Diallo KF1,2, Dyatta Mayombo KC1,2, Nguélé Ndjota1,2, Mouima J2, Ondo JD2, Mbana Boukoulou FCA2, Tchoba S2, Ondo N’dong F1,2.
1- Département de chirurgie et spécialités chirurgicales, Université des Sciences de la Santé de
Libreville.
2- Service de chirurgie digestive, Centre Hospitalier Universitaire de Libreville.
Correspondance : Pr Ag. Kadidiatou Folly DIALLO
BP 306 Libreville. Gabon
Tel : +241 6616 6069.
E.mail : [email protected].
RESUME
Introduction : le plastron appendiculaire complique 2 à 6% des appendicites aiguës. L’absence de données locales et la recrudescence apparente de cette affection a motivé la réalisation de ce travail dont objectif était d’en étudier les aspects épidémiologiques, diagnostiques et thérapeutiques.
Matériel et Méthodes : cette étude descriptive, rétrospective avait été menée sur 5 ans dans le service de chirurgie viscérale du centre hospitalier universitaire de Libreville. Elle incluait tous les patients, opérés ou non, porteurs d’un plastron appendiculaire.
Résultats : 26 patients étaient colligés. Le plastron appendiculaire compliquait 14,8% des appendicites. L’âge moyen des patients était de 31,1 ans. Il y avait 17 hommes, avec sex-ratio de 1,9. Les patients consultaient en moyenne 6,9 jours après le début des symptômes. L’échographie abdominale confirmait le diagnostic chez 25 patients. Deux (2) patients étaient opérés en urgence et une antibiothérapie était instaurée en première intention chez 23 patients. La durée médiane du séjour hospitalier était de 6,6 jours. Pour ces patients une appendicectomie « à froid » était réalisée, en moyenne, après 12 semaines, par laparotomie avec des suites simples.
Conclusion : cette étude préliminaire dévoile une affection du sujet masculin jeune, de diagnostic aisé dont la prise en charge reste a améliorer. Dans un contexte conjoncturel, après un traitement médical efficace, l’appendicectomie différée nous semble indispensable pour prévenir les récidives.
Mots clefs : plastron, appendicite, traitement, Libreville.