chirurgicale au bloc opératoire mettait en évidence une ouverture pleurale et un hémothorax de moyenne abondance.
Les suites opératoires étaient simples et la sortie du patient effectuée à J9 post-opératoire.
Cette observation souligne encore la nécessité de l’usage des mesures de protection sur le lieu du travail concernant le travailleur lui-même (port obligatoire d’équipements de protection individuel) ou son environnement immédiat (distance de sécurité par exemple).
Mots clés : traumatisme, thorax, corps étranger, plaie pénétrante, impactation.

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UNE CAUSE RARE ET INHABITUELLE DE PERITONITE AIGUE EN ZONE TROPICALE : LA PERFORATION ILEALE ASCARIDIENNE.

Ahue KHN1, N’dri KJ1, Souley TA2, Goho KM1, Kone FH4, Kouassi B2, Coulibaly NA1, Adon AA1, Kpan KJ1, ABboua AG1, Lebeau R4, Blegole OC1.

1- Université Félix Houphouët-Boigny, Abidjan, Côte d’Ivoire.
2- Centre Hospitalier Régional de Daloa, Côte d’Ivoire.
3- Hôpital General de Bingerville, Cote d’Ivoire.
4- Université Alassane Ouattara Bouake, Côte d’Ivoire.

Correspondance : Dr Kouassi Henry Noel AHUE
BP : 01 BP V03 ABIDJAN 01
Tel :002250707762241. E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : les parasitoses intestinales cosmopolites sont répandues dans les zones tropicales où les conditions d’hygiène sont mauvaises. La symptomatologie digestive est extrêmement variée, allant d’un simple trouble du transit à un abdomen chirurgical.
Nous rapportons un nouveau cas rare de péritonite aigue généralisée par multiples perforations iléales des vers adultes d’Ascaris lombricoïdes dans l’optique de mettre en exergue les aspects épidémiologiques, cliniques, diagnostiques et thérapeutiques.
Observation : il s’agissait d’un enfant de 06 ans, de sexe masculin, vivant en zone rurale avec absence d’eau potable, qui avait été reçu pour une douleur abdominale. A l’admission aux urgences, il était conscient, léthargique, avec des plis de déshydratation et présentant une péritonite aiguë généralisée d’origine supposée typhique. Il avait été réalisé une résection emportant les perforations, suivie d’une stomie. L’évolution fut marquée par l’apyrexie à soixante-douze heures, la reprise du transit intestinal à J3 postopératoire et la sortie autorisée à J6 postopératoire avec relais per os d’un traitement antihelminthique. Le pronostic était satisfaisant avec un recul de 24 mois. Le rétablissement de la continuité digestive avait été réalisé à 3 mois de l’iléostomie.
Conclusion : la péritonite acaridienne est une situation exceptionnelle. Cette pathologie rappelle l’importance cruciale de la prévention par le déparasitage systématique pour éviter une issue fatale liée à un retard de prise en charge.
Mots clés : Ascaris lombricoïdes, perforation iléale, péritonite, chirurgie.

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PRISE EN CHARGE DU CANCER DE LA VULVE DANS UN CONTEXTE DE RESSOURCES LIMITEES : A PROPOS DE 3 CAS À L’HOPITAL REGIONAL DE N’ZEREKORE (GUINEE).

Thea K1, Banata GA2, Bangoura MS3, Soumaoro LT3, Thea SB1, Diakite S3, Fofana H3, Toure A3.

1- Service de chirurgie générale, hôpital régional de N’Zérékoré, Guinée
2- Service d’Imagerie Médicale et de Radiodiagnostic, CHU de N’Djamena, Tchad
3- Service de chirurgie générale, hôpital national Ignace Deen, CHU de Conakry, Guinée.

Correspondance : Dr Kokolypé THEA
Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, Guinée. Tel : +224 621 61 04 23
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : cette étude décrit l’approche thérapeutique et les défis de prise en charge de trois cas de cancers vulvaires à l’Hôpital Régional de N’Zérékoré.
Observations : en 3 ans, 3 cas ont été colligés (âge moyen : 60 ans). Les facteurs de risque identifiés incluaient les cicatrices d’excision, la ménopause, l’infection par le VIH et un cas de vitiligo vulvaire associé. Le délai moyen de consultation était de 24 mois. Les motifs en étaient la douleur et l’ulcération bourgeonnante. L’histologie avait révélé 2 cas de carcinome épidermoïde et 1 cas de carcinome basocellulaire (Stades FIGO Ib, II et IIIb). Une (1) patiente avait été perdue de vue ; les 2 autres avaient bénéficié d’une chirurgie palliative. En l’absence de radio-chimiothérapie, la survie moyenne n’avait pas excédé 2 mois.
Conclusion : le diagnostic tardif et l’accessibilité limitée aux traitements adjuvants expliquent une mortalité élevée. L’amélioration du pronostic repose sur la sensibilisation, le dépistage des lésions précancéreuses et le renforcement du plateau technique local.
Mots clés : cancer, vulve, biopsie, chirurgie.

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PRISE EN CHARGE CHIRURGICALE D’UNE LESION CHRONIQUE DE MORELLAVALLEE DE LA CUISSE À L’HOPITAL DE REFERENCE DE TALANGAI : A PROPOS D’UN CAS.

Ikounga YPS1,3, Bilongo ASW2,3, Zengui ZFP2,3, Kanga Nianga SS1, Mopemba LBD1, Bouhelo-Pam KPB2,3

1- Hôpital de Référence de Talangaï, Brazzaville, Congo
2- Centre Hospitalier Universitaire de Brazzaville
3- Université Marien Ngouabi, Brazzaville, Congo.

Correspondance : Dr Yèlai Paul Sti IKOUNGA.
BP 13083 Brazzaville, République du Congo. Tél : (+242) 06 600 88 99
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : la lésion de Morel-Lavallée est un décollement fermé post-traumatique des tissus souscutanés par rapport au fascia profond, créant un espace progressivement rempli d’hémolymphe. Les formes chroniques se caractérisent par la constitution d’une pseudo capsule pouvant modifier la stratégie thérapeutique. Nous en rapportons un cas traité chirurgicalement dans un contexte de ressources limitées.
Observation : une patiente de 32 ans, obèse (IMC = 36,76 kg/m²), consultait pour une tuméfaction persistante de la cuisse droite 2 mois après un accident de la circulation routière. Après échec de 2 ponctions évacuatrices associées à une compression, l’échographie retrouvait une collection organisée de 64 × 33 mm, située à 24 mm de profondeur, comportant des cloisons et des échos mobiles. Une chirurgie ouverte associant évacuation d’environ 70 ml d’hémolymphe, capsulectomie avec curetage, capitonnage profond, fenestration aponévrotique selon Ronceray et drainage aspiratif par Redon n°16 était réalisée. L’évolution était favorable avec disparition de la tuméfaction et absence de récidive à 3 et 6 mois.
Conclusion : les formes chroniques de lésion de Morel-Lavallée nécessitent un diagnostic précoce. En présence d’une pseudo capsule ou après échec du traitement conservateur, la chirurgie ouverte associée à l’élimination de l’espace mort demeure une option thérapeutique efficace.
Mots clés : lésion de Morel-Lavallée, décollement fermé, cuisse, capitonnage, drainage aspiratif.

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LES TUMEURS MALIGNES NASO-SINUSIENNES ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES, DIAGNOSTIQUES, THERAPEUTIQUES ET EVOLUTIFS, A L’HOPITAL D’INSTRUCTION DES ARMEES OMAR BONGO ONDIMBA.

Lekassa P1, Nziengui Tirogo C2, Nzamba Bisselou PL2, Manfoumbi Ngoma AB1, Miloundja J1, Belembaogo E2, Nzouba L1.

1- Service d’ORL et Chirurgie cervico-faciale, de l’Hôpital d’Instruction des Armées
Omar Bongo Ondimba (HIAOBO). Libreville
2- Institut de Cancérologie d’Akanda (Gabon).

Correspondance : Dr LEKASSA Pierrette,
BP : 7971 Libreville (Gabon) Tel : +24166010066
E-mail : lekassapierretteahoo.fr

 

RESUME
Introduction : les tumeurs malignes naso sinusiennes sont rares. Elles posent des difficultés diagnostiques et thérapeutiques. Le but de ce travail était d’en décrire les aspects  pidémiologiques, diagnostiques, thérapeutiques et évolutifs.
Matériel et Méthodes : il s’agit d’une étude rétrospective descriptive réalisée au service d’ORL et CCF de l’Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba (HIAOBO) du 01 janvier 2017 au 31 décembre 2021.
Résultats : 8 dossiers ont été retenus. L’âge moyen était de 50,4 ans et un sex ratio de 1. Le délai moyen du diagnostic était de 9 ans. L’obstruction nasale était retrouvée chez tous les patients et l’épistaxis chez 4 d’entre eux. Une masse endo nasale était notée chez 7 patients et une atteinte ganglionnaire dans les zones IA et chez 5 patients. Le scanner du massif facial en coupes axiales et coronales décrivait un comblement naso-sinusien chez tous les patients. Une preuve histologique a été obtenue chez tous les patients, les plus fréquents étant le carcinome glandulaire et épidermoïde dans 2 cas chacun. La chirurgie associée à la radiothérapie étaient réalisés dans 4 cas et chez les 4 autres le traitement était conservateur. Après 2 ans, 2 patients sur les 8 étaient en vie.
Conclusion : les tumeurs naso sinusiennes sont rares. Leurs manifestations cliniques sont dominées par le syndrome rhino-sinusien. Leur diagnostic repose sur l’histologie. La chirurgie et la radiothérapie restent les modalités essentielles du traitement.
Mots clés : tumeur naso-sinusienne, épidémiologie, diagnostic, traitement, évolution.

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RESULTATS DE LA BIOPSIE TESTICULAIRE CHEZ LES PATIENTS ATTEINTS DE CRYPTOZOOSPERMIE DANS DEUX CENTRES SPECIALISES DU CAMEROUN.

Mbouche LO1,2, Epoupa Ngalle FG2, Obam M2, Fotso Gwabap JP3, Sandjon G3, Fouda PJ2, Sando Z2,4, Angwafo III Fru F2

1- Unité d’urologie et Andrologie, Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de
Yaoundé, Cameroun
2- Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I
3- Clinique de l’Aéroport, Douala, Cameroun
4- Service d’Anatomopathologie, Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de
Yaoundé, Cameroun.

Correspondance : Dr Landry Oriole MBOUCHE
Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé. Cameroun
Tel. 00237 699881526
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : le but de cette étude était d’analyser les caractéristiques cliniques, spermatiques et hormonales des patients atteints de cryptozoospermie, et d’évaluer les performances diagnostiques de ces paramètres dans la prédiction du succès de la biopsie testiculaire par micro-TESE (Testicular Sperm Extraction) dans un contexte africain.
Matériel et Méthodes : nous avions mené une étude analytique transversale rétrospective, dans deux centres spécialisés au Cameroun entre janvier 2014 et décembre 2024 (l’Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé et la Clinique de l’aéroport de Douala), pendant une période de 4 mois (mars – mai), incluant 25 patients présentant une cryptozoospermie confirmée. Les données sociodémographiques, cliniques, hormonales (FSH, LH, testostérone, prolactine), spermatiques (mobilité, vitalité, morphologie) et histopathologiques ont été collectées. Une analyse comparative selon la présence de spermatozoïdes à la biopsie et selon le degré d’atrophie testiculaire a été effectuée à l’aide du logiciel SPSS. Les courbes ROC ont permis d’évaluer les seuils prédictifs des paramètres analysés.
Résultats : l’âge moyen des patients était de 43,7 ± 6,2 ans. La micro-TESE a permis de récupérer des spermatozoïdes dans 84 % des cas, avec une moyenne de 3,4 paillettes cryoconservées. La FSH élevée (>12 UI/L), la mobilité spermatique <35 % et la testostérone <3 ng/mL étaient significativement associées à une biopsie négative (p < 0,01). L’atrophie testiculaire sévère était également corrélée à des altérations majeures des paramètres spermatiques. La FSH s’est révélée le meilleur marqueur prédictif d’échec (AUC = 0,94 pour la biopsie négative ; AUC = 0,93 pour l’atrophie sévère). Les complications post-biopsie, exclusivement douloureuses, concernaient 24 % des patients.
Conclusion : la biopsie testiculaire par micro-TESE est majoritairement réalisée chez les patients de la quatrième décade. Les spermatozoides sont prélevés dans la majorité des cas de cryptozoospermie. Dans certains cas, La FSH, la mobilité spermatique et la testostérone sont significativement associées à une biopsie négative.
Mots clés : cryptozoospermie, infertilité masculine, micro-TESE, biopsie testiculaire.

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PRISE EN CHARGE DES MALFORMATIONS DES ORGANES GENITAUX EXTERNES MASCULINS A L’HOPITAL CENTRAL DE YAOUNDE : PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE, CLINIQUE ET THHERAPEUTIQUE.

Fouda JC1, Mekeme JB1, Nyanit BD2, Gouag3, Ngapagna Y1, Mbede M4, Abo’o T4, Mbassi AA5, Ndongo R6, Nke Ateba7, Ongolo ZP4, Owono EP3.

1- Service d’Urologie de l’Hôpital Central de Yaoundé et Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I
2- Services de Chirurgie Pédiatrique de l’Hôpital Central de Yaoundé et Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I
3- Service d’Anesthésie et Réanimation de l’Hôpital Central de Yaoundé et Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I
4- Service d’Imagerie Médicale de l’Hôpital Central de Yaoundé et Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I
5- Service d’Urologie de l’Hôpital Central de Yaoundé et Institut Supérieur des Technologies Médicales
6- Services de Chirurgie Pédiatrique de l’Hôpital Central de Yaoundé
7- Services du Laboratoire de l’Hôpital Central de Yaoundé, Cameroun.

Correspondance : Dr Jean Cédrick FOUDA
BP 1333 Yaoundé, Cameroun.
Tel. +237675160954,
E-mail : [email protected],

 

RESUME
Introduction : : les malformations congénitales des organes génitaux externes (MCOGE) constituent un problème de santé publique en raison de leur fréquence et de leurs conséquences fonctionnelles et psychosociales. Cependant, les données concernant ces anomalies restent limitées au Cameroun. Cette étude avait pour objectif de décrire le profil épidémiologique, clinique et thérapeutique des malformations congénitales des organes génitaux externes observées lors d’une campagne de consultation et de prise en charge chirurgicale.
Patients et Méthodes : il s’agissait d’une étude descriptive transversale à collecte prospective des données, réalisée sur deux semaines en août 2025 à l’Hôpital Central de Yaoundé. La première semaine était consacrée aux consultations et la seconde aux interventions chirurgicales. Les patients présentant une malformation congénitale cliniquement visible des organes génitaux externes étaient inclus. Les données sociodémographiques, cliniques, paracliniques et thérapeutiques ont été analysées.
Résultats : au total, 175 patients présentant une malformation congénitale des organes génitaux externes ont été inclus. L’âge médian était de 5 ans. La tranche d’âge la plus représentée était celle de 3 à 5 ans (29,1 %). La majorité des patients provenait des régions de l’Ouest (42,9 %) et du Centre (40,6 %). Les pathologies les plus fréquentes étaient la cryptorchidie (45,1 %), les anomalies de persistance du canal péritonéo-vaginal (32 %) et l’hypospadias (14,9 %). Douze patients (6,9 %) présentaient une suspicion de trouble du développement sexuel et deux patients (1,1 %) un micropénis. Au total, 64 patients (36,6 %) ont bénéficié d’une prise en charge chirurgicale.
Conclusion : les malformations congénitales des organes génitaux externes sont fréquentes dans notre contexte et souvent diagnostiquées tardivement. Le renforcement de la sensibilisation des populations et des professionnels de santé, ainsi que l’intégration du dépistage précoce dans les politiques de santé publique, pourraient améliorer leur prise en charge.
Mots-clés : malformation urogénitale, cryptorchidie, hypospadias, hernie, hydrocèle, campagne chirurgicale.

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SURGICAL SITE INFECTIONS AT THE AMIROU BOUBACAR DIALLO NATIONAL HOSPITAL IN NIAMEY: MICROBIAL ECOLOGY AND ANTIBIOTIC RESISTANCE.

Hama Y1,2, Abdourahamane Y3, Kadi I4, Abdoulwahab YM2, Nouroudine AH3.

1- Service de Chirurgie Générale et Viscérale, Hôpital National Amirou Boubacar Diallo, Niamey, Niger
2- Département de Chirurgie et Spécialités Chirurgicales, Faculté des Sciences de la Santé, Université Abdou Moumouni, Niamey, Niger
3- Laboratoire de Bactériologie et Virologie, Hôpital National Amirou Boubacar Diallo Niamey, Niger
4- Département de Chirurgie et Spécialités chirurgicales, Hôpital National de Niamey, Niger

Correspondance: Dr Younsa HAMA
Hôpital National Amirou Boubacar Diallo,
Niamey, Niger. Tel. 0022790792558.
E-mail : [email protected]

 

SUMMARY
Introduction: the aim of this study was to describe the microbial ecology and antibiotic resistance of surgical site infections (SSIs) at the Amirou Boubacar Diallo National Hospital in Niamey.
Patients and Methods: this was a prospective, descriptive, and analytical study conducted over six months at the Amirou Boubacar Diallo National Hospital in Niamey, a tertiary care hospital in Niger. The study focused on SSIs and their antibiotic resistance profiles.
Results: out of 941 surgical procedures, 34 cases of SSIs were recorded, representing a frequency of 3.61%. Males accounted for 58.82% of cases. The average age was 22.5 years ±19.80, ranging from 4 days to 72 years. The most represented age group was 5 to 15 years old (32.35%). SSIs occurred in 65% of cases following emergency surgeries and in 67.65% of cases following Altemeier class IV surgeries. The isolated organisms were predominantly Gram-positive bacilli in 58% of cases. Gram-negative bacilli producing extended-spectrum beta-lactamases (ESBL) were found in 57.69% of cases. Escherichia coli and Staphylococcus aureus were the most frequently identified pathogens, each accounting for 15.56% of cases. Among Staphylococcus aureus strains, 29% were methicillin-resistant (MRSA). The isolated organisms exhibited resistance to commonly used antibiotics.
Conclusion: SSIs are frequent and severe at the Amirou Boubacar Diallo National Hospital in Niamey due to the multidrug resistance of the isolated pathogens.
Key words: surgical site infection, antibiotic resistance, emergency surgery, postoperative complications.