Ngboko Mirotiga PA1, Ignaleamoko N E épouse Gambo4, Tapande Yakossa EE3 épouse Maka, Diberbekoi Nouganga E2, Oumarou Y4, Ndakala S1, Doui Doumgba A1, Nghario L2
1- Service de Chirurgie générale. CHU de l’Amitié Sino Centrafricaine de Bangui.
2- Service de Chirurgie générale, CHU Maman Elisabeth Domitien de Bimbo, République Centrafricaine
3- Servie d’Anatomie Pathologique, Laboratoire National de Biologie Clinique et de Santé Publique. Bangui (RCA).
4- Service d’hepato-gastroenterologie. CHU de l’Amitié Sino Centrafricaine de Bangui
Correspondance : Dr Pétula Anicette NGBOKO MIROTIGA
BP : 2166 Bangui, RCA.
Tél : +236 75741822. E-mail : [email protected]
RESUME
Introduction : le carcinome épidermoïde est le type histologique le plus fréquent (95%) des cancers de l’anus. l’objectif de cette étude était d’en décrire les aspects épidémiologiques, cliniques et thérapeutiques.
Matériel et Méthodes : il s’agissait d’une étude rétrospective d’une durée de 10 ans concernant les dossiers médicaux des patients suivis dans le service de chirurgie générale de CHU de l’amitié sinocentrafricaine de Bangui pour un carcinome épidermoïde de l’anus histologiquement prouvé.
Résultats : pendant la période d’étude, nous avions enregistrée 7 cas. La fréquence était de 6,67% par rapport aux cancers colorectaux et anaux. L’âge moyen était de 42,71+/ – 6,75 ans .Le sexe féminin représentait 5cas/7, avec un sex ratio de 2,5.Tous les patients étaient des célibataires avec des enfants. Le multipartenariat sexuel était noté chez tous les patients, 6 patients/7 consommaient de l’alcool et fumaient, 5/7 étaient immunodéprimés par le VIH. Le délai moyen de consultation après le début de la symptomatologie était de 13 mois. L’anuscopie était pratiquée chez tous les patients et avait mis en évidence des lésions ulcero -bourgeantes nécrotiques et hémorragiques dans 3 cas, des ulcérations du canal anal saignant au contact dans 2 cas , et des condylomes en voie d’ulcération dans 2 cas. L’examen anatomopathologique fait sur les biopsies avait confirmé le carcinome épidermoïde de l’anus dans tous les cas. Deux (2) patients avaient déjà des métastases. Seulement 2 patients avaient bénéficié d’une chimiothérapie. La radiothérapie n’était pas disponible. L’amputation abdominopéritonéale était pratiquée chez 2 patients et la colostomie de dérivation chez 3 patients.
Conclusion : un examen de la marge et du canal anal doit être proposé à tous les patients à risque au cours de leur consultation ou du suivi programmé.
Mots clés : carcinome épidermoïde, anus, épidémiologe, clinique, traitement.