Fonkoue L1,2, Muluem OK1,2, Boubakari O2, Atenguena Okobalemba E3 , Ngongang O4, Nyamkoue Mebouinz F2,5, Sando Z6, Handy ED1,2.
1 -Service d’Orthopédie-Traumatologie, Hôpital Général de Yaoundé.
2- Université de Yaoundé 1, Faculté de Médecine et des sciences biomédicales, Département
de Chirurgie et spécialités.
3- Service d’oncologie médicale, Hôpital Général de Yaoundé.
4- Service d’Orthopédie-Traumatologie, Centre des Urgences de Yaoundé.
5- Service d’Orthopédie-Traumatologie, Hôpital Central de Yaoundé
6- Université de Yaoundé 1, Faculté de Médecine et des sciences biomédicales, Département
des sciences morphologiques.
Correspondance : Dr Loïc FONKOUE
Hôpital Général de Yaoundé, Cameroun.
Tel: +237 699666757
E-mail : [email protected]
RESUME
Introduction : les tumeurs osseuses sont rares et présentent une répartition géographique inégale. Leur diversité clinique, radiologique et histopathologique complique la prise en charge, surtout dans les pays à ressources limitées. Cette étude avait pour but de décrire le profil épidémiologique, clinique et thérapeutique des tumeurs osseuses à Yaoundé.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude observationnelle transversale et rétrospective, incluant 162 patients présentant des tumeurs osseuses confirmées histologiquement, de 2016 à 2025. Les données sociodémographiques, cliniques, radiologiques, histologiques et thérapeutiques étaient extraites des dossiers médicaux et rapports anatomopathologiques.
Résultats : l’âge moyen était de 44,4±20,4 ans, avec un sex-ratio H/F égale à 1,18. Les délais moyens diagnostique et thérapeutique étaient respectivement de 9 et 20 mois. Les tumeurs bénignes représentaient 21,6 % des cas, représentées notamment par les ostéochondromes (34,3 %) et les enchondromes (20 %). Les tumeurs malignes primitives représentaient 28,4 % des cas, avec les ostéosarcomes (60,9 %) et les chondrosarcomes (15,2 %). Les tumeurs malignes secondaires constituaient 50 % des cas, provenant des cancers de la prostate (42 %) et du sein (39,2 %). Ces tumeurs étaient localisées au rachis pour les tumeurs secondaires, au fémur et au tibia pour les tumeurs primitives. La prise en charge était chirurgicale dans 83,4 % des cas, associée à la chimiothérapie (53%) et/ou la radiothérapie (10%).
Conclusion : les tumeurs osseuses à Yaoundé touchent principalement les adultes jeunes et sont malignes dans près de 80% des cas. Malgré des progrès récents, les retards diagnostiques et thérapeutiques restent importants.
Mots clés : tumeur osseuse, ostéosarcome, ostéochondrome, traitement.