RESULTATS A COURT TERME DU TRAITEMENT PAR VOIE COELIOSCOPIQUE DES PERITONITES AIGUES DANS 02 HOPITAUX DE YAOUNDE.

Savom EP1,2, Mbele RII2 , Kogni Oloumou N2 , Atangana CP2 , Biwole Biwole DP2,4, Ekani Boukar Mahamat Y3 , Fola Kopong O2 , Bang GA2,5

1-Centre Hospitalier et Universitaire de Yaoundé, Cameroun
2-Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I, Cameroun
3-Faculty of Health Sciences, Buea, Cameroun
4-Hôpital Central de Yaoundé, Cameroun
5-Hôpital Général de Yaoundé, Cameroun

Correspondance : Dr : Eric Patrick SAVOM CHU de Yaoundé, Cameroun.
Tél. (+237) 690 583 476. E-mail : [email protected].

 

RESUME
Introduction : le traitement coelioscopique des affections chirurgicales est une procédure fréquente dans notre pays. Le but cette étude était de rapporter notre expérience de l’abord coelioscopique dans la prise en charge des péritonites aiguës à Yaoundé.
Matériel et Méthodes : nous avions réalisé une étude descriptive, transversale avec recueil rétrospectif des données du 1er Août 2019 au 31 Juillet 2024 dans deux formations sanitaires de la ville de Yaoundé. Nous avions inclus tous les dossiers complets des patients opérés par voie coelioscopique d’une péritonite aiguë.
Les variables étudiées étaient les données sociodémographiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives.
Résultats : nous avions colligé 31 patients. Leur sex ratio était de 1,21 et l’âge moyen de 36,6 ans. Dix-neuf (19) patients (61,3%) avaient consulté plus de 5 jours après le début des symptômes. La péritonite était localisée chez 19 patients (61,3%). L’appendicite aiguë compliquée représentait 77,4% des étiologies. La disposition des trocarts et les gestes réalisés étaient fonction de l’étiologie. Les procédures duraient en moyenne 92,1 minutes. Après la chirurgie, les patients séjournaient en moyenne 7 jours à l’hôpital. La morbidité postopératoire était de 32,3%, marquée par les complications infectieuses, notamment les abcès intra-péritonéaux résiduels (6 cas ; 19,6%). La mortalité postopératoire était de 3,2%.
Conclusion : le traitement coelioscopique des péritonites aiguës à Yaoundé est sûr et efficace. Il s’adresse majoritairement aux péritonites localisées, souvent d’origine appendiculaire. Il offre un avantage en termes de durée d’hospitalisation et de morbidité postopératoire.
Mots clés : péritonite aiguë, traitement coelioscopique, morbidité, mortalité.

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PRISE EN CHARGE DE LA FRACTURE DE VERGE AU CHU DE REFERENCE NATIONALE DE N’DJAMENA.

Minguemadji A1 , Nisso O1, Rimtebaye KF1, Ouedraogo B2, Ndormadjita A3, Wodé EA1, Adoum Chérif M1, Mahamat Ali M1, Rimtebaye K1.

1-Service d’Urologie du Centre Hospitalier Universitaire de Reference Nationale de N’Djamena, Tchad.
2-Service d’Urologie du Centre Hospitalier Universitaire de Tengandogo de Ouagadougou, Burkina Faso.
3-Service d’Urologie du Centre Hospitalier Universitaire la Renaissance de N’Djamena, Tchad.

Correspondance : Dr Allassiangar MINGUEMADJI
BP: 130 N’Djamena, Tchad. Tel: +23566210359
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : la fracture de verge est une solution de continuité de l’albuginée d’un ou de deux corps caverneux, associée ou non à une lésion urétrale, le plus souvent sur une verge en état d’érection avec extravasation du contenu sanguin. Le but de l’étude était de rapporter les aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs d’une série de 35 cas de fracture de verge.
Patients et Méthodes: nous avions réalisé une étude prospective portant sur les patients victimes de fracture de verge pris en charge au service d’urologie du CHU de Référence Nationale de N’Djaména durant la période allant de janvier 2018 à décembre 2022. Les variables étudiées étaient sociodémographiques, cliniques, paracliniques, thérapeutiques et évolutives. L’erection était evaluée par l’IIEF-5.
Résultats : 35 patients ont été retenus pour l’étude. L’âge moyen des patients était de 36,9 ans, la tranche d’âge 35-39 ans représentait (46,4)%. Les mariés représentaient 57,2%. Le délai moyen de consultation était de 66,7 heures. Les circonstances de survenue étaient le faux pas du coït dans 78,6% des cas (n =22). Le traitement était uniquement chirurgical (100%). Les complications post-opératoires étaient : la suppuration (4,8%) et la douleur à l’érection (4,8%). L’érection était normale chez tous les patients(100%).
La durée moyenne d’hospitalisation était de 48,8 ±7,2 h.
Conclusion : la fracture de verge est une urgence uro-andrologique rare dont le diagnostic repose sur les arguments cliniques. Le pronostic fonctionnel dépend de la précocité de la prise en charge chirurgicale.
Mots clés : corps caverneux, fracture, chirurgie, érection.

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SYNDROME DE LA JONCTION PYELO-URETERALE DE L’ADULTE : EXPERIENCE DE LA PRISE EN CHARGE MULTICENTRIQUE, INDICATIONS ET RESULTATS DE LA PYELOPLASTIE.

Mekeme MJB1,5, Epoupa F3,5, Liendi T2, Mekeme DF5, Mbassi AA1, Fouda JC1,5, Mekeme YMJ5, Ngue Ngue DJ5, Fouda PJ5, Ongolo Zogo P4,5, Angwafo III Fru5, Sosso MA5.

1- Service d’Urologie et d’Andrologie, Hôpital Central de Yaoundé, Yaoundé, Cameroun.
2- Hôpital District Deido, Douala, Cameroun.
3- Service de Chirurgie générale, Hôpital général de Douala, Douala, Cameroun.
4- Centre National d’Imagerie Médicale, Hôpital Central de Yaoundé, Yaoundé, Cameroun.
5- Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales, Université Yaoundé I, Yaoundé,
Cameroun.

Correspondance : Dr Junior MEKEME MEKEME Hôpital Central de Yaoundé,
Yaoundé Cameroun.
Tel : 00237 77676240. E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : le syndrome de la jonction pyélo-urétérale (SJPU) correspond à une obstruction des voies urinaires située à la jonction entre le pyélon et les premiers centimètres de l’uretère lombaire, liée à un dysfonctionnement de la jonction. La pyéloplastie reste le traitement de référence à ce jour. L’évaluation après chirurgie reste problématique dans notre contexte en l’absence de la scintigraphie rénale. Le but de l’étude était de présenter les indications et résultats dans notre contexte d’exercice.
Matériel et Méthodes : nous avions mené une étude rétrospective descriptive dans les services d’urologie-andrologie de l’Hôpital Central de Yaoundé (HCY), l’Hôpital Laquintinie de Douala (HLD) et dans le service de chirurgie générale de l’Hôpital Général de Yaoundé (HGY) de Janvier 2010 à Mars 2025. L’échantillonnage était consécutif incluant les dossiers de patients adultes ayant été l’objet d’une pyéloplastie pour SJPU. Les caractéristiques sociodémographiques, les données cliniques et paracliniques avant la chirurgie et le recul ont été étudiés.
Résultats : nous avions enregistré 35 dossiers dont 24 hommes et 11 femmes, soit un sex ratio de 2,18. La moyenne d’âge était de 37 ± 18 ans. Le délai de consultation était en moyenne de 38 ± 33 mois. Le délai de prise en charge chirurgicale était de 2,9 ± 2,4 mois. L’hydronéphrose était découverte chez tous les malades avec un parenchyme rénal aminci chez 23 patients (65,7%). Nous avions 2 patients (5,7%) avec un vaisseau polaire inférieur. La chirurgie ouverte a été réalisée chez 31 patients (88,6%) et la chirurgie laparoscopique chez 4 patients (11,4%). Une lithiase était retrouvée chez sept patients (20%). La pyéloplastie selon Anderson-Hynes a été réalisée chez 23 patients (65,7%). Les suites opératoires ont été simples chez 31 patients (88,6%). La suppuration pariétale et les fuites urinaires péri-anastomotiques étaient des complications retrouvées chez 4 patients (11,4%). Nous avons réévalué 17 patients avec un recul moyen de 28 ± 18 mois.
Conclusion : l’indication opératoire du SJPU de l’adulte est posée devant des douleurs chroniques du flanc, la présence de lithiases urinaires ou d’infections urinaires à répétition. La pyéloplastie a un faible taux de complications avec des résultats satisfaisants en post-opératoire dans notre expérience.
Mots clés : indication, résultat, pyéloplastie, syndrome de la jonction pyélo-urétérale, adulte.

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EXPERIENCE DE LA PRISE EN CHARGE DU PRIAPISME ISCHEMIQUE AU CHU LA REFERENCE NATIONALE DE N’DJAMENA.

Minguemadji Allassiangar1, Nisso Ouangkake1, Freddy Rimtebaye K1, Ndormadjita Allah-Syengar2, Temga Ouang M1, Memrangar M1, Sobkika EN1, Mahamat Ali M1, Rimtebaye K1.

1- Service d’Urologie du Centre Hospitalier Universitaire de Reference Nationale de N’Djamena
2- Service d’Urologie du Centre Hospitalier Universitaire la Renaissance de N’Djamena, Tchad.

Correspondance : Dr Allassiangar MINGUEMADJI
BP : 130 N’Djamena, Tchad. Tel : +23566210359
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : le priapisme ischémique est une urgence andrologique. Sa prise en charge précoce est essentielle pour prévenir les complications. L’objectif de cette étude était de rapporter l’expérience du service d’urologie du Centre Hospitalier Universitaire la Référence Nationale de N’Djamena dans la prise en charge de cette pathologie.
Matériel et Méthodes : nous avions mené une étude transversale descriptive portant sur les patients consultants pour un priapisme, pris en charge et suivi au service d’urologie durant la période de janvier 2011 à décembre 2023. Les variables étudiées étaient sociodémographiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives. Tous les patients avaient donné leur consentement à participer à cette étude. Les données ont été recueillies et analysées grâce au Microsoft office 2016 et le sphinx 2,5.
Résultats : au total, 23 patients étaient éligibles. L’âge moyen des patients était de 31,17 ans. Les patients étaient : commerçants (47,8 %, n=11), mariés (60,9 % n=14), résidaient en zones urbaines (78,3 % n=18). La verge était en érection, tendue et douloureuse, irréductible les corps caverneux rigides à l’exception de la flaccidité du gland et en dehors de toute stimulation sexuelle depuis au moins 4h chez tous les patients. Le délai moyen de consultation était de 56,3 heures. Le priapisme était survenu sur un terrain de drépanocytose (69,6 %), de leucémie (17,4 %) et idiopathique (13%). Une prise d’aphrodisiaques a été rapportée chez 69,6 % (n=16), Le traitement consistait en un shunt caverno-spongieux distal selon la technique d’Alghorab (78,3 %) ou une ponction des corps caverneux (21,7 %), associé à des injections d’alpha-stimulants. La détumescence a été observée chez 78,28 % (n=18). La durée moyenne d’hospitalisation était de 11,27 jours.
Conclusion : le priapisme ischémique est une urgence andrologique rare. La drépanocytose est le principal facteur étiologique. Une prise en charge précoce permet de prévenir la fibrose des corps caverneux à l’origine de la dysfonction érectile.
Mots clés : priapisme ischémique, urgence andrologique, shunt caverno-spongieux, dysfonction érectile, aphrodisiaque.

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ASPECTS THERAPEUTIQUES ET EVOLUTIFS APRES HYSTEROSCOPIE OPERATOIRE DES LESIONS ENDOCAVITAIRES CHEZ LES PATIENTES PRESENTANT UNE INFERTILITE FEMININE D’ORIGINE UTERINE AU CENTRE HOSPITALIER DE RECHERCHE ET D’APPLICATION EN CHIRURGIE ENDOSCOPIQUE ET REPRODUCTION HUMAINE DE YAOUNDE.

Nyada SR1,2, Ndounda A Zock M1, Tompeen I1,3, Mpono Emenguele P1,2, Ngono Akam V1,2, Metogo Ntsama J1,2, Batoum Mboua V1,4, Ebong EC1,5, Nsahlaï C1, Belinga E1,2, Noa Ndoua C1,2.

1- Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales, Université de Yaoundé 1
2- Centre Hospitalier de Recherche et d’Application en Chirurgie Endoscopique et
Reproduction Humaine
3- Hôpital Gynéco- Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé
4- Centre Hospitalier Universitaire
5- Hôpital Central de Yaoundé, Cameroun.

Correspondance : Dr Serge Robert NYADA Université de Yaoundé I, Yaoundé. Cameroun.
Tel 237 677600154. E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : les lésions endocavitaires utérines sont fréquentes chez les femmes consultant pour
infertilité du couple. L’hystéroscopie constitue le pilier de la prise en charge de ces dernières. L’objectif de ce travail était d’étudier les aspects thérapeutiques et évolutifs après hystéroscopie des patientes présentant une infertilité féminine d’origine utérine au Centre Hospitalier de Recherche et d’Application en Chirurgie Endoscopique et Reproduction Humaine de Yaoundé.
Matériel et Méthodes : nous avions réalisé une étude descriptive transversale portant sur les patientes présentant une infertilité féminine d’origine utérine et opérées d’une hystéroscopie durant la période de janvier 2016 à juin 2023.
Résultats : Nous avions enrôlé 126 cas. Les indications opératoires étaient représentées par les fibromes sous muqueux (65%), les polypes (59,5%), les synéchies (13,9%), le second look après myomectomie (4,8%), les cloisons utérines (2,5%) et l’adénomyose (0,8%). Les trouvailles opératoires consistaient en la présence de polypes (57,1%), fibromes (43,7%), synéchies (16,7%) et hypertrophie de l’endomètre (1,6%). Après chirurgie, nous avions enregistré un taux de complications de 6,4%, avec la perforation utérine dans 3,2%. Le taux global de conception à 24 mois était de 68,9%, soit un taux de fertilité spontané de 32% et un taux de fertilité après FIV de 36,9%.
Conclusion : les patientes présentant une infertilité féminine d’origine utérine et opérées d’une hystéroscopie ont pour principales indications les fibromes, les polypes et les synéchies. Le taux de conception global à 24 mois est satisfaisant après traitement.
Mots clés : hystéroscopie, infertilité utérine, évolution.

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LA PATHOLOGIE DU CANAL PERITONEO VAGINAL: ASPECT EPIDEMIOLOGIQUE, CLINIQUE ET THERAPEUTIQUE

Fouda JC1,2, Nyanit BD2,4, Essomba AQ3, Epoupa NGF2, Mekeme MJB1,2, Mbassi AA1,5, Ngue NJD2, Bang GA2, Moby MH3.

1- Service d’Urologie et Andrologie de l’Hôpital Central de Yaoundé
2- Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I
3- Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques de l’Université de Douala
4- Services de Chirurgie Pédiatrique de l’Hôpital Central de Yaoundé
5- Institut Supérieur des Technologies Appliquées

Correspondance : Dr Jean Cédrick FOUDA
BP : 1333 Yaoundé. Cameroun. Tel : +237675160954
E-mail : [email protected],

 

RESUME
Introduction : les pathologies du canal péritoneo-vaginal (PCPV) sont des affections congénitales dues à la persistance du canal péritoneo-vaginal au-delà de la naissance. Elles constituent une des malformations les plus fréquentes. D’où notre intérêt à étudier leurs aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques.
Matériels et méthodes : il s’agissait d’une étude rétrospective, descriptive réalisée dans le service d’Urologie-Andrologie de l’Hôpital Central de Yaoundé durant une période de huit ans portant sur les enfants souffrant d’une PCPV. Avaient été inclus tous les dossiers complets d’enfants opérés pour une PCPV.
Résultats : nous avions obtenu une fréquence hospitalière de 2,27% et colligé 81 dossiers. L’âge médian était de 6 ans (3 à 11 ans). La tuméfaction scrotale était le principal motif de consultation (98,77%). Elle avait été constatée à la naissance chez 32,1% des patients. Le constat avait été fait par les parents dans 82,72% des cas. Entre le constat et la décision de prise en charge, il y avait eu une médiane d’attente de 2,96 ans. Le diagnostic récurrent était l’hydrocèle (87,65%) particulièrement le côté droit (49,38%). Lors de la chirurgie, nous faisions un abord supra scrotal chez les patients présentant une hydrocèle et chez les patients présentant une hernie inguinale, un abord au pli inguinal. La complication était l’oedème scrotal dans 14,81% des cas. Tous les patients étaient hospitalisés 24 h après la chirurgie.
Conclusion : la PCPV est une pathologie fréquente et demande une information, éducation et communication avec les parents des patients. L’approche supra scrotale dans la cure des hydrocèles peut constituer une alternative.
Mots clés : PCPV, malformation congénitale, hydrocèle, hernie.

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ASPECTS ÉPIDÉMIOLIQUES, DIAGNOSTIQUES ET THÉRAPEUTIQUES DE L’HYPOSPADIAS À L’HÔPITAL CENTRAL DE YAOUNDE.

Fouda JC1,2, Essomba AQ3, Nyanit BD2, Mekeme MJB1,2, Mbassi AA1,4, Nineza AP5, Ngapagna Y2, Bang GA2, Moby MH3.

1- Service d’Urologie et Andrologie de l’Hôpital Central de Yaoundé
2- Faculté de Médecine et de Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I
3- Faculté de Médecine et de Sciences Pharmaceutiques de l’Université de Douala
4- Institut Supérieur des Technologies Médicales
5- Centre Hospitalo-Universitaire de Kamenge.

Correspondance : Dr Jean Cédrick FOUDA
BP. 1333 Yaoundé, Cameroun. Tel. +237675160954,
E-mail : [email protected],

 

RESUME
Introduction : l’hypospadias est l’une des malformations congénitales les plus fréquentes de l’appareil génital masculin. Au Cameroun, les données disponibles restent limitées. Cette étude visait à décrire les aspects épidémiologiques, diagnostiques, thérapeutiques et évolutifs de l’hypospadias dans notre contexte.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude rétrospective descriptive menée sur une période de huit ans (2017–2024) au service d’Urologie-Andrologie de l’Hôpital Central de Yaoundé. Elle incluait tous les dossiers complets d’enfants opérés pour hypospadias durant la période d’étude. Les données épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives ont été recueillies et analysées. Les associations statistiques ont été évaluées à l’aide des tests du χ², de Spearman et de Kruskal-Wallis avec un seuil de significativité fixé à p < 0,05.
Résultats : 62 dossiers ont été colligés, soit une prévalence hospitalière de 2,06 %. L’âge médian au diagnostic était de 5,5 ans. L’anomalie était découverte à la naissance dans 61,29 % des cas et par les parents dans 80,65 % des cas. L’hypospadias antérieur représentait 35,48 % des cas. La technique de tubularisation de la plaque urétrale incisée (TIP) était utilisée pour les formes distales et moyennes, tandis que les techniques de Duckett et Bracka étaient privilégiées pour les formes proximales. Les complications post-opératoires étaient observées chez 24,19 % des patients et étaient représentées par la fistule urétrocutanée dans 14,52 % des cas.
Conclusion : dans notre contexte, l’hypospadias reste diagnostiqué relativement tardivement. Les formes antérieures sont les plus fréquentes. La technique TIP demeure la procédure de référence pour les formes distales et moyennes, avec un taux de complications comparable à celui rapporté dans la littérature.
Mots clés : hypospadias, malformation congénitale, technique TIP.

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BONES AND SOFT TISSUE INFECTIONS IN CHILDREN IN CAMEROON: PREVALENCE, CLINICAL PRESENTATIONS, AND OUTCOMES IN THREE REFERRAL HOSPITALS.

Ekani Boukar M1, Djike Y1, Mokake D1, Nwandum P1, Ousmana O2, Mbele R3, Savom E3, Ngwane A1, Bang GA3, Chichom M1, Ngowe N3, Essomba A3.

1- Faculty of Health Sciences, University of Buea, Cameroon
2- Faculty of Medicine and Biomedical Sciences, University of Garoua, Cameroon
3- Faculty of Medicine and Biomedical Sciences, University of Yaounde 1, Cameroon.

Correspondance : Dr Mahamat EKANI BOUKAR University of Buea, Cameroon.
Tel : (+237) 677569797
E-mail : [email protected].

 

SUMMARY
Introduction: bone and soft tissue infections in children remain an important cause of morbidity and mortality in low- and middle-income countries (LMICs). In Cameroon, data are scarce despite their public health significance. This study was to determine the prevalence, clinical patterns, management, and outcomes of pediatric bones and soft tissue infections in three major hospitals in Cameroon.
Material and Methods: a retrospective cross-sectional study was conducted between January 2019 and December 2021 in Douala General Hospital, Laquintinie Hospital Douala, and Buea Regional Hospital. Records of children aged 0–18 years admitted for bones and soft tissue infections were reviewed. Data was analyzed with SPSS v25.
Results: out of 1349 pediatric surgical admissions, 128 (9.5%) were due to bones and soft tissue infections. Boys accounted for 63.5% of cases, the mean age was 8 years. The infections were soft tissue abscesses (35.2%), osteomyelitis (27.3%), and pyomyositis (18.0%); 62% of patients presented late, after 7 days of symptom onset. Complications were documented in 15% of patients, with septicemia and anemia. Overall, 90.6% of patients were discharged, 4.7% died, 3.1% left against medical advice, and 1.6% were referred.
Mortality was highest among neonates (25%) and children with disseminated sepsis.
Conclusion: in children, bones and soft tissue infections remain a major cause of morbidity and mortality in Cameroon. Prevention, early referral, and improved surgical and neonatal care are critical to improving outcomes.
Key words: pediatric bone, soft tissue, infection, abscess, osteomyelitis, pyomyositis.

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SEMI-RIGID PENILE PROSTHESIS IMPLANTATION AT LAQUINTINIE HOSPITAL OF DOUALA : INDICATIONS, TECHNIQUES, AND OUTCOMES.

Nwaha Makon AS1,2, Mekeme Mekeme JB1, Badjam Hadjidjatou Djingui Ngetiko1, Nzati3, Tazemda Kuitsouc GB5, Ngandeu JM2, Biyouma MDC2, Etobe CMT2, Mbassi AA3, Ngowe Ngowe M2,4.

1- Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales, Université de Yaoundé 1.
2- Hôpital Laquintinie de Douala (Cameroun).
3- Institut Supérieur de Technologie Médicale, Université de Douala.
4- Faculté de Médecine et des sciences Pharmaceutiques, Université de Douala.
5- Institut de Management et d’Ingénierie de la Santé, Université de Lille.

Correspondance: Dr Axel Stéphane NWAHA MAKON, Hôpital Laquintinie de Douala, Cameroun.
Tél : + 237 699236640. E-mail : [email protected].

 

SUMMARY
Introduction: erectile dysfunction (ED) is a common issue among aging men, often tied to health
conditions like prostate cancer or diabetes. When medications and other conservative treatments don’t work, penile prosthesis implantation becomes the go-to option. In settings where resources are limited, semi-rigid implants stand out as the most practical and accessible solution. This study set out to examine how semi-rigid penile prostheses perform in real-life conditions in Cameroon—looking at who receives them, why, how the surgeries are done, and how patients fare afterward in terms of function, satisfaction, and complications.
Material and Methods: we followed 30 patients over a 4.5-year period (January 2020 to July 2024) who had severe ED that didn’t respond to medical treatment. Each underwent implantation of a semi-rigid penile prosthesis. Erectile function was measured using the IIEF-5 before and after surgery, and satisfaction was assessed at six months using the EDITS questionnaire. We also tracked surgical details and any complications.
Results: patients had a mean age of 63.7 years. Some were living with prostate cancer (53.3%) or diabetes (70%), and 80% had ED of organic origin. All surgeries were performed under spinal anesthesia, mostly via a longitudinal penoscrotal approach. Erectile function improved significantly post-surgery, with median IIEF-5 scores rising from 5 to 15 (p < 0.0001). By six months, 83.3% of patients had resumed sexual activity. Satisfaction was generally high, with a median EDITS score of 93.1, though six patients reported moderate to low satisfaction (≤65). The overall complication rate was 16.7%, including manageable cases of hematoma, infection, erosion, and mechanical issues.
Conclusion: semi-rigid penile prosthesis implantation proves to be a solid and effective solution for severe ED in low-resource environments. It delivers strong functional outcomes and high patient satisfaction, with a safety profile that remains acceptable. Future studies should also include a direct assessment of partner satisfaction to provide a more complete picture of postoperative outcomes.
Key words: erectile dysfunction, penile prosthesis, semi-rigid implant, patient satisfaction, IIEF-5, EDITS, low-resource setting.

 

LA PRISE EN CHARGE DE LA HERNIE D’AMYAND AU SERVICE DE CHIRURGIE PEDIATRIQUE DU CHU DE LA MERE ET DE L’ENFANT DE N’DJAMENA (TCHAD).

Ngaringuem O1,2, Mahamat Nour AD1,2, Bembo L1, Djianoné K1, Ouchemi C2,3.

1- CHU de la Mère et de l’Enfant de Ndjamena
2- Faculté Sciences de la santé humaine/Université de Ndjamena
3- CHU « La Référence Nationale » de Ndjamena
Correspondance : Dr Olivier Ngaringuem, CHU de la Mère et de l’Enfant de
Ndjamena, Tchad.
Tel : +23591642011. E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : la hernie d’Amyand est une forme rare de hernie inguinale et est définie par la présence de l’appendice vermiforme dans le sac herniaire. L’incidence est estimée entre 0,1 et 1,7 % des hernies inguinales. Le diagnostic est difficile à poser et est souvent de découverte fortuite en per opératoire. La survenue d’une appendicite dans ce contexte reste exceptionnelle. L’objectif de cette étude était de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs des hernies d’Amyand.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude rétrospective allant de juillet 2022 à juin 2025 et qui s’était déroulée dans le service de chirurgie pédiatrique du CHU-ME incluant tous les enfants de 0 à 15 ans opérés pour hernie inguinale dont le sac herniaire contenait un appendice.
Résultats : sur 452 hernies inguinales prises en charge, 8 étaient des hernies d’Amyand (prévalence : 1,76%). L’âge moyen était de 15,5 mois (extrêmes : 45 jours et 3 ans). Tous les patients étaient de sexe masculin.
Dans 6 cas, la tuméfaction inguino-scrotale droite était indolore. Deux (2) patients présentaient un tableau d’étranglement. L’exploration peropératoire retrouvait un appendice inflammatoire dans 1 cas et un cæcum inclus dans 1 cas. La fermeture du canal péritonéo-vaginal (CPV) était faite chez tous les patients. Une appendicectomie était réalisée chez 3 enfants. Les suites opératoires étaient simples avec une sortie entre J1 et J4.
Conclusion : la hernie d’Amyand est une entité rare en chirurgie pédiatrique. Le diagnostic est souvent peropératoire. La prise en charge chirurgicale classique se fait par la fermeture du CPV avec ou sans appendicectomie selon l’état de l’appendice.
Mots clés : hernie d’Amyand, appendice, enfant, hernie inguinale.

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