PRISE EN CHARGE LAPAROSCOPIQUE D’UNE EVISCERATION TRANSVAGINALE POST-HYSTERECTOMIE A L’HOPITAL D’INSTRUCTION DES ARMEES D’AKANDA : A PROPOS D’UN CAS.

Ollende C1, Ngakani Offobo S2, Nguele Ndjota2, Lessimambou Johnson A1, Nseme C3, Owono Mbouengou JP1, Mayi-Tsonga S3

1. Service de chirurgie digestive, Hôpital d’Instruction des Armées d’Akanda
2. Service de chirurgie viscérale. Centre Hospitalier Universitaire de Libreville.
3. Service de Gynécologie-Obstétrique, Hôpital d’instruction des Armées d’Akanda

Correspondance : Dr Crépin OLLENDE
BP 9455, Libreville. Gabon. Tel: (+241) 76339782
E-mail: [email protected]

 

RESUME
Introduction : la déhiscence de la voûte vaginale compliquée d’une éviscération intestinale est une urgence chirurgicale rare mais potentiellement grave, le plus souvent observée après hystérectomie. Le traitement classique repose sur la laparotomie, mais la laparoscopie offre aujourd’hui une alternative mini-invasive.
Nous rapportons un cas pris en charge par voie coelioscopique dans notre service.
Observation : il s’agissait d’un cas clinique d’éviscération transvaginale post-hystérectomie, révélé par des douleurs pelviennes post-coïtales. Le diagnostic était posé cliniquement et confirmé en per-opératoire. La prise en charge consistait en une réduction laparoscopique des anses grêles et une fermeture de la brèche vaginale. Les suites opératoires étaient simples.
Conclusion : l’éviscération transvaginale post-hystérectomie est une complication rare mais grave. La laparoscopie représente une alternative sûre et efficace, permettant une évaluation complète de la cavité abdominale et une réparation optimale de la voûte vaginale. La prévention passe par la maîtrise des facteurs de risque après une hystérectomie.
Mots clés : éviscération transvaginale, hystérectomie, chirurgie mini-invasive, urgence chirurgicale.

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IMAGING DIAGNOSIS OF A LEFT BOCHDALEK HERNIA IN A NEWBORN WITH ACUTE RESPIRATORY DISTRESS: A CASE REPORT.

Bouanane R, Jabbari C, Taibi O, Belkouchi L, El Haddad S, Allali N, Chat L.

Department of Radiology, Children Hospital of Rabat, Faculty of medicine and pharmacy of
Rabat, Morocco.

Correspondance : Dr Rania BOUANANE
Faculty of medicine and pharmacy of Rabat, Morocco.
Tel. +212667235472
E-mail: [email protected]

 

SUMMARY
Congenital diaphragmatic hernia (CDH) is a rare but severe neonatal anomaly caused by defective diaphragmatic development, allowing abdominal viscera to herniate into the thoracic cavity. We report the case of a two-day-old full-term neonate presenting with acute respiratory distress immediately after birth. Chest X-ray and thoracoabdominal CT revealed a left posterolateral Bochdalek hernia, characterized by herniation of bowel loops into the thorax, leading to marked mediastinal shift and ipsilateral lung hypoplasia. This case highlights the pivotal role of early postnatal imaging in confirming the diagnosis, distinguishing CDH from other neonatal thoracic abnormalities, and guiding urgent surgical management to improve survival.
Key Words: Bochdalek hernia, neonate, imaging, CT scan, differential diagnosis, respiratory distress.

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DRAINAGE EXTERNE DE LA VOIE BILIAIRE PRINCIPALE PAR VOIE LAPAROSCOPIQUE A L’HOPITAL D’INSTRUCTION DES ARMEES D’AKANDA : A PROPOS DE 5 CAS.

Ollende C1, Nguele Ndjota2, Ngakani Offobo S2, Orendo Sossa J1, Lessimambou Johnson A11, Diallo FK2, Sanou A3, Ondo N’dong F2

1- Service de chirurgie digestive, Hôpital d’Instruction des Armées d’Akanda, Gabon
2- Service de chirurgie, Centre Hospitalier Universitaire de Libreville,Gabon
3- Université Joseph KI-ZERBO, Burkina Faso

Correspondance : Dr OLLENDE Crepin
BP 9455, Libreville. Gabon. Tel: (+241) 76339782
E-mail: [email protected] ,[email protected]

 

RESUME
Introduction : l’obstruction de la voie biliaire principale est une pathologie fréquente, habituellement traitée par cholangiopancréatographie rétrograde endoscopique. En l’absence d’accès endoscopique ou en cas d’échec, la voie laparoscopique constitue une alternative pour assurer le drainage biliaire. L’objectif de cette étude préliminaire était de rapporter notre expérience du drainage laparoscopique de la VBP.
Observations : l’âge moyen des patients était de 65 ans ± 13 ans. Il s’agissait de 3 femmes et 2 hommes. Les indications étaient lithiasiques (n=2), tumorales bénignes (ampullome vaterien, n=1) et malignes (cancers de la tête du pancréas, n=2. La technique consistait en une dissection de la voie biliaire principale sur 3 cm, une cholédocotomie horizontale, drainage externe par sonde urinaire Charrière 14 suivi d’une fixation par une bourse au fil de suture résorbable en polydioxanone (PDS) 4/0 ou 3/0. Le drainage a permis une chute significative de la bilirubinémie.
Conclusion : le drainage laparoscopique de la voie biliaire principale représente une option thérapeutique efficace et sûre dans notre contexte en l’absence d’endoscopie biliaire. La poursuite de cette étude sur un effectif plus large pourrait permettre de conforter ces résultats préliminaires.
Mots clés : voie biliaire principale, ictère obstructif, drainage laparoscopique, cholangiopancreatographie retrograde endoscopique.

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AMIBIASE COLIQUE MALIGNE TOUJOURS D’ACTUALITE : A PROPOS D’UN NOUVEAU CAS.

Ahue KHN1,2, N’dri KJ1,2, Coulibaly NA2, Kpan KJ2, Adon AA1,2,4, Aboua AG1,2, Goho KM1,3, Keita M1,3, N’zi Kada2, Konan AJ2, Lebeau R5, Blegole OC1,2

1- Université Felix Houphouët-Boigny, Abidjan-Côte d’Ivoire
2- Service de Chirurgie Générale, Digestive et Endocrinienne, Centre Hospitalier et Universitaire de Treichville, Abidjan (CCH3).
3- Service des urgences chirurgicales du Centre Hospitalier et Universitaire de Treichville, Abidjan.
4- Hôpital militaire d’Abidjan.
5- Université Alassane Ouattara Bouake.

Correspondance : Dr Henry Noël AHUE KOUASSI
CHU de Treichville, Abidjan, Côte d’Ivoire.
Tel : +2250707762241
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : l’amibiase colique maligne ou colite nécrosante amibienne est une forme rare et grave de l’amibiase intestinale. Elle pose un double problème, diagnostic et pronostique avec une mortalité élevée. Le but de notre travail était de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques, diagnostiques et thérapeutiques de l’amibiase colique maligne.
Observation : nous rapportons un nouveau cas de colite amibienne nécrosante pris en charge au service de chirurgie générale digestive et endocrinienne au CHU de Treichville. Il s’agissait d’un patient de 69 ans qui consultait initialement pour une diarrhée dysentérique et chez qui le tableau clinique évoluait vers une péritonite avec état de choc hypovolémique. En préopératoire une péritonite par perforation iléale d’origine typhique était suspectée, mais le constat per opératoire était diffèrent. Il s’agissait d’une amibiase colique maligne pour laquelle nous avons réalisé colectomie totale. L’évolution était défavorable avec décès du patient au deuxième jour post opératoire. L’examen anatomo-pathologie retrouvait une colite amibienne nécrosante.
Conclusion : l’amibiase colique maligne est une forme rare, particulièrement grave de l’amibiase, il faut y penser devant tout syndrome dysentérique précédant un abdomen aigu avec au scanner des lésions coliques témoins d’ulcération signalant l’intérêt du respect des mesures hygiéno diététique.
Mots clés : amibiase maligne, péritonite, colectomie.

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CANCERS DU PANCREAS : ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES, DIAGNOSTIQUES, THERAPEUTIQUES ET EVOLUTIFS A L’HOPITAL DE REFERENCE DE MARADI.

Adakal O1.2, Abdoulaye MB1.2, Issa A2, Kimso O2, Maikassoua M1.2, Noury MH2, Mounkaila Seybou I2, Alzouma A2, Boube I2, Maman Boukari H3, Aboubakar Oumarou K1, Magagi I4, Adamou H4, James Didier L2.5, Sani R5.

1- Université Dan Dicko Dankoulodo de Maradi
2- Hôpital de Référence de Maradi
3- Centre Hospitalier Régional de Maradi
4- Université André Salifou de Zinder
5- Université Abdou Moumouni de Niamey. Niger.

Correspondance : Dr Maman Bachir ABDOULAYE
BP 465 Maradi. Niger. Tel. 00227 908 734 343 / E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : le cancer du pancréas reste l’un des cancers les plus agressifs avec un pronostic sombre. Le but de l’étude était de rapporter les résultats de la prise en charge de ce cancer à l’Hôpital de Référence de Maradi.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude descriptive de type transversale à collecte rétro puis prospective des données sur 42 mois, incluant dans les patients ayant une symptomatologie clinique évocatrice avec une masse pancréatique à l’imagerie, ou une masse pancréatique mise en évidence en per opératoire.
Résultats : le cancer du pancréas représentait 12,57% des cancers digestifs. L’âge moyen des patients était de 56,57 ans [22-80 ans] avec un sex ratio de 2. La durée moyenne avant la consultation était de 6,09 mois et les motifs étaient les douleurs abdominales, l’altération de l’état général et l’ictère cholestatique avec respectivement 88,89%, 88,89% et 77,78%. Au moment du diagnostic, 55,55% des patients étaient au stade IV. La RCP avait débouché sur l’indication de la chirurgie palliative à type de dérivation bilio-digestive et les soins de support dans respectivement 44,45 et 37,78% des cas. La durée de survie moyenne était de 67,58 jours avec une mortalité de 68,88%.
Conclusion : les tumeurs malignes pancréatiques sont grevées d’un pronostic défavorable en raison du diagnostic tardif. L’amélioration de la prise en charge passera par un diagnostic précoce et surtout l’amélioration du plateau diagnostique et thérapeutique.
Mots clés : cancer, pancréas, diagnostic, traitement.

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LES DECES DANS LE SERVICE D’UROLOGIE ET ANDROLOGIE DE L’HOPITAL CENTRAL DE YAOUNDE.

Fouda JC1,2, Epoupa Ngalle FG2, Ntsama Ebode MJ1,2, Mekeme Mekeme JB1,2, Nzana V1,2, Eloundou JC5, Bang GA2, Moby H3, Angwafo III F2

1-Service d’Urologie et Andrologie, Hôpital Central de Yaoundé.
2-Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales de l’Université de Yaoundé I
3-Faculté de Médecine et des Sciences Pharmaceutiques de l’Université de Douala
4-Hôpital Militaire de Yaoundé.

Correspondance : Dr Jean Cédrick FOUDA
BP. 1333 Yaoundé Cameroun
Tel. +237675160954
E-mail: [email protected]

 

RESUME
Introduction : l’étude de la mortalité dans un service hospitalier permet un contrôle et une révision des mesures thérapeutiques. Elle a donc un impact sur la qualité et la sécurité des soins. Il nous a ainsi paru opportun de mener une étude sur les causes de décès dans le service d’Urologie et Andrologie de l’Hôpital Central de Yaoundé.
Matériel et Méthodes : nous avions réalisé une étude rétrospective transversale durant une période de 5 ans, allant du 1er janvier 2020 au 31 décembre 2024. Ce travail avait porté sur tous les patients admis et décédés en cours d’hospitalisation.
Résultats : 39 dossiers avaient été colligés, ce qui correspond à un taux de mortalité globale de 4,97%. L’âge médian des patients était de 71 ans (intervalle interquartille 65 et 76 ans). Sur le plan des antécédents, les facteurs de comorbidité étaient l’hypertension artérielle (10,26%), le diabète de type II (7,69%) et les cancers urologiques (7,69%). Le motif d’admission des patients était l’altération de l’état général (56,41%) et l’hématurie (33,33%) et les diagnostics étaient les infections urologiques (12,82%), le cancer de la prostate résistant à la castration (35,9%) et l’hypertrophie bénigne de la prostate (33,33%). Les causes de décès retrouvées étaient l’anémie (38,46%), l’insuffisance rénale aiguë (23,08%) et le syndrome infectieux (23,08%). La durée médiane avant l’hospitalisation était de 11 jours (intervalle interquartille 7 et 56 jours).
La durée médiane d’hospitalisation était de 5 jours (intervalle interquartille 2 et 9,5 jours) et l’heure médiane de décès était 15h (intervalle interquartille 7h30 et 20h) avec 71,8% de cas pendant les heures de garde.
Conclusion : ces résultats mettent en évidence la vulnérabilité des patients âgés présentant des comorbidités urologiques et soulignent l’importance d’une prise en charge multidisciplinaire, d’un suivi rapproché et d’une optimisation de la surveillance, notamment durant les périodes de garde, afin de réduire la mortalité hospitalière dans cette population.
Mots clés : mortalité hospitalière, patient âgé, cancer de la prostate.

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URETEROSTOMIE CUTANEE DANS L’INSUFFISANCE RENALE OBSTRUCTIVE SUR CANCER PELVIEN : EXPERIENCE DU SERVICE DE CHIRURGIE UROLOGIQUE A MADAGASCAR.

Razafitahinjanahary CL1 , Beharivola N1 , Solofoarimanana E1, Rambel AH2 , Rakototiana AF3, Rantomalala HYH3 .

1-Service d’Urologie, Centre Hospitalier Universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona,
Antananarivo, Madagascar
2-Faculté de Médecine, Université de Diego Suarez, Madagascar
3-Faculté de Médecine, Université d’Antananarivo, Madagascar.

Correspondance : Dr Clarat Lucien RAZAFITAHINJANAHARY
CHU Joseph Ravoahangy Andrianavalona Antananarivo, Madagascar
Tel : +21 34 18 869 26
E-Mail : [email protected]

 

RESUME
Objectif : l’objectif était de décrire les indications, les techniques et les résultats des urétérostomies cutanées réalisées dans notre service.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude rétrospective descriptive portant sur des patients opérés entre janvier 2022 et décembre 2024. Les données cliniques, biologiques et opératoires avaient été analysées.
Résultats : 26 patients avaient été inclus dans l’étude. Les cancers du col utérin représentaient 21cas et ceux de la vessie 5 cas. La technique directe avait été utilisée chez 14 patients, et la technique indirecte chez 12. Une amélioration significative de la créatininémie avait été observée dans 22 cas. Les complications et l’inconfort post-opératoires étaient modérés.
Conclusion : L’urétérostomie cutanée constitue une solution efficace et adaptée à notre contexte. Une description rigoureuse des pratiques permettrait de valoriser les expériences locales.
Mots clés : dérivation urinaire, insuffisance rénale aiguë, néoplasmes pelviens, hydronéphrose, urétérostomie,

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RESULTATS PRELIMINAIRES DU TANNAGE AU MIEL DE L’OMPHALOCELE AU CHU DE BOUAKE.

Benie AC1, Lohourou GF1, Traore I1, Kpangni AJB1, Traore AMN1, Bony UC1, Nandiolo KR2.

Correspondance : Dr Adoubs Célestin BENIE
CHU de Bouaké, Université Alassane Ouattara, RCI.
Tel : +225 0747451287. E-mail: [email protected]

 

RESUME
Introduction : le traitement conservateur de l’omphalocèle en période néonatale est une option adaptée aux pays en développement. Le choix de l’antiseptique pour le tannage est déterminant pour le résultat thérapeutique. Il n’existe cependant pas de consensus. L’objectif de cette étude était d’évaluer les résultats du tannage au miel de l’omphalocèle.
Patients et Méthodes : il s’agissait d’une étude prospective sur une période de 3 ans au service de chirurgie pédiatrique du centre hospitalier universitaire de Bouaké. Elle incluait tous les nouveau-né reçus pour une omphalocèle non rompue et dont les parent ont donné leur accord pour un tannage au miel. Les données sociodémographiques, cliniques, thérapeutiques et évolutives ont été recueillies.
Résultats : il a été colligé 54 patients, soit 1,4% des admissions dans le service. L’âge moyen était de 1,9 ± 2,1 j avec un sex-ratio de 1,16. Il y avait 51(94%) de nouveau-né à terme et le poids moyen de naissance était de 2838,6 ± 282,8 g. L’omphalocèle était de type 1 dans 34 (63%) cas et les malformations associées étaient urogénitales dans 17 (31%) cas. Il a été réalisé en moyenne 18,3 ± 0,7 séances de tannage. L’épidermisation totale a été obtenu dans un délai moyen de 46,6j. Ce délai était lié à la taille de l’omphalocèle (p=0,00).
Aucune complication n’a été observée.
Conclusion : à travers les résultats de cette étude, le tannage au miel apparaît comme une bonne alternative thérapeutique dans le traitement conservateur de l’omphalocèle.
Mots clés : omphalocèle, traitement conservateur, miel.

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PROSTATECTOMIE RADICALE RETRO-PUBIENNE PAR VOIE COELIOSCOPIQUE VERSUS CIEL OUVERT POUR CANCER LOCALISE DE LA PROSTATE : TECHNIQUES ET RÉSULTATS DANS DEUX HÔPITAUX DU CAMEROUN.

Nwaha Makon AS1,2, Mekeme Mekeme JB1,3, Gayma Tchivatang G1, Fouda JC1,3, Epoupa Ngalle FG1, Mbouche LO1, Fouda PJ1, Angwafo III F1.

1-Faculté de Médecine et des Sciences Biomédicales, Université de Yaoundé 1 (Cameroun).
2-Hôpital Laquintinie de Douala (Cameroun).
3-Hôpital Central de Yaoundé (Cameroun).

Correspondance : Dr Axel Stéphane NWAHA MAKON.
ORCID: 0000-0002-1392-8938. . Tél. +237699236640.
E-mail: [email protected]

 

RESUME
Introduction : le cancer de la prostate constitue aujourd’hui un véritable problème de santé publique, aussi bien dans les pays développés que dans ceux en développement. L’introduction du dosage du PSA dans les pratiques de dépistage a conduit à une augmentation de l’incidence et à un diagnostic plus précoce. En Afrique subsaharienne, l’accès aux différentes options thérapeutiques reste cependant limité. Au Cameroun, la prostatectomie radicale rétro-pubienne par laparoscopie apparaît comme une alternative prometteuse, bien que son utilisation demeure freinée par le retard diagnostique. L’objectif de ce travail était de faire une analyse comparative des résultats à court et moyen termes des deux voies de cette technique, notamment la voie ouverte et la voie laparoscopique.
Matériel et Méthodes : nous avons mené une étude transversale analytique, rétrospective, portant sur 34 patients opérés entre 2010 et 2024 dans les services d’urologie de l’Hôpital Central de Yaoundé et de l’Hôpital Laquintinie de Douala. Les données péri-opératoires, les résultats carcinologiques ainsi que la qualité de vie fonctionnelle étaient évalués. L’incontinence urinaire et la fonction érectile mesurées respectivement à l’aide des questionnaires validés ICIQ (International Consultation Incontinence Questionnaire) et IIEF-5 (International Index of Erectile Function).
Résultats : 34 patients avaient été inclus : 18 opérés à Yaoundé et 16 à Douala. L’âge moyen était de 66,2 ± 6 ans. Le délai médian entre le diagnostic et la chirurgie était de 3 mois. La chirurgie ouverte représentait 58,8 % des cas (n = 20) et la laparoscopie 41,2 % (n = 14). Les transfusions sanguines étaient réalisées après chirurgie ouverte dans 75 % des cas et après laparoscopie dans 25 % (p = 0,001). La durée moyenne d’hospitalisation en cas de chirurgie ouverte était de 15,8 ± 3,7 jours, et en cas de laparoscopie de 8,3 ± 2,7 jours (p < 0,001). A moyen terme, la dysfonction érectile concernait 76,5 % des patients, sans différence significative entre les deux techniques (p = 0,331). L’incontinence urinaire, le plus souvent légère (75 %), persistait sous forme sévère chez 16,7 % des patients, sans différence statistiquement significative (p = 0,152). Enfin, un traitement complémentaire avait été nécessaire, par hormonothérapie et mise en place d’un sphincter urinaire artificiel dans 23,5 % des cas chacun.
Conclusion : dans notre contexte, la prostatectomie radicale rétro-pubienne assure un contrôle carcinologique satisfaisant. Les complications péri-opératoires sont plus fréquentes après chirurgie ouverte, tandis que la laparoscopie se distingue par une récupération fonctionnelle plus rapide et un séjour hospitalier plus court. Cependant, à moyen terme, les complications fonctionnelles telles que la dysfonction érectile et l’incontinence urinaire restent fréquentes, quelle que soit la voie d’abord.
Mots clés : cancer, prostate, prostatectomie, laparoscopie.

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ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES THÉRAPEUTIQUES ET ÉVOLUTIFS DES HYDROCÉPHALIES A LIBREVILLE DE 2019 A 2022.

Nkole Aboughe M 1,2, Chassem Lapue C1, Saphou Damon MA4, Comlan E3, Abegue M1, Ipouka Doussiemou S2, Mouele Nguele L5, Boumas N1,2, Ondo Ndong F2

1- Service de Chirurgie Pédiatrique CHU Mère-Enfant Fondation Jeanne Ebori, Gabon
2- Département de Chirurgie Université des Sciences de la Santé, Gabon
3- Service de Réanimation CHU Mère-Enfant Fondation Jeanne Ebori, Gabon
4- Service de Neurologie CHU de Libreville
5- Service de Neurochirurgie du CHU d’Owendo

Correspondance : Dr Mélina NKOLE ABOUGHE
BP 9885 Libreville. Gabon
Tel : 0024106030145
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : l’hydrocéphalie est due à un trouble de l’hydrodynamique du liquide cérébrospinal à l’origine d’une augmentation du volume imparti à ce liquide dans le cerveau et s’accompagnant d’une augmentation de la pression de celui-ci, pouvant survenir avant ou après la naissance. Il existe peu de données sur la question dans notre pays. L’objectif de cette étude était de déterminer le profil épidémiologique, thérapeutique et évolutif de cette pathologie chez les enfants de moins de 5 ans à Libreville.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude rétrospective et descriptive menée au CHU Mère- Enfant Fondation Jeanne Ebori, du 1er janvier 2019 au 31 décembre 2021. Tous les dossiers des patients de mois de 5 ans ayant été pris en charge pour hydrocéphalie durant la période d’étude avaient été inclus.
Résultats : durant la période d’étude, nous avions colligé 58 cas d’hydrocéphalie. L’âge moyen des mères était de 24,7 ans ± 5,0. Le sex-ratio était de 1,1. L’âge moyen était de 7,3 ± 10,3 mois, avec une médiane de 3,0 mois [1,0-10,0]. Les motifs de consultation étaient l’hydrocéphalie dans 48,3% des cas (n=28) et la macrocéphalie dans 31,0% des cas (n=18). Le périmètre crânien moyen était de 48,4 ± 12,4 cm, avec une médiane de 46,8 cm [40,0-55,0]. La tomodensitométrie cérébrale était réalisée dans 65,5% des cas.
L’hydrocéphalie tétraventriculaire était représenté dans 44,8% des cas. La dérivation ventriculo-peritoneale était réalisée dans 82,8% des cas. La durée moyenne d’hospitalisation était de 11,2 ± 8,2 jours, avec une médiane de 7,5 jours [6,0-15,0]. L’évolution était simple dans 74,1% des cas. Quatre (4) décès avaient été enregistrés, soit 6,9% des cas.
Conclusion : l’hydrocéphalie a une fréquence hospitalière de 1,2% chez les enfants de moins de 5 ans à Libreville. La forme la plus fréquemment rencontrée est l’hydrocéphalie tétra-ventriculaire. Sa prise en charge est essentiellement la dérivation ventriculo-péritonéale. Son évolution dans notre contexte est satisfaisant.
Mots clés : épidémiologie, prise en charge, hydrocéphalie, enfant.

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