Mbethe D, Nguyen Akendengue L, Nzalimbaninenou Mboula P, Allogho Mbouye G, Bissiriou
Izoudine, Adande Menest E, Ndang Ngou Milama S, Mougougou A.
Service d’Urologie du Centre Hospitalier Universitaire de Libreville, Gabon.
Correspondance : Dr Dimitri MBETHE
BP 40000 Libreville Gabon.
Tél : +241 66 138630 / E- mail : [email protected]
RESUME
Introduction : le cancer de la prostate est le premier cancer masculin. Les indications thérapeutiques sont bien codifiées selon le stade lors du diagnostic. A travers ce travail, nous voulions déterminer la place qu’occupe la prostatectomie radicale dans la prise en charge des patients admis pour cette affection.
Matériel et Méthodes : nous avons mené dans le service d’urologie du CHU de Libreville une étude rétrospective allant de janvier 2022 à décembre 2024. Etaient inclus les dossiers des patients admis pour cancer de la prostate de découverte récente. Les paramètres étudiés étaient l’âge, les symptômes urinaires, l’état général, le taux d’antigène spécifique de la prostate (PSA), le score de Gleason, le stade TNM à l’imagerie, l’analyse anatomopathologique de la pièce opératoire, et le suivi post-opératoire à 3, 6 et 12 mois. L’analyse des données a été faite par calcul des moyennes et des fréquences.
Résultats : au total, 83 dossiers étaient inclus, dont 44 retenus. Huit (8) patients avaient un cancer localisé, 3 (6,82%) d’entre eux ont été opérés dans le service, 3 à l’étranger sur convenance personnelle, 2 ont refusé la chirurgie et ont opté pour une radio-hormonothérapie. L’analyse des pièces opératoires concluait en des tumeurs classées toutes pT2NoMo. Les suites opératoires étaient simples chez 2 patients dont la sortie s’est effectuée à J10 post-opératoire ; Le troisième patient présenta une fistule de l’anastomose vésico-urétrale et un iléus paralytique d’évolution favorable, sa sortie s’est effectuée à J14 post-opératoire. Les contrôles post-opératoires montraient un PSA total indétectable chez 2 patients; une récidive biochimique à 6 mois pour le 3ème, qui bénéficia d’un traitement adjuvent.
Conclusion : les patients traités par prostatectomie radicale représentent un faible pourcentage des cas admis pour cancer de la prostate. Ceci est lié en grande partie au fait que le diagnostic est souvent tardif, et dans une moindre mesure, au défaut d’éducation des populations quant à la possibilité de réaliser cette chirurgie localement. Il est donc nécessaire de promouvoir le dépistage volontaire du cancer de la prostate.
Mots clés : cancer, prostate, prostatectomie radicale.