Salihou AS1, Fossi KG2, Dikongue DC2, Kouna TIN2, Ngouané Ayota D2, Chiabi A3, Ze Minkandé J4, Mouafo Tambo FF5.
1- Service de Chirurgie Pédiatrique, Hôpital Régional de Maroua.
2- Service de Pédiatrie, Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé.
3- Service de Pédiatrie, Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé.
4- Service d’Anesthésie-Réanimation pédiatrique, Hôpital Gynéco-Obstétrique et Pédiatrique de Yaoundé.
5- Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales, Université de Yaoundé I. Cameroun.
Correspondance : Dr Aminou Sadjo SALIHOU
BP : 57 Maroua/ Cameroun. Tel: (237) 653 14 38 54
E-mail : [email protected].
RESUME
Introduction : le Syndrome de Jonction Pyélo-Uretéral (SJPU) se définit comme un obstacle à l’écoulement des urines dû à un défaut organique ou fonctionnel du point de rencontre entre l’uretère et le pelvis rénal, d’origine congénitale. La pyéloplastie selon Küss Anderson-Hynes est l’une des techniques chirurgicales qui fait référence dans le traitement de cette affection chez l’enfant. Le but de ce travail était d’évaluer les résultats de cette technique dans notre pratique quotidienne.
Patients et Méthodes : Il s’agissait d’une étude observationnelle, descriptive avec collecte des données rétrospective et prospective, du 01 octobre 2016 au 31 aout 2020, soit une période de 3 ans et 10 mois. Avaient été inclus, tous les patients pédiatriques et dossiers de patients pédiatriques opérés d’un syndrome de jonction pyélourétérale selon la technique de Küss Anderson-Hynes et revus en consultation. Les paramètres étudiés étaient l’âge, le sexe, le côté atteint, le diamètre antéro-postérieur du pyélon, les indications, le taux de complication, la morbidité, la mortalité et le recul.
Résultats : l’âge moyen était de 33,2 mois. Il y avait 10 patients de sexe masculin, avec un sex-ratio de 3. La localisation était à gauche chez 8 patients sur 13. Le diamètre antéro- postérieur moyen du pyélon était de 34,4 mm. Les indications opératoires étaient l’augmentation du diamètre antéro-postérieur du pyélon chez 7 patients, suivie de l’infection urinaire chez 5 patients, la diminution de la fonction rénale séparée à la scintigraphie dans 2 cas et la lithiase rénale dans 1 cas. La voie d’abord était abdominale antéro-externe dans 12 cas, transpéritonéale dans 1 cas. Avec un recul moyen de 38,4 mois, le taux de complication était représenté par le sepsis, l’urinome et l’éventration transitoire dans 1 cas chacun. Aucune reprise chirurgicale n’avait été notée à long terme. Un décès en post-opératoire avait été enregistré. Il s’agissait d’un nourrisson de 9 mois, opéré d’un SJPU gauche, ayant présenté au 5ème jour postopératoire une détresse respiratoire compliquant une pneumonie.
Conclusion : la pyéloplastie selon Küss Anderson-Hynes dans le traitement du SJPU chez l’enfant dans notre pratique donne des résultats préliminaires satisfaisants qui devront être consolidés sur un plus grand nombre de cas.
Mots clés : syndrome de jonction pyélo-urétéral, pyéloplastie, Küss Anderson-Hynes, enfant.