Andjeffa V1, Adendjingué DM1, Dingamnodji M, Siniki F2, Emery N3, Mahamat SM1, Binoun AEC1, Rimtebaye K1, Touré A1.
1-Centre hospitalier universitaire de référence nationale de N’Djamena/Tchad
2-Centre hospitalier universitaire la Renaissance
3-Hôpital militaire d’instruction de N’Djamena/Tchad.
Correspondance : Dr Valentin ANDJEFFA
BP : 130 N’Djamena/Tchad.
Tel : (+235)66238706/99967918
E-mail: [email protected]
RESUME
Introduction : les sections des tendons de la main sont des lésions traumatiques graves souvent négligées voire ignorées par les services d’urgences car ne menaçant pas le pronostic vital. Elles peuvent laisser des séquelles handicapantes. Ce sont des lésions pluritissulaires pouvant intéresser les nerfs, les vaisseaux et le squelette.
L’objectif de cette étude était de contribuer à l’amélioration de la prise en charge des sections tendineuses de la main au CHU-RN.
Matériel et Méthodes : Il s’agissait d’une étude rétro-prospective et descriptive sur une période de 4 ans, du 1er janvier 2014 au 31 décembre 2018. Elle concernait les patients victimes de sections des tendons de la main, pris en charge au CHU-RN.
Résultats : 55 dossiers de patients étaient retenus. L’âge moyen des patients était de 28,46 ans avec des extrêmes de 14 et 59 ans. Les sujets jeunes représentaient 49,1%. Il y avait 44 hommes (80%) pour 11 femmes (20%) avec sex ratio de 4. Les rixes constituaient les circonstances de survenue dans 74,5% (n=41) cas. Les tendons fléchisseurs étaient atteints dans 65,45% des cas. La réparation tendineuse était effectuée chez 47 patients, les 8 autres ayant d refusé l’acte opératoire. Les résultats étaient jugés satisfaisants dans 34% de cas (n=16).
Conclusion : les sections des tendons de la main sont fréquentes et souvent handicapantes. La prédominance des lésions par arme blanche lors des rixes donne un cachet particulier à cette pathologie. La réparation chirurgicale doit être faite en urgence pour espérer de bons résultats fonctionnels.
Mots clés : section, tendon, main, Tchad.