PROFIL ÉPIDÉMIOLOGIQUE, CLINIQUE ET THÉRAPEUTIQUE DES TUMEURS OSSEUSES À YAOUNDÉ : ÉTUDE MULTICENTRIQUE RÉTROSPECTIVE SUR 10 ANS.

Fonkoue L1,2, Muluem OK1,2, Boubakari O2, Atenguena Okobalemba E3 , Ngongang O4Nyamkoue Mebouinz F2,5, Sando Z6, Handy ED1,2.

1 -Service d’Orthopédie-Traumatologie, Hôpital Général de Yaoundé.
2- Université de Yaoundé 1, Faculté de Médecine et des sciences biomédicales, Département
de Chirurgie et spécialités.
3- Service d’oncologie médicale, Hôpital Général de Yaoundé.
4- Service d’Orthopédie-Traumatologie, Centre des Urgences de Yaoundé.
5- Service d’Orthopédie-Traumatologie, Hôpital Central de Yaoundé
6- Université de Yaoundé 1, Faculté de Médecine et des sciences biomédicales, Département
des sciences morphologiques.

Correspondance : Dr Loïc FONKOUE
Hôpital Général de Yaoundé, Cameroun.
Tel: +237 699666757
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : les tumeurs osseuses sont rares et présentent une répartition géographique inégale. Leur diversité clinique, radiologique et histopathologique complique la prise en charge, surtout dans les pays à ressources limitées. Cette étude avait pour but de décrire le profil épidémiologique, clinique et thérapeutique des tumeurs osseuses à Yaoundé.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude observationnelle transversale et rétrospective, incluant 162 patients présentant des tumeurs osseuses confirmées histologiquement, de 2016 à 2025. Les données sociodémographiques, cliniques, radiologiques, histologiques et thérapeutiques étaient extraites des dossiers médicaux et rapports anatomopathologiques.
Résultats : l’âge moyen était de 44,4±20,4 ans, avec un sex-ratio H/F égale à 1,18. Les délais moyens diagnostique et thérapeutique étaient respectivement de 9 et 20 mois. Les tumeurs bénignes représentaient 21,6 % des cas, représentées notamment par les ostéochondromes (34,3 %) et les enchondromes (20 %). Les tumeurs malignes primitives représentaient 28,4 % des cas, avec les ostéosarcomes (60,9 %) et les chondrosarcomes (15,2 %). Les tumeurs malignes secondaires constituaient 50 % des cas, provenant des cancers de la prostate (42 %) et du sein (39,2 %). Ces tumeurs étaient localisées au rachis pour les tumeurs secondaires, au fémur et au tibia pour les tumeurs primitives. La prise en charge était chirurgicale dans 83,4 % des cas, associée à la chimiothérapie (53%) et/ou la radiothérapie (10%).
Conclusion : les tumeurs osseuses à Yaoundé touchent principalement les adultes jeunes et sont malignes dans près de 80% des cas. Malgré des progrès récents, les retards diagnostiques et thérapeutiques restent importants.
Mots clés : tumeur osseuse, ostéosarcome, ostéochondrome, traitement.

Lire la suite

PRISE EN CHARGE DES TRAUMATISMES ABDOMINAUX DANS DEUX HOPITAUX DE LA VILLE DE YAOUNDE.

Biwole D1, Savom EP3, Ekani B6, Bombah F4, Eya-Mvondo ES2, Bonde A3, Bang GA3, Biwole M5.

1- Hôpital Central de Yaoundé
2- Centre des Urgences de Yaoundé
3- Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales, Université de Yaoundé I
4- Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques de l’Université de Douala
5- Institut Supérieur de Technologie Médicale.
6- Faculty of Health Sciences, University of Buea, Cameroon.

Correspondance : Dr Daniel Claude Patrick BIWOLE BIWOLE
B.P 87 Yaoundé, Cameroun. Tél: +237696638735
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : les traumatismes abdominaux sont fréquents et représentent 15 à 20% des lésions observées en traumatologie. Cette étude avait pour but de décrire la prise en charge des traumatismes abdominaux dans les services d’urgence de l’Hôpital Central de Yaoundé et du Centre des Urgences de Yaoundé.
Matériel et Méthodes : nous avions mené une étude rétrospective de janvier 2017 à janvier 2022 dans les services d’urgence de l’Hôpital Central de Yaoundé et le Centre des Urgences de Yaoundé. Nous avions recruté 210 dossiers de patients, tous admis pour traumatismes abdominaux et remplissant les critères d’inclusion.
Résultats : la fréquence des traumatismes abdominaux était de 30,9% aux urgences. Il y avait une prédominance des contusions 79,04% versus 30,9% de plaies abdominales. L’âge moyen était de 28,02 ± 12,78 années. Le sexe masculin était prédominant (70%). Les accidents de la voie publique étaient la principale étiologie retrouvée (58,57%), le tableau clinique incluait au les signes d’irritation péritonéale (22,85%), l’échographie abdominale était l’examen d’imagerie le plus réalisé (70%) et la rupture de rate, la lésion la plus fréquente. Le traitement était chirurgical dans la majorité des cas (77,14%) avec un taux de préservation d’organe de 67,91%. L’hémopéritoine avec instabilité hémodynamique était la principale indication chirurgicale (48,15%), le taux de morbidité était de 18% dominé par les suppurations pariétales ; la mortalité était basse (8,02%) et la durée moyenne d’hospitalisation était de 7,6 jours.
Conclusion : la fréquence des traumatismes abdominaux reste élevée dans les services des urgences de Yaoundé. La chirurgie est le traitement le plus pratiqué, la mortalité et la morbidité sont faibles.
Mots clés : traumatisme abdominal, hémopéritoine, chirurgie.

Lire la suite

RESULTATS DU TRAITEMENT CHIRURGICAL DES CALS VICIEUX DIAPHYSAIRES DES MEMBRES INFERIEURS A YAOUNDE.

Muluem OK1, Nyankoue MF2, Monkam KQ3, Fonkoue L1, Nyekel JR4, Ngo Yamben MA3, Handy ED1.

1- Hopital Général de Yaoundé
2- Hopital Central de Yaoundé
3- Université de Yaoundé 1
4- Université de Douala, Cameroun.

Correspondance : Dr Olivier Kennedy MULUEM
BP :5408 Yaoundé, Cameroun. Tel: +237 695 52 22 25
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : l’objectif de ce travail était d’évaluer les résultats du traitement des cals vicieux et d’analyser les facteurs pronostiques.
Matériel et Méthodes : Nous avions réalisé une étude rétrospective, transversale et multicentrique à Yaoundé incluant les dossiers médicaux des patients présentant un cal vicieux du tibia ou du fémur opérés et suivi pendant au moins 6 mois. La durée de l’étude était de 5 ans allant de Janvier 2020 à Décembre 2024. Les variables sociodémographiques, cliniques , thérapeutiques ont été étudiées. Les données ont été analysés sur les logiciels Census and Survey Processing System (CS Pro) 8.0.
Résultats : la série était constituée de 45 dossiers médicaux de patients dont 27 hommes (60%) et 18 femmes (40%). L’âge moyen de la série était de 40,2 ± 16,8 ans avec les extrêmes de 7 et 77 ans. Les motifs de consultation étaient la déformation du membre (n=44; 97,8%), la boiterie (n=43; 95,6%), la douleur (n=35, 77,8%), et l’infection (n=2; 8,89%). Les accidents de la circulation routière étaient la circonstance du traumatisme initial dans 35 cas (79,5%). Selon la topographie, le fémur était concerné dans 22cas (48,9%) et la jambe dans 23 cas (51,1%). Le cal vicieux intéressait le segment proximal de la diaphyse (n=11; 24,4%), la partie moyenne (n=19; 42,2%), et distale (n=15; 33,3%). Le traitement initial était traditionnel (n=35;81,4%), orthopédique (n=5; 11,6%) et chirurgical (n=4; 9,2%) . La plaque vissée (n=24; 53,3%), l’enclouage centromedullaire (n=18, 40%) et le fixateur externe (n=3; 6,6%) étaient les implants utilisés lors de la prise en charge secondaire. Les résultats étaient jugés très bons dans 21 cas (46,7%), bon dans 20 cas (44,4%), et mauvais dans 4 cas (8,9%) selon les critères de Thorensen.
Conclusion : le traitement traditionnel des fractures des membres inférieurs est pourvoyeur de cal vicieux. La prise en charge chirurgicale nécessite l’utilisation de plaques vissées et d’enclouage centromédullaire pour améliorer le pronostic.
Mots clés : cal vicieux, traitement traditionnel, chirurgie, enclouage centromédullaire, plaque vissée, pronostic .

Lire la suite

PROFIL EPIDEMIOLOGIQUE, CLINIQUE, THERAPEUTIQUE ET EVOLUTIF DE L’APPENDICITE AIGUË CHEZ L’ENFANT A DOUALA, CAMEROUN.

Mantho Fopa P1,4, Nyanit Bob D2, Aminou S3, Bamala M1, Nkodo H4, Bitchoka ER4, Essola B1, Ngowe Ngowe M2, Mouafo Tambo F2.

1- Faculté de Médecine et Sciences Pharmaceutiques, Département de Chirurgie et Spécialités, Université de Douala.
2- Faculté de Médecine et Sciences Biomédicales, Université de Yaoundé I.
3- Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales, Université de Garoua.
4- Service de Chirurgie Pédiatrique, Hôpital Laquintinie de Douala, Cameroun.

Correspondance : Dr Pauline MANTHO FOPA
Hôpital Laquintinie de Douala, Cameroun.
Tel. 00237 690687823
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : l’appendicite aiguë constitue l’urgence chirurgicale abdominale la plus fréquente chez l’enfant. Dans les pays à ressources limitées, le retard diagnostique et thérapeutique favorise les formes compliquées et augmente la morbidité.
Matériel et Méthodes : une étude rétrospective descriptive et analytique avait été menée dans le service de chirurgie pédiatrique de l’Hôpital Laquintinie de Douala du 1er janvier au 31 octobre 2025. Etaient inclus les enfants âgés de 0 à 15 ans opérés pour appendicite aiguë ou forme appendiculaire compliquée confirmée en peropératoire. Les variables étudiées étaient sociodémographiques, cliniques, diagnostiques, thérapeutiques et évolutives. Les analyses utilisaient les tests exacts de Fisher et de Mann–Whitney.
Résultats : 29 enfants étaient inclus. L’âge médian était de 11,2 ans (extrêmes 9,0 ans et 12,5 ans) et le sex ratio était de 2,6. Le délai diagnostique médian était de 4 jours (extrêmes 3 jours et 5 jours), supérieur à 48 heures chez 22 patients (75,9 %). Les formes compliquées représentaient 18 cas (62,1 %). La laparotomie était réalisée chez 22 patients (75,9 %) et la coelioscopie chez 7 (24,1 %). Un lavage péritonéal associé à un drainage tubulé était réalisé chez 14 patients (48,3 %). Les formes compliquées étaient associées au délai diagnostique > 48 heures (p = 0,0002), au délai thérapeutique ≥ 48 heures (p = 0,019) et au lavage-drainage (p < 0,001). Aucun décès n’était observé.
Conclusion : l’appendicite aiguë de l’enfant reste fréquemment diagnostiquée à un stade compliqué. Le retard diagnostique et thérapeutique apparaît comme le principal déterminant de gravité.
Mots clés : appendicite aiguë, enfant, urgence chirurgicale, complications.

Lire la suite

CHOIX DE LA TECHNIQUE D’ANESTHESIE DANS LA CHIRURGIE DE LA CIRCONCISION DANS TROIS HOPITAUX UNIVERSITAIRES DE LA VILLE DE YAOUNDE.

Mekeme Mekeme JB1,5, Nyanit BOB D2,5, Mekeme DF5, Kona S4,5, Fouda JC1,5, Mbouché LO3,5, Mekeme Yon MJ5, Mbassi AA1, Kemegni G1, Fouda PJ5, Owono Etoundi P5, Mouafo TF5, Angwafo III Fru5.

1- Service d’Urologie et Andrologie, Hôpital Central de Yaoundé, Yaoundé, Cameroun
2- Service de Chirurgie Pédiatrique, Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé,
Yaoundé, Cameroun.
3- Service de Chirurgie Pédiatrique, Hôpital Central de Yaoundé, Yaoundé, Cameroun.
4- Département d’Anesthésie, réanimation et urgences, Hôpital Central de Yaoundé,
Yaoundé, Cameroun.
5- Faculté de Médecine et Sciences Biomédicales Université de Yaoundé I,
Yaoundé, Cameroun.

Correspondance : Dr Junior Barthélémy MEKEME MEKEME
Hôpital Central de Yaoundé, Cameroun. Tel : (+237) 677676240
E-mail :[email protected]

 

RESUME
Introduction : la circoncision est une intervention chirurgicale fréquente au Cameroun, pratiquée chez les enfants et les adultes. L’insuffisance des données dans la littérature nationale, nous a amené à étudier les modalités de choix de la technique d’anesthésie pour la circoncision dans au Cameroun.
Matériel et Méthodes : une étude descriptive et transversale a été menée dans trois hôpitaux de Yaoundé pour décrire les techniques d’anesthésie utilisées. La population d’étude a été de 117 dossiers des patients opérés pour circoncision sous anesthésie générale et locorégionale. Quant à l’enquête transversale, elle a concerné les praticiens de l’anesthésie réanimation de tous les grades, exerçant dans les hôpitaux suscités. Les variables étudiées ont été les caractéristiques sociodémographiques, l’indication opératoire, les antécédents médicaux et chirurgicaux des patients, l’évaluation des risques, le choix de la technique d’anesthésie, le choix des médicaments d’anesthésie et d’analgésie, la technique d’anesthésie réalisée, l’évaluation et le traitement de la douleur postopératoire, le score d’Aldrete, la qualification du praticien hospitalier, les critères de choix de la technique d’anesthésie pour circoncision par le praticien et les facteurs déterminants du choix de la technique. Toutes les données collectées ont été saisies puis analysées à l’aide du logiciel Epi info version 3.5.4 de 2012 et Microsoft Excel 2016.
Résultats : au total, 117 patients étaient éligibles. Les patients (49,6%) avaient un âge compris entre 1 et 5 ans. L’anesthésie générale a été choisie dans 76,1% des cas, suivie de la sédation (18,8%) et de la rachianesthésie (6,8%). Les médicaments utilisés étaient la Kétamine® (62,4 %), le Propofol® (55,6 %) et l’Halothane® (50,4 %). Les Infirmiers Anesthésiste Diplômés Etat (IADE) étaient cinq fois soit (64 ,1%) plus nombreux que les Médecins Anesthésistes Réanimateurs (MAR) soit (11,84%). Le choix des techniques était influencé par les habitudes des praticiens, la disponibilité du matériel et leur niveau de compétence. La compétence du praticien a été identifiée comme le facteur déterminant principal.
Conclusion : l’anesthésie générale et la sédation sont les techniques les plus utilisées pour la circoncision à Yaoundé. Le choix de la technique est essentiellement lié à la compétence du praticien et au plateau technique.
Mots clés : technique d’anesthésie, circoncision, milieu hospitalier.

Lire la suite

PRONOSTIC ET QUALITÉ DE VIE DES PATIENTS PRIS EN CHARGE DE TUMEUR INFILTRANT DE LA VESSIE PENDANT 10 ANS A YAOUNDE.

Mbouche LO1,2, Mbassi AA3,4, Eloundou NJC5, Nebeh C4, Kohpe KS4, Kamga J6, Fouda PJ2, Angwafo III FF2.

1- Unité d’urologie et d’andrologie, Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé
2- Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I
3- Service d’urologie, Hôpital Central de Yaoundé
4- Faculté des Sciences de la Santé de l’Université des Montagnes
5- Hôpital de Première Région Militaire de Yaoundé
6- Hôpital Général de Yaoundé. Cameroun

Correspondance : Dr Landry Oriole MBOUCHE
Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique Yaoundé. Cameroun.
Tel. 00237 699881526
E-mail: [email protected]

 

RESUME
Introduction : les tumeurs infiltrant de la vessie représentent 30% des cancers vésicaux. La cystectomie totale permet un contrôle local chez 90 % des malades, cependant, elle ne permet qu’une survie globale de 50 % à 5 ans. Le but de cette étude était de déterminer le pronostic et la qualité de vie des patients pris en charge pour tumeurs infiltrantes de la vessie à Yaoundé.
Patients et Méthodes : il s’est agi d’une étude rétrospective et prospective de tumeurs infiltrantes de la vessie colligées dans les services d’urologie de quatre hôpitaux de la ville de Yaoundé entre 2014-2023. Le score de qualité de vie a été évalué selon le score de « European Oganisation for Research and Treatment cancer of Cancer Quality of Life Questionnaire-Core 30 (EORTIC QLQ-C30) ».
Résultats : au total, 47 dossiers ont été colligés, 28 ont été finalement retenus selon les critères d’inclusion. L’âge moyen des malades était de 61,4 ans avec un sex ratio de 1,8. Le tabac était le facteur de risque incriminé dans 9 cas. La bilharziose était retrouvée chez 2 patients. L’hématurie était le signe clinique au moment du diagnostic retrouvé chez 78,6% des patients. Les patients ont fait l’objet de cystectomie partielle (2), cystectomie totale avec conduit iléal (3), résection trans-uréthrale de tumeur de vessie (13), de chimiothérapie (20), radiothérapie (1). L’abstention thérapeutique a été observée chez 10 patients et 12 autres ont eu une néphrostomie percutanée. Le type histologique majoritaire était le carcinome urothélial (n=24). Le carcinome épidermoïde était retrouvé chez 4 patients. Les stades pT3b et pT4a étaient décrits chez 6 patients. Le grade 3 était retrouvé dans 14 des cas. Le pronostic vital à un an était marqué par une évolution simple (n=9), récidive dans (n=1) et une progression tumorale (n=10). Le pronostic à 3 ans était marqué par une évolution simple chez 12 patients et progression tumorale chez 8 autres. A 5 ans, le pronostic était marqué par une évolution simple dans (n=16), la progression tumorale et la récidive chez 4 patients chacune. La survie globale était de 39,28%(n=11), la survie spécifique à court terme était de 75%(n=22), à moyen terme 64,7% (n=18) et à long terme 57,1% (n=16). Selon le score de l’EORTIC QLQ-C30, à l’échelle globale on avait une mauvaise qualité de vie, à l’échelle symptomatique une mauvaise qualité de vie dominée par la fatigue, nausées et vomissements ; une qualité de vie assez satisfaisante à l’échelle fonctionnelle.
Conclusion : les tumeurs infiltrantes de la vessie ont un mauvais pronostic dans leur évolution. La qualité de vie sur le plan global est de mauvaise qualité. Une prise en charge holistique, multidisciplinaire et précoce offrirait de meilleurs résultats.
Mots clés : tumeur infiltrante, vessie, pronostic, qualité de vie.

Lire la suite

COMPLICATIONS AND CONVERSIONS IN MINIMALLY INVASIVE SURGERY IN A LOW-RESOURCE AFRICAN HEALTH SYSTEM : CASE OF CAMEROON.

Ekani Boukar M1, Biwole D2, Eya Mvondo S2, Nana Oumarou3, Mbele R2, Ousmana O4, Tim F5, Ngwane A1, Bang GA3, Chichom M1, Ngowe N2, Essomba A2.

1- Faculty of Health Sciences, University of Buea, Cameroon
2- Faculty of Medicine and Biomedical Sciences, University of Yaounde 1, Cameroon
3- National Social Insurance Fund Health Center of Essos (CHE), Cameroon
4- Faculty of medicine and Biomedical sciences, University of Garoua, Cameroon
5- Faculty of Health Sciences, University of Bamenda, Cameroon

Correspondance : Dr Mahamat EKANI BOUKAR
University of Buea, Cameroon. Tel: (+237) 677569797
E-mail: [email protected]

 

SUMMARY
Background: minimally invasive surgery (MIS) has become increasingly available in low- and middleincome countries, yet complications and conversions to open surgery remain important markers of surgical safety and system maturity. This study was to analyze the frequency, types, causes, and outcomes of complications and conversions associated with MIS across hospitals in Yaoundé, Cameroon.
Material and Methods: a five-year retrospective study (2019–2023) was conducted in ten hospitals across three levels of the health system. All patients who underwent MIS, digestive laparoscopy, gynecologic laparoscopy, or urologic endoscopy were included. Variables collected were complication rate, types and causes of complications, conversion rate, and reasons for conversion.
Results: among 1,046 MIS procedures, the overall complication rate was 5.5%, and the conversion rate was 3.4%. The most frequent complications were surgical site infection, minor bleeding, trocar-related injury, and thermal injury. Causes included difficult visualization, dense adhesions, energy-device injury, trocar-entry difficulties, and vascular bleeding. Conversions were mainly due to adhesions, uncontrolled bleeding, and poor exposure.
Conclusion: MIS in Yaoundé demonstrates low complication and conversion rates comparable to international standards. Strengthening surgeon training, equipment maintenance and availability, and perioperative systems could further improve MIS safety in Cameroon.
Key words: minimally invasive surgery, laparoscopy, complication, conversion.

Lire la suite

RÉSULTATS DE LA PRISE EN CHARGE THÉRAPEUTIQUE DES ADÉNOMES PLÉOMORPHES DES GLANDES SALIVAIRES AU CHU DE YOPOUGON AU COURS DE LA DERNIERE DECENIE (2015-2025).

Aka DL1-2, Ngo Nyeki AR3, Mboua Ndenga VJ4-5, Doumbia M2, Irité Dilou2, Gbansi GF1-2, Badou KE1-2, Yoda M1-2, Buraïma F1-2.

1- Département de chirurgie et spécialités, UFR Sciences Médicales, Université Félix
Houphouët Boigny, Abidjan, Côte d’Ivoire
2- Service d’oto-rhino-laryngologie et de chirurgie cervico-faciale, CHU de Yopougon,
Abidjan, Côte d’Ivoire
3- Université de Yaoundé I, Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales
4- Université d’Ebolowa /Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques
5- Centre Hospitalier Régional d’Ebolowa, Cameroun.

Correspondance : Dr Diane Larissa AKA
21 BP 632 Abidjan 21, Côte d’Ivoire. Tel : (+225)0707232534
E-mail : [email protected] ;

 

RESUME
Introduction : l’adénome pléomorphe des glandes salivaires est une tumeur bénigne des glandes salivaires, à double composante, épithéliale et mésenchymateuse. Il représente 45 à 65 % des tumeurs bénignes des glandes salivaires.
L’objectif de cette étude était de décrire les résultats de la prise en charge thérapeutique de l’adénome pléomorphe des glandes salivaires au CHU de Yopougon.
Matériel et Méthodes : nous avions réalisé une étude rétrospective descriptive sur une période de 11 ans allant du 1er janvier 2015 au 31 décembre 2025 dans le service ORL -CCF du CHU de Yopougon. Avaient été inclus tous les patients présentant un adénome pléomorphe des glandes salivaires dont le diagnostic a été retenu sur la base des résultats de l’examen histopathologique. Outre les données sociodémographiques, les variables étudiées étaient les circonstances de découverte, les antécédents des patients, le délai de consultation, les données d’imagerie, le type de chirurgie et l’évolution. Les données recueillies ont été saisies et enregistrées à partir du logiciel CSPRO version 7.0, puis exportées dans le logiciel SPSS 26 pour l’analyse statistique
Résultats : nous avions recensé 41 cas d’adénomes pléomorphes des glandes salivaires. Il y’avait une prédominance féminine (58,5%). La localisation la plus retrouvée était parotidienne (75,6%). Les examens radiologiques réalisés étaient l’échographie (75,6%) couplée à la tomodensitométrie (92%). La parotidectomie totale conservatrice (58%) et la submandibulectomie (14,6%) représentaient l’essentiel du traitement. L’évolution à long terme était marquée par des récidives (7%) et la transformation maligne (2,4%).
Conclusion : l’adénome pléomorphe des glandes salivaires affecte les sujets de tout âge avec une prédominance féminine. Il a en général un bon pronostic mais présente un risque de récidive et de dégénérescence maligne.
Mots clés : adénome pléomorphe, glande salivaire, parotidectomie, submandibulectomie.

Lire la suite

ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES, DIAGNOSTIQUES ET THERAPEUTIQUES DE LA MALADIE HEMORROIDAIRE À L’HOPITAL CENTRAL DE YAOUNDE.

Biwolé D1,2, Bwelle G2, Eya Mvondo ES2, Mengue B2, Nono JJ1, Tientcheu T1, Essomba A1,2

1- Hôpital Central de Yaoundé, Cameroun.
2- Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales, Université de Yaoundé I

Correspondance : Dr Daniel Claude Patrick BIWOLE BIWOLE
BP 87 Yaoundé, Cameroun, Tél : +237696638735,
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : la maladie hémorroïdaire est la pathologie anorectale la plus fréquente. Dans la plupart des pays, les données sur sa prévalence sont parcellaires. Le but de ce travail était d’étudier les aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques de la maladie hémorroïdaire dans le service de chirurgie générale de l’Hôpital Central de Yaoundé.
Patients et Méthodes : nous avions mené une étude transversale analytique sur sept mois, de novembre 2019 à mai 2020. Etaient inclus tous les patients porteurs de maladie hémorroïdaire quel que soit le stade, ayant consenti à participer à l’étude. Etaient exclus tous les patients perdus de vue. Les variables d’étude étaient sociodémographiques, diagnostiques et thérapeutiques. Les informations étaient recueillies sur des fiches de collecte lors d’entretiens avec les malades ou en exploitant les dossiers médicaux et registres du bloc opératoire. Les variables quantitatives étaient exprimées sous forme de moyennes et les variables qualitatives sous forme d’effectifs et de pourcentages. Les données avaient été traitées à l’aide du logiciel SPSS 23.0.
Résultats : nous avions retenu 110 patients parmi les 508 colligés, 4 patients ont refusé de participer à l’étude. La prévalence de la maladie hémorroïdaire était de 22,4%, le sex ratio était de 3,23, l’âge moyen était de 40,40 ans. La constipation était le facteur de risque retrouvé dans 55,6% des cas. Les signes cliniques étaient constitués par le trépied : douleur (78,2%), prolapsus hémorroïdaire (54,5%), rectorragie (52,7%).
Les stades II et IV de la maladie étaient les plus représentés, et 43,6% des patients avaient eu un traitement médicochirurgical et 56,4% de patients un traitement médical. Tous les patients opérés ont eu une évolution favorable, 42 patients (38,18%) sous traitement médical ont eu une évolution favorable, 20 patients (18,2%) sous traitement médical ont eu un échec thérapeutique.
Conclusion : la maladie hémorroïdaire touche surtout l’adulte jeune de sexe masculin. Les patients consultent tardivement en général. Le traitement chirurgical donne les meilleurs résultats.
Mots clés : maladie hémorroïdaire, épidémiologie, diagnostic, traitement.

Lire la suite

MALADIE DE HIRSCHSPRUNG DU SUJET ADULTE DECOUVERT SUR LE MODE D’UNE OCCLUSION INTESTINALE AIGUE, UNE PRESENTATION INHABITUELLE : A PROPOS D’UN CAS A L’HOPITAL CENTRAL DE YAOUNDE.

Biwolé D1,5, Nyanit D1,5, Ndoumba A1,5, Mvondo P1,6, Mbele R2,5, Savom E3,5, Ekani B7, Bang GA4,5, Essomba A1,5.

1- Hôpital Central de Yaoundé
2- Hôpital de District de Mvog Ada
3- Centre Hospitalier et Universitaire de Yaoundé
4- Hôpital Général de Yaoundé
5- Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales, Université de Yaoundé I
6- Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques, Université de Douala
7- Faculty of Health Sciences, University of Buea, Cameroun.

Correspondance : Dr Daniel BIWOLE BIWOLE
Hôpital Central de Yaoundé. Cameroun.
Tel. 00237 696638735
E-mail: [email protected]

 

RESUME
Introduction : la maladie de Hirschsprung est une affection causée par une absence des plexus nerveux dans la paroi intestinale colique responsable de troubles du transit. Elle touche habituellement les enfants mais peut parfois passer inaperçue en cas de forme paucisymptomatique et être diagnostiquée à l’âge adulte.
Le diagnostic à l’âge adulte est peu évident et il est très souvent confondu à une constipation chronique. Le traitement est chirurgical. Nous en rapportons un cas observé chez un adulte.
Observation : il s’agissait d’un homme de 60 ans qui avait été admis dans nos services pour occlusion intestinale aiguë, chez qui en per-opératoire nous avions retrouvé un dolichosigmoïde dilaté sans obstacle mécanique d’aval. Nous avions procédé à une intervention de Hartman et l’analyse histologique de la pièce de sigmoïdectomie avait mis en évidence une maladie de Hirschsprung. Le traitement définitif du patient avait été une intervention de Duhamel avec des suites simples.
Conclusion : la maladie de Hirschprung touche habituellement les enfants mais peut parfois être diagnostiquée à l’âge adulte. Le diagnostic cet âge est peu évident et il est souvent confondu à une colopathie fonctionnelle. Le traitement est chirurgical.
Mots clés : maladie de Hirschprung, adulte, constipation chronique, chirurgie.

Lire la suite