Mpira YM1, Dyatta Mayombo K1, Nyamatsiengui H2,3, Ignanga koumba ND 1, Nguema Asseko B, Orendo Sossa j1, Owono-Mbouengou JP2,3
1- Service de chirurgie viscérale. Centre Hospitalier Universitaire de Libreville.
2- Département de chirurgie. Faculté de médecine.
3- Service de chirurgie viscérale. Hôpital d’Instruction des Armées Omar Bongo Ondimba
Correspondance : Dr Yves Marien MPIRA.
BP: 2127 Libreville Gabon
Tel: 241 07 62 24 72/ 02 21 66 12
E-mail : [email protected]
RESUME
Introduction : Le traumatisme de la rate occupe la première place des dégâts intra abdominaux lors des traumatismes de l’abdomen. En milieu tropical, l’asplénie expose à une sensibilité plus grande au paludisme. De même, les accidents post splénectomies et les accidents thromboemboliques sont des réalités établies. Devant un traumatisme splénique, la splénectomie totale était la principale indication. De nos jours avec l’évolution de la médecine en générale et de la chirurgie et la radiologie en particulier, le traitement non opératoire s’est peu à peu imposé en occident. L’objectif de notre travail état d’évaluer la faisabilité d’un traitement non opératoire des traumatismes spléniques à Libreville compte tenu de l’amélioration du plateau technique actuel.
Patients et Méthodes : Nous avons réalisé une étude prospective à l’hôpital d’instruction des armées Omar Bongo Ondimba et au Centre Hospitalier universitaire de Libreville du 1er janvier 2012 au 31 décembre 2017 soit 5 ans. Elle concernait tous les patients admis pour traumatisme fermé de l’abdomen avec lésion splénique documentée.
Résultats : Au total 10 patients étaient colligés durant la période d’étude, avec une prédominance masculine (7 cas).
L’âge moyen était de 25,5 ans avec des extrêmes de 16 et 42 ans.
Les accidents de la voie publique représentaient 5 cas suivis des accidents domestiques à type de chute d’une hauteur élevée (4 cas) et un seul cas de rixe était enregistré.
La classification de Scharkord était utilisée. Les stades II et III étaient retrouvés dans 5 et 3 cas respectivement. Les stades I et IV représentaient 1 cas chacun.
Une splénectomie d’hémostase était réalisée à J1 chez un patient classé stade IV.
Conclusion : Au vu des résultats encourageant, le traitement non opératoire des lésions spléniques est une attitude qui peut être adoptée dans nos structures hospitalières qui disposent actuellement d’un plateau technique amélioré. Une étude à plus grande échelle serai envisagée de même l’ajout de technique de radiographie interventionnelle dans le futur.
Mots clés : traumatisme, rate, traitement, non opératoire.