Coulibaly I1,2, Drabo A1,2, Amangoua EJV1, Konan DKA1, Fofana A1,2, Kouame B1,2, Kramo NF1,2, Gnabro GAP1,2, Dekou A1,2.
1- Service d’Urologie-Andrologie du CHU de Cocody
2- Université Félix Houphouët Boigny. Abidjan, Côte d’Ivoire.
Correspondance : Dr Issoufou COULIBALY
BP 166 Abidjan. Côte d’Ivoire.
Tél. 002250789553865
E-mail : [email protected]
RESUME
Introduction : les calculs coralliformes sont fréquents dans notre contexte et souvent sous diagnostiqués.
La prise en charge a connu de nombreux progrès dans le monde et surtout dans les hôpitaux bien équipés. Néanmoins le traitement par chirurgie conventionnelle est toujours d’actualité.
L’objectif de cette étude était de rapporter les résultats de la prise en charge des calculs coralliformes traités par chirurgie à ciel ouvert dans un hôpital publique de la Côte d’Ivoire.
Matériel et Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective portant sur 26 patients opérés de lithiases coralliformes au Centre Hospitalier et Universitaire (CHU) de Cocody sur une période de 24 mois et surveillés pendant 12 mois.
Résultats : l’âge moyen des patients était de 45,3 ans avec des extrêmes de 15 et 78 ans. Le sexe masculin représentait 20 cas (20/26). Parmi les patients, il y avait 3 cas (3/26) de diabète, et 3 avaient un antécédent de pyélolithotomie. La colique néphrétique était retrouvée dans les antécédents chez tous les patients (26/26) mais comme motif de consultation pour la prise en charge elle n’était présente que chez 10. L’uroscanner avait permis d’objectiver le calcul chez tous les patients, 9 patients (9/26) présentaient une dilatation des cavités pyélocalicielles, 3 patients (3/26) avaient un rein muet ; 11 patients avaient une insuffisance rénale.
L’Escherichia coli avait été isolé chez 5 patients. La chirurgie ouverte était réalisée chez tous les patients. Les gestes pratiqués étaient : une pyélolithotomie sinusale chez 15 patients, une néphrolithotomie chez 8 patients, une néphrectomie totale droite chez 3 patients qui avaient un rein muet. La durée d’hospitalisation moyenne était de 4,06 jours. L’on avait noté 3 cas de complications infectieuses et le taux de sans fragment résiduel était de 23/26.
Conclusion : les calculs coralliformes sont des formes complexes de calculs. L’évolution de cette pathologie peut se faire vers l’altération de la fonction rénale, d’où son traitement par chirurgie conventionnelle en milieu sous équipé.
Mots clés : calcul coralliforme, infection, pyélolithotomie, nephrolithotomie, destruction rénale.