PLACE DE LA LAPAROSCOPIE DANS LES URGENCES CHIRURGICALES ABDOMINALES : ETUDE PROSPECTIVE AU CHR DE SAINT-LOUIS A PROPOS DE 67 CAS.

Ndong A1, Diop S1, Bayo IR1, Ndiaye MT1, Sarr N1, Diallo AC1, Diao ML1, Dia DA1, Tendeng JN1, Ma Nyemb PM1, Cissé M2, Konaté I1

1-Département de Chirurgie, Centre Hospitalier Régional de Saint-Louis, Unité de formation et
de recherche en sciences de la santé (UFR2S), Université Gaston Berger (UGB), Saint-Louis, Sénégal.
2-Service de Chirurgie Générale, Faculté de médecine, de pharmacie et d’odontologie (FMPO), Université Cheikh Anta Diop (UCAD), Dakar, Sénégal.

Correspondance : Dr Abdourahmane NDONG
BP : 234 Saint-Louis, Sénégal. Tel: 00221 707833155
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : la coelioscopie est un abord mini-invasif qui présente de nombreuses indications en urgence, permettant de réduire les complications post-opératoires. L’objectif de cette étude est d’évaluer les indications et les résultats de la laparoscopie en urgence au Service de Chirurgie générale du Centre Hospitalier Régional (CHR) de Saint Louis.
Patients et Méthodes : Il s’agissait d’une étude prospective menée sur une période de 3 ans et 5 mois incluant tous les patients admis pour une urgence abdominale et opérés par coelioscopie. Les paramètres étudiés étaient épidémiologiques, diagnostiques, thérapeutiques et évolutifs.
Résultats : nous avions colligé 67 patients avec un âge moyen de 25,6 ans (extrêmes 11 et 75 ans). Le sexratio était de 1,6. Les pathologies rencontrées étaient l’appendicite (n=50 ; 74,5%), les péritonites aiguës généralisées (n=9 ; 13,5%), les plaies pénétrantes de l’abdomen (n=3 ; 6%). La coelioscopie permettait le redressement du diagnostic pré-opératoire dans 13 cas (19,4%). Le taux de conversion était de 6% (n=4) avec comme indication des adhérences fortes (n=2 ; 3%), une distension intestinale (n=1 ; 1,5%) et une rupture de CO2 (n=1 ; 1,5%). La durée moyenne d’intervention était de 72 minutes (extrêmes 20 et 130 minutes). La morbidité globale était de 9%. La durée moyenne d’hospitalisation était de 2,6 jours et la mortalité nulle.
Conclusion : la coelioscopie est d’un apport diagnostique et thérapeutique important en urgence avec des complications moindres. C’est une méthode sûre et bénéfique dont les indications doivent être élargies et consolidées dans notre contexte.
Mots clés : coeliochirurgie, urgence, abdomen, Saint-Louis.

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EVALUATION DU BON USAGE DE L’ANTIBIOPROPHYLAXIE CHIRURGICALE DANS LE SERVICE DE CHIRURGIE PEDIATRIQUE DU CHU DE BRAZZAVILLE AU CONGO.

Okiemy EK1,2, Ondima LIP3, Okiemy Niendet CP3, Akobande E3, Mieret JC3, Niengo Outsouta G4, Angouono Moke SC1

1-Pharmacie CHU de Brazzaville.
2-Laboratoire de pharmacologie Faculté des sciences de la santé Université Marien Ngouabi Brazzaville.
3-Service de Chirurgie pédiatrique CHU Brazzaville.
4-Service d’Anesthésie-Réanimation CHU Brazzaville. Congo.

Correspondance : Dr Evissi-Kouva OKIEMY
234 rue Mayama Ouenzé, Brazzaville, Congo. Tel : (00242)053548092
E.mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : l’antibioprophylaxie chirurgicale (ABPC) permet la prévention des infections de sites opératoires (ISO). Il est donc important de définir le cadre de son utilisation adéquate spécifiquement en chirurgie pédiatrique.
Matériel et Méthodes : du 1er au 31 mai 2022, nous avions évalué le bon usage de l’ABPC dans le service de Chirurgie pédiatrique du CHU de Brazzaville au Congo, en termes de conformité de l’antibioprophylaxie selon l’indication chirurgicale, de conformité de choix de l’antibiotique, de dose et du délai d’administration de l’antibiotique entre l’installation et l’incision du patient.
Résultats : nous avions recensé a posteriori, 78 fiches d’anesthésie de nourrissons et d’enfants âgés de 8 mois à 16 ans. Les interventions chirurgicales concernaient la chirurgie digestive et viscérale (50%), l’urologie (44%) et la traumatologie (6%). L’ABPC avait été réalisée pour 29 interventions soit 37,2%.
Toutes ces interventions chirurgicales étaient « propres » ou « propres contaminées ». Trois antibiotiques avaient été utilisés : la céfuroxime (55%), l’amoxicilline/acide clavulanique (31%) et la ceftriaxone (14%). Les posologies administrées étaient respectivement de 30-100 mg/kg (écart-type de 23,5 mg/kg) pour l’amoxicilline/acide clavulanique, de 20-30 mg/kg (écart-type de 8 mg/kg) pour la céfuroxime et 50-200 mg/kg (écart-type de 79,7 mg/kg) pour la ceftriaxone. Douze (12) interventions avaient bénéficié d’une antibioprophylaxie selon les recommandations du Groupe de Pathologie Infectieuse Pédiatrique (GPIP). Le délai d’administration était conforme pour 25 interventions soit 86,2%.
Conclusion : la commission pluridisciplinaire regroupant chirurgiens, anesthésistes, médecins biologistes et pharmaciens qui s’est mise en place en 2023 afin d’harmoniser les pratiques, devrait réactualiser les procédures d’ABPC et les diffuser à l’ensemble des personnels soignants et médicaux.
Mots clés : antibioprophylaxie, bon usage, chirurgie pédiatrique.

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FACTEURS PREDICTIFS DE MORBI-MORTALITE DES PERITONITES AIGUES GENERALISEES D’ORIGINE APPENDICULAIRE TRAITEES DANS UN HOPITAL PERIPHERIQUE : CAS DE L’HOPITAL GENERAL DE PORT-BOUET, ABIDJAN.

Kassi ABF, Adou KL, Yenon KS, Adjeme AJ, Kassi FMO.

Service de chirurgie digestive et viscérale, CHU Cocody, Abidjan, Côte d’Ivoire.

Correspondance : MCA Assamoi Brou Fulgence KASSI
06 BP 480 Abidjan 06 RCI
Tél: 00 (225) 59559887 E-mail : [email protected]

 

RESUME
Objectif : le but de cette étude était de déterminer les facteurs de morbidité et de mortalité des péritonites aiguës généralisées (PAG) d’origine appendiculaire.
Matériel et Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétrospective, descriptive et analytique. Les données ont été extraites des registres du service d’admission des urgences chirurgicales et des dossiers médicaux de patients âgés de plus de 15 ans opérés pour une PAG d’origine appendiculaire dans le service de chirurgie générale de janvier 2015 à décembre 2019.
Résultats : 84 patients avaient été inclus dans l’étude. Six (6) patients étaient décédés. La morbidité (n=9, 10,7%) était due majoritairement à des complications mineures dominées par les suppurations pariétales. Les facteurs de morbidité en analyse multivariée étaient un épanchement intrapéritonéal généralisé ou diffus (RR = 5,104 , 95% IC[1,783-14,611]), un épanchement intrapéritonéal stercoral (RR = 5,917 , 95% IC[3,532-9,910] ), un MPI > 26 (RR = 7,33 , 95% IC[3,699-14,539]) et un drainage de fortune (RR = 0,275 , 95% IC[0,118-0,641]) réalisé avec une sonde de Foley. Les facteurs de mortalité étaient la présence d’un état de choc (RR = 3,95, 95% IC [1,63-9,573]) , un score ASA>2 (RR = 4,154, 95% IC [1,619-10,660]) et une hypercréatininemie (RR = 4,5, 95% IC [1,899-10,682]).
Conclusion : les facteurs de morbi-mortalité des PAG d’origine appendiculaire sont un épanchement intrapéritonéal généralisé ou diffus, un épanchement intrapéritonéal stercoral, un score de Mannheim > 26 et un drainage de fortune. Les facteurs de mortalité sont la présence d’un état de choc, un score ASA>2 et une hypercréatininemie.
Mots clés : péritonite, épanchement, appendicite, morbidité, mortalité.

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IMPACT DE LA PANDEMIE A COVID-19 SUR LES ACTIVITES CHIRURGICALES DE L’INSTITUT JOLIOT CURIE DE L’HOPITAL ARISTIDE LE DANTEC DE DAKAR.

Koulibaly O1 , Thiam J1 ,Camara M2 ,Barry A1, Kasokota E1 , KA S2, Dem A2

1- Institut Joliot Curie de l’hôpital Aristide le Dantec de Dakar.
2- Université Cheikh Anta Diop de Dakar- Sénégal.

Correspondance : Dr Ousmane KOULIBALY,
BP : 11687 Dakar, Sénégal. Tel : +221 770989600.
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction: la pandémie à Covid-19 est un problème de santé publique majeur. Au Sénégal, le premier cas a été notifié le 02 mars 2020. L’objectif de cette étude était d’évaluer l’impact de la pandémie à Covid-19 sur les activités chirurgicales de l’Institut Joliot Curie de l’hôpital Aristide le Dantec de Dakar.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude rétrospective de type descriptif portant sur les activités chirurgicales de l’Institut Joliot Curie de l’hôpital Aristide le Dantec de Dakar d’une durée de 06 mois
Résultats : Nous avions colligé 176 dossiers de patients ayant bénéficié d’une chirurgie. L’âge moyen des patients était de 47,63+/- 14,36 ans avec des extrêmes de 14 et 93 ans. Le sexe féminin représentait 154 (87,5%) avec un sex-ratio H/F de 0,14. Les sites tumoraux étaient les seins (n= 88, 50%), l’ovaire (n=21, 11,9%) et les partie molles (n=19, 10,8%). Nous avions observé une baisse de 16,49% des activités chirurgicales pendant la pandémie avec 97 patients contre 79 patients pendant la pandémie. La mastectomie avec curage axillaire était le geste chirurgical réalisé chez 80 patientes (45,45%). La prise en charge des tumeurs du sein avait baissé de 30,76%. Le mois de Mai avait enregistré 21 patients (11,93%) en consultation.
Conclusion : cette étude a mis en évidence un impact négatif de la pandémie à Covid-19 sur les activités chirurgicales de l’Institut Joliot Curie de l’hôpital Aristide le Dantec de Dakar, d’où la nécessité de continuer la sensibilisation et l’information des patients.
Mots clés : impact, Covid-19, chirurgie, Institut Joliot Curie, Dakar.

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LA LITHIASE DU HAUT APPAREIL URINAIRE A N’DJAMLENA : ASPECTS EPIDEMIOLOGIQUES, CLINIQUES ET THERAPEUTIQUES.

Mahamat AM1, Vadandi V3, Ngaringuem O2, Mahamat N2 , Saleh Nedjim1 ,Mingué M1, Nisso O1, Rimtebaye K1

1-Université de N’Djaména et Centre Hospitalo-Universitaire de Référence Nationale
2-Université de N’Djaména et le Centre Hospitalo-Universitaire de la Mère et de l’Enfant
3-Université Adam Barka et le Centre Hospitalo-Universitaire d’Abéché

Correspondance : Dr Mahamat Ali MAHAMAT
BP: 130 Ndjamena, Tchad. Tel. 00235 66236614
E-mail: [email protected],

 

RESUME
Introduction : la lithiase du haut appareil urinaire (HAU) constitue un problème de santé publique. Son étiologie est mal définie et elle entraine un retentissement mécanique et/ou infectieux sur le rein. L’objectif de cette étude était de rapporter les aspects épidémiologiques cliniques et thérapeutiques de la lithiase du haut appareil urinaire au CHU- RN et au CHU- ME à N’Djamena.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude transversale multicentrique réalisée aux CHU de Référence Nationale et de la Mère et Enfant de N’Djaména pendant une période de 5 ans et 8 mois allant de janvier 2015 à septembre 2020. Les paramètres étudiés étaient épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs. Nous avions fait des calculs de fréquence et de moyenne.
Résultats : durant la période d’étude, 84 patients avaient été reçus, opérés et suivis pour lithiase du haut appareil urinaire soit une fréquence globale de 1,4%. L’âge moyen était de 33,3 ans et l’âge médian était de 18,6 ans. La tranche d’âge de 21-30 ans représentait 27,4% (n=23). Le sex ratio était de 1,4. Les patients résidaient en zone urbaine dans 84,5 % des cas (n=71), et en zone rurale dans15,5% des cas (n=13) avec un niveau socioéconomique bas. Le motif de consultation était la douleur dans 81,0% des cas. Le diagnostic avait été posé dans 86,9% des cas (n=73) par la radiographie de l’arbre urinaire sans préparation. La néphrolithotomie était le traitement chirurgical réalisée dans 31,0% des cas (n=26). La durée moyenne d’hospitalisation était de 13 jours.
Conclusion : la LHAU est une pathologie fréquente, de prédominance masculine. L’imagerie est capitale pour le diagnostic. Dans nos régions, la prise en charge reste la chirurgie à ciel ouvert. Il est important d’avoir recours à la chirurgie mini invasive pour éviter les complications.
Mots clés : lithiase, haut appareil urinaire, chirurgie, urologie, N’Djamena.

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MANAGEMENT OF PENETRATING ABDOMINAL TRAUMA BY FIREARMS IN TWO CONFLICT REGIONS IN CAMEROON.

Savom EP1,21 , Ekani Boukar Mahamat Y3 , Nkumbe EA2 , Mbele R II2, Dikongue Dikongue F4, Atangana CP2 , Biwole Biwole D2,5, Bang GA2,6, Essomba A2,6

1-Yaoundé General Hospital (Cameroon)
2-Faculty of Medicine and Biomedical Sciences, University of Yaoundé I (Cameroon)
3-Faculty of Health Sciences, University of Buea (Cameroon)
4-Faculty of Medicine and Biomedical Sciences, University of Dschang (Cameroon)
5-Yaoundé Central Hospital (Cameroon)
6-Yaoundé Teaching Hospital (Cameroon).

Correspondance : Dr Erick Patrick SAVOM
BP: 5408 Yaoundé / Cameroon. Tel: 00237 690583476.
E-mail: [email protected].

 

SUMMARY
Introduction: for several years, the two English-speaking regions of Cameroon have been plagued by a security crisis with the consequence of an increase in gunshot related-trauma. The aim of this study was to assess the management of AGSW in two resource-limited and conflict-affected regions of Cameroon.
Material and Methods: we conducted a descriptive cross-sectional study with retrospective collection of data from January 2017 to December 2021, in three hospitals located in two regions (South West and North West Regions) affected by armed conflict in Cameroon. Patients’ demographic, clinical presentation, surgical findings and 30-days postoperative outcomes data were collected.
Results: we reviewed 69 files. The male to female ratio was of 4.75 and the average age was 31 years. The cause of injuries was bullet shells in 67 cases (97.1%). The transport was medicalised in 17.4% of cases. Two (2) patients had posterior abdominal wall wounds. Peritoneal irritation was noted in 43 patients (63.3%) and hemodynamic instability in 32 patients (46.4%). Eleven (11) patients (15.9%) had evisceration. Twentyfour (24) patients (34.8%) had associated extra-abdominal injuries, with the thorax (11.6%). Sixty-six (66) patients (95.6%) were operated on in emergency and 3 patients (4.3%) were selected for NOM. Morbidity and mortality rates were 37.9 and 4.3% respectively.
Conclusion: AGSW is an alarming concern in the two conflict regions of our country. The resulting lesions are generally serious, requiring immediate surgery in the vast majority of cases, with good outcomes.
However, non-operative treatment remains a safe and effective option in well-selected cases.
Key words: abdominal gunshot wound, emergency laparotomy, non-operative management, morbidity, mortality, Cameroon.

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MIGRATION ANALE D’UNE VALVE DE DERIVATION VENTRICULOPERITONEALE : A PROPOS D’UN CAS AU CENTRE HOSPITALIER UNIVERSITAIRE D’OWENDO ET REVUE DE LA LITTERATURE.

Akerey Diop D, Koumba E, Goita I, Biteghe A, Mouele Nguele L, Mwanyombet Ompounga L.

Service de Neurochirurgie du Centre Hospitalier Universitaire d’Owendo (CHUO).
Correspondance : Dr Daisy AKEREY DIOP
BP. 10032 Libreville, Gabon. Tél: +241 624720 33
E-mail: [email protected]

 

RESUME
Introduction : la dérivation ventriculo-péritonéale représente le traitement principal des hydrocéphalies. Ses complications sont nombreuses. La migration anale de la valve est une complication exceptionnelle. Le cathéter est alors retiré en urgence puis remplacé par une autre valve. L’objectif de ce travail était d’alerter les médecins et les neurochirurgiens sur l’importance de la précocité du diagnostic et de la prise en charge de cette complication afin de prévenir les conséquences infectieuses.
Observation : Il s’agissait d’un enfant de 9 mois à l’antécédent chirurgical de dérivation ventriculopéritonéale indiquée devant une hydrocéphalie dont l’étiologie n’avait pas été précisée. Cet enfant avait présenté une extériorisation anale de son cathéter péritonéal motivant une prise en charge chirurgicale en urgence.
Conclusion : les dérivations ventriculo-péritonéales peuvent être sujettes à de nombreuses complications. Il est alors nécessaire qu’un suivi régulier en post-opératoire soit réalisé afin de diagnostiquer et de prendre en charge les différentes complications.
Mots clés : dérivation ventriculo-péritonéale, migration anale, CHUO.

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RUPTURE DU FORNIX REVELANT UN CANCER DE PROSTATE METASTATIQUE : MODE DE REVELATION INHABITUEL.

Mahamat AM1, Vadandi V2, Adoumadji K3, Mingué M1, Nisso O1, Rimtebaye K1

1- Université de N’Djamena et CHU la Référence National de N’Djamena
2- Université Adam Barka et Hôpital Régional d’Abéché
3-Université de N’Djamena et CHU la Renaissance Nationale de N’Djamena. Tchad.

Correspondance : Dr Mahamat Ali MAHAMAT
BP : 130, Tchad. Tel : (00235) 66236614
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : la rupture du fornix est une complication urologique rare, le plus fréquemment en lien avec une obstruction aiguë des voies urinaires. Elle est due principalement à un calcul obstructif responsable d’une dilatation, mais révélant exceptionnellement un cancer de la prostate métastatique. Nous en rapportons un cas observé au CHU de Référence Nationale de Ndjamena.
Observation : il s’agissait d’un patient de 71 ans hypertendu connu sous traitement, reçu au service des urgences pour douleur abdominale diffuse avec insuffisance rénale aiguë. A l’examen, le patient était confus, apyrétique, avec douleurs abdominales diffuses, intenses aux cadrans droits. Le toucher rectal retrouvait une prostate pierreuse. Le bilan biologique retrouvait une créatinine plasmatique à 399 umol/L avec une kaliémie à 3,9 mmol/L. Le scanner abdomino-pelvien sans injection mettait en évidence une dilatation pyélocalicielle droite et une dilatation urétérale gauche sur processus prostatique envahissant la vessie et une rupture des cavités pyélo-calicielles avec épanchement rétropéritonéal. Le patient avait bénéficié d’une néphrostomie percutanée bilatérale. L’évolution clinico-biologique était favorable. Le bilan d’extension était en faveur de métastases viscérales et osseuses.
Conclusion : la rupture du fornix est une complication urologique rare des lithiases. Elle est rarement due à une cause maligne telle que le cancer de la prostate. Sa principale symptomatologie est la douleur lombaire. Le diagnostic est radiologique. Une dérivation urinaire peut être nécessaire pour éviter des complications.
Mots clés : rupture, voie urinaire supérieure, Fornix, cancer, prostate.

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LES ACCIDENTS DE LA VOIE PUBLIQUE IMPLIQUANT LES ENGINS A DEUX ROUES MOTORISES AU CHU-RN DE N’DJAMENA.

Andjeffa V1, Adendjingué DM1, Dingamadjé M2, Siniki F2, Emery N4, Nassou HC2,Binoun AEC1, Rimtebaye K1, Assane K1, Sané AD3.

1-Centre Hospitalier Universitaire de Référence Nationale de N’Djamena/Tchad.
2-Centre Hospitalier Universitaire la Renaissance, N’Djamena.
3-Centre Hospitalier Universitaire de Dallaldjam de Dakar /Sénégal.
4-Hôpital Militaire d’Instruction de N’Djamena/Tchad.

Correspondance : Dr Valentin ANDJEFFA
BP : 130 N’Djamena, Tchad.
Tel : (+235) 66238706 / 99967918
E-mail : [email protected]

 

RESUME
Introduction : les accidents de la voie publique (AVP) dus aux engins à deux roues motorisées constituent un véritable fléau dans les pays en développement en raison de leur fréquence croissante. L’objectif de l’étude était de décrire les aspects épidémiologiques, cliniques, thérapeutiques et évolutifs de ces accidents à N’Djamena.
Patients et Méthodes : il s’agissait d’une étude prospective transversale portant sur tous les patients admis au CHU-RN d’octobre 2020 à septembre 2021 pour un accident de la voie publique du à un engin à deux roues motorisées.
Résultats : nous avions recensé 106 cas. La fréquence hospitalière était de 19,9%. La moyenne d’âge était de 36 ans, (extrêmes 16 et 72 ans) avec 67,9% d’hommes (n=72). Les élèves et étudiants représentaient respectivement 48,1 et 21,7% des cas. Le type d’accident moto-moto représentait 29,2% et 15,1% (n=16) des patients portaient un casque. Les fractures étaient retrouvées chez 41% de patients (n=43) avec 27,3% de fractures fermée (n=29) et 13, 2% de fractures ouvertes (n=14). La jambe était le siège des lésions dans 21,7% des cas suivi de la cuisse avec 18% (n=19). Le traumatisme crânien était observé dans 3,8% (n=4). Tous les patients avaient bénéficié d’un traitement médical. Le traitement chirurgical concernait 75,4% des patients (n=80), et le traitement orthopédique 12,5%. L’ostéosynthèse était pratiquée dans 45% des cas (n=36). L’évolution était favorable dans 94,3% des cas (n=100).
Conclusion : les AVP demeurent un problème de santé publique. Le port de casque ainsi que l’observation des mesures de sécurité routière constituent les leviers sur lesquels il faut s’appuyer pour réduire leur fréquence.
Mots clés : accident, voie publique, traumatisme, engin à deux roues, N’Djamena.

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LES SECTIONS DES TENDONS DE LA MAIN AU SERVICE D’ORTHOPEDIE-TRAUMATOLOGIE DU CHU-RN DE N’DJAMENA.

Andjeffa V1, Adendjingué DM1, Dingamnodji M, Siniki F2, Emery N3, Mahamat SM1, Binoun AEC1, Rimtebaye K1, Touré A1.

1-Centre hospitalier universitaire de référence nationale de N’Djamena/Tchad
2-Centre hospitalier universitaire la Renaissance
3-Hôpital militaire d’instruction de N’Djamena/Tchad.

Correspondance : Dr Valentin ANDJEFFA
BP : 130 N’Djamena/Tchad.
Tel : (+235)66238706/99967918
E-mail: [email protected]

 

RESUME
Introduction : les sections des tendons de la main sont des lésions traumatiques graves souvent négligées voire ignorées par les services d’urgences car ne menaçant pas le pronostic vital. Elles peuvent laisser des séquelles handicapantes. Ce sont des lésions pluritissulaires pouvant intéresser les nerfs, les vaisseaux et le squelette.
L’objectif de cette étude était de contribuer à l’amélioration de la prise en charge des sections tendineuses de la main au CHU-RN.
Matériel et Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétro-prospective et descriptive sur une période de 4 ans, du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2018. Elle concernait les patients victimes de sections des tendons de la main, pris en charge au CHU-RN.
Résultats : 55 dossiers de patients étaient retenus. L’âge moyen des patients était de 28,46 ans avec des extrêmes de 14 et 59 ans. Les sujets jeunes représentaient 49,1%. Il y avait 44 hommes (80%) pour 11 femmes (20%) avec sex ratio de 4. Les rixes constituaient les circonstances de survenue dans 74,5% (n=41) cas. Les tendons fléchisseurs étaient atteints dans 65,45% des cas. La réparation tendineuse était effectuée chez 47 patients, les 8 autres ayant d refusé l’acte opératoire. Les résultats étaient jugés satisfaisants dans 34% de cas (n=16).
Conclusion : les sections des tendons de la main sont fréquentes et souvent handicapantes. La prédominance des lésions par arme blanche lors des rixes donne un cachet particulier à cette pathologie. La réparation chirurgicale doit être faite en urgence pour espérer de bons résultats fonctionnels.
Mots clés : section, tendon, main, Tchad.

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